Le Bilan Carbone de notre action après 363 jours et 35980 kms parcourus (en kg éq C) : |
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Nous avons (malheureusement) survolé l'Angola pour arriver en Namibie. Nous atterrissons à 40 km de la Capitale pour un plongeon dans un nouvel univers. Par la route, la transition n'est jamais si brutale....
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Ecrit le Vendredi 15 février 2008, 21h15, Backpacker Unite, Windhoek, Namibie Jeudi 14 février 2008 (WINDHOEK, NAMIBIE) : L'avion se serait-il trompé et nous aurait-il largué sur un autre continent ?!! Nous avons l'impression d'être en Angleterre, en Australie ou aux USA (même si nous n'avons jamais été dans ces 2 derniers !). Et pourtant non ! Nous sommes bien encore en Afrique, en Namibie. C'est l'Afrique australe, l'Afrique anglophone et c'est vraiment dépaysant !
Nous avons senti que quelque chose clochait dès notre sortie de l'aéroport basé à plus de 40 kms du centre de la capitale. Le minibus est flambant neuf, climatisé, tout propre à l'intérieur et nous ne somme que 4 passagers. Rien à voir avec les minibus défoncés et surchargés de Pointe-Noire. Et puis sur la route, hormis le fait que l'on roule à gauche, le goudron est bien lisse. Il y a des panneaux de signalisation. Le paysage est aride, il y a peu d'arbres, des montagnes et des grands espaces où l'on peut voir loin. Le ciel est bleu et chargé de nuages blancs qui contrastent avec l'ocre du sol. Au loin, un orage se prépare. Comme d'hab. il pleut toujours le jour où on arrive. Nous suivons la saison des pluies. Le trajet depuis l'aéroport nous permet de « sympathiser » avec un jeune sud-africain qui connaît bien le pays. C'est l'occasion pour nous de balbutier nos premières conversations en anglais (surtout Fab). Il nous apprend que la Namibie est devenue très chère en moins de 10 ans et que ces 2 dernières années, les prix ont carrément doublés. Il nous dit qu'ici ce n'est pas vraiment l'Afrique et l'on s'en rend compte dès notre arrivée à Windhoek. Une circulation fluide, des feux de signalisation, du goudron de partout, des trottoirs, des immeubles, des grands magasins, des voitures en bon état, tout est propre. Pas de vendeurs ambulants, pas d'épiceries de Ouest Af., pas de marchés, pas de taxis multicolores, pas de bouiboui dans la rue et les quelques piétons sont habillés à l'occidental. On trouve une auberge de voyageur (backpacker), sans doute la moins chère de la ville. On paye 7€ chacun en dortoir, c'est propre et il y a tout le confort même une petite piscine. Et ici comme ce n'est pas vraiment l'Afrique, on ne peut pas négocier les prix. On a le temps d'aller faire un tour au centre ville en fin d'aprem., de prendre pas mal de renseignements à l'office du tourisme et de faire les courses dans un supermarché. On y trouve de tout sauf du vrai pain, du vrai fromage et de la vraie charcuterie. Et oui, on est en Angleterre ici, il n'y a que du pain de mie, du gouda ou du bacon. On passe la soirée autour d'une bouteille de vin rouge d'Afrique du Sud avant de cuisiner notre repas du soir, des pâtes à la bolognaises. On voulait faire pâte à la carbo mais pas de crème ni de lardons ! A 22h nous sommes couchés. Vendredi 15 février 2008 (WINDHOEK) : Après 10h de sommeil, nous partons de nouveau à la découverte de Windhoek. Au programme de la journée, ballade dans la ville, et surtout contacter Erwan et Nadège et envoyer des nouvelles en France. Nous cherchons un cyber pour donner de nos nouvelles, sans succès. Il n'y a rien dans le quartier . Par chance le chemin nous a mené devant les locaux de la DRFN (Desert Research Foundation of Namibia), une ONG qui travaille sur un programme de recherche lié aux EnR et tout de suite après, nous tombons sur Henry, un gars sympa qui nous emmène à bord de son combi en ville au cyber le moins cher. Ca coûte 10$N (1€) la demi-heure, plus du double de ce que l'on payait au Congo. Les cyber sont rares et chers en ville. Quel paradoxe ! Cette ville semble très développée, et pourtant, les communications avec l'extérieur semblent plus difficiles qu'au Congo. La journée passe assez vite. Nous arrivons à contacter tout le monde. La balade en ville est un peu fatigante car les rues montent et descendent et il fait très chaud. Nous visitons un musée et profitons d'un très beau parc au centre ville. Au final, le tour du centre ville se fait assez rapidement. La ville est petite. Nous avons perdu tous nos repères. Ca ressemble trop à une ville occidentale et en plus il faut regarder du mauvais côté de la route avant de traverser. Fait étonnant, en plus d'avoir des noms de rues affichés, il semblerait que chaque quartier ait son thème. Nous sommes dans le quartier des compositeurs, Mozartstreet, Beethovenstreet, Backstreet, .. Il y a le quartier des "libérateurs-dictateurs", Fidel Castro, Robert Mugabe, Kabila,.
Les quartiers sont vraiment calmes, la plupart des maisons sont cachées derrière de hauts murs surmontés de fils électrifiées et protégées par d'impressionnants systèmes de sécurité. Après une bonne balade, nous avons pris les couleurs des touristes.
On rentre au backpacker vers 15h pour préparer notre itinéraire touristique.
Nadège et Erwan arrivent demain . Nous partirons sans doute dès dimanche. Ecrit le Lundi 18 février 2008, 23h19, Desert Sky Lodge, Swakopmund Samedi 16 février 2008 (WINDHOEK) : Le backpacker est a 15 ou 20 minutes de marche à pied du centre ville. Nous descendons à pied faire quelques courses en ville préparer une salade de pomme de terre pour l'arrivée d'Erwan et Nadège vers 13h. Ils arrivent avec la voiture de location. On se met autour de la table, on discute un peu puis nous partons en ville espérant réserver les nuits dans les parcs naturels entre autre. Nous sommes samedi aprem, il est quasi 16h, tout est fermé et il n'y a pratiquement plus personne dans la rue. On termine la journée dans la cuisine de l'auberge. Demain c'est dimanche, nous partons en direction du Spitzkoppe. Ecrit le Mardi 19 février 2008, 23h07, Desert Sky Lodge, Swakopmund Dimanche 17 février 2008 (WINDHOEK - SPITZKOPPE) : Nous voilà parti pour 15 jours de tourisme.
Nous sortons de la ville et découvrons les paysages Namibiens. C'est vaste, on voit très loin, c'est aride et les traces de civilisation sont très peu nombreuses. La route est très droite et goudronnée. Tout autour de nous c'est le désert. Quelle « sensation » étrange de retrouver ces étendues désertiques qui nous rappellent le Sud Maroc et la Mauritanie. Quel contraste avec les forêts denses d'Afrique centrale. Nous quittons le goudron au bout de quelques heures et la Toyota Yaris s'engage sur une large piste de graviers. Nous traversons ce qui semble être des villages. Les maisons très éparpillées sont faites en matériaux de récup. et souvent de vielles épaves de voiture ou de caravanes traînent dans les environ. On a l'impression d'être au bout du monde dans un village abandonné pourtant des gens vivent ici. En arrière plan, nous voyons se dessiner les montagnes du Spitzkoppe. Nous prenons la direction du site pour y passer la nuit. L'endroit est très beau. Les formations rocheuses semblent sortir de nul part dans cette étendue plate. Le site est géré par les locaux. Après avoir payé les droits d'entrée et la nuitée sur le site, nous cherchons l'endroit où l'on va poser le camp. Il y a déjà quelques touristes mais l'endroit est très vaste. Sur les 10 « campements » prévus sur le site, nous choisissons l'emplacement n°1, sans doute le mieux ! Après un petit pique nique pris sur la table en cailloux du site, nous nous préparons à aller marcher un peu. A peine quelques pas de fait, que nous apercevons au loin un brouillard approcher vite. C'est étrange ! On se dit que c'est peut-être un nuage de chaleur . ou de pluie. Et effectivement, c'est une grosse pluie qui nous tombe dessus quelques minutes plus tard.
A peine 3 minutes dehors pour trouver refuge dans la voiture que nous sommes tous trempés. Nous attendons que l'averse passe. Nous aurons un beau coucher du soleil ce soir ! Nous avions laissé le toit ouvrant de la tente ouvert, le tente a pris l'eau, il faut éponger et faire sécher nos affaires avant de pouvoir aller se balader. Ecrit le Mercredi 20 février 2008, 23h34, Tente Henties Bay Dimanche 17 février 2008 (suite) : C'est la tente que nous a loué le gérant du packpacker de Windhoek. Ca nous coûte beaucoup moins cher que si on l'avait prise chez un loueur habituel et elle est énorme. On peut se mettre debout à l'intérieur et pas besoin de sardines, elle est si lourde qu'elle ne risque pas de s'envoler. Le mauvais point, c'est qu'elle prend une place considérable dans le coffre de la petite Yaris. La tente épongée et les sacs de couchage séchés, nous allons grimper sur un des immenses rochers voisin pour prendre la vue. L'ambiance donnée par les couleurs de l'après pluie rende le site somptueux. Nous ouvrons grands les yeux sur les paysages en attendant que le soleil se couche. Nadège et Erwan se sont renseignés sur l'ascension du Spitzkoppe. Le guide réclamerait 40€/personne ce qui hors de prix. Nous tenterons une petite grimpette du plus petit mont demain matin tôt. Lundi 18 février 2008 (SPITZKOPPE - SWAKOPMUND) : Le matin nous tentons de gravir la montagne juste en face de notre campement. Il n'y a pas de sentier et nous grimpons à travers les gros rochers avec l'idée de prendre un peu d'altitude. La montagne ressemble à un empilement d'énorme galets blancs glissants mélangés à de gros cailloux rouge et rugueux. La progression est difficile, il a plu ce matin et la pente est raide et le sac à photo de Nat porté en bandoulière n'aide pas. Nous « escaladons » une bonne petite moitié de la montagne et profitons de la vue avant de redescendre. Ecrit le Jeudi 21 février 2008, env. 09h20, Voiture Henties Bay - Uis Lundi 18 février 2008 (suite) : L'horizon est plat et aride. On distingue quelques pistes qui traversent l'étendue uniforme. Tout est calme. Même le village voisin, fait de tôle ou de murs en dur colorés, habité par 800 personnes ne présente pas signe de vie. L'horizon est juste coupé d'énorme formation rocheuses qui sortent de terre. Au loin on peut soupçonner la plage et l'océan. Il doit être environ 10h quand nous revenons au camp. Il commence vraiment à faire très chaud. Nous décidons de lever le camp aujourd'hui pour Swakopmund, la deuxième ville du pays située sur la côte et qui est dite touristique. Le site du Spitzkoppe est très sympathique et nous en avons déjà bien profité. Nous reprenons la voiture et arrivons en ville en fin d'aprem' où la vie semble être à l'arrêt. Même en ville, on se demande où sont les gens ! Nous trouvons rapidement notre logement. Le packpacker est accueillant. Il y a cuisine et barbecue à disposition et bières en libre service (mais pas gratuite ! ce qui est piège car on se sert dans le frigo comme à la mais' avant d'avoir l'addition). Nous sommes vraiment dans le système anglais . A la réception il est possible de réserver une des nombreuses activités proposées tel que le sandboarding (descente de dunes de sable en planche), croisière à la rencontre des dauphins, vol en ballon au dessus des dunes, saut en parachute, quad, . On se dépêche de faire quelques courses avant la fin de journée. Les supermarchés ferment tôt vers 18h30 et les rues sont vraiment désertes et glauques après la tombée de la nuit. Pendant que Erwan et Nadège sont au cyber, nous en profitons pour faire un petit tour à pied dans la ville. Tout est fermé. La lumière de fin de journée tombant sur les maisons ou magasins colorés donne un caractère sympathique à la ville même s'il n'y a personne dans les rues. Même les voitures sont absentes laissant les grandes avenues vides.
La Namibie est environ 1,5 fois plus grande que la France et ne compte que 2 millions de personnes. Mardi 19 février 2008 (SWAKOPMUND) : Journée à Swakopmund. Nadège et Erwan sont parti faire du sandbaording, de la descente de dunes couché sur une luge, et nous, nous partons à pied à la découverte de la ville. C'est plus animé ce matin et la ville est plutôt agréable. Nous trouvons enfin des cartouches de gaz, réservons les nuits dans le parc de Etosha, prenons quelques nouvelles sur l'état des routes et faisons quelques achats. L'endroit est touristique. Ca nous change vraiment de l'Afrique de l'ouest ou centrale. Il y a des offices de tourisme, des magasins de souvenirs, des cartes postales, des tours opérators, . Nous partons, carte de la ville en main, et décidons de faire le tour des points jaunes (les choses à voir). Nous commençons par la « périphérie », les rues sont larges et vides, les maisons toujours très barricadées, très carrées et très colorées ce qui a le mérite d'égayer un peu ces rues sans présence humaine. Les quelques personnes que l'on peut voir sont quelques travailleurs jardiniers noirs. Il semblerait que les Namibiens passent du temps à entretenir leur jardin (jolis massifs fleuris, pelouse, objet décoratif, .) mais qu'ils n'en profitent pas car les extérieurs et les terrasses sont toujours vides.
Puis, après 1h30 de marche à pied, nous arrivons à la gare classée monument historique. Encore une fois c'est une surprise qui nous attend. La gare est posée au milieu d'une étendue sableuse, elle est minuscule et sans vie également. Sans doute ce qui fait son intérêt ( ?!!!). Vers 12h30 et avant de rentrer au backpacker pour travailler un peu (il faut faire une mise à jour et faire la newsletter du Congo), nous passons au supermarché pour acheter quelque chose à grignoter. C'est marrant, il y a des self-services à l'intérieur même des supermarchés. Il y a même un gars qui fait les sandwichs à la demande. Par contre les « menus » ne sont pas variés. Saucisses et viande ont la part belle et quelques salades baignant dans des sauces sucrées mayo-ketchup colorent les étalages. On opte pour une salade de riz mayo et hamburger à la viande bizarre à mettre au micro-onde. L'aprem' c'est ambiance studieuse pendant 2 ou 3h puis re-balade en ville. Difficile de « bosser » quand on sait que nous sommes en vacances. Même si le travail est plaisant, le cadre ne s'y prête pas et psychologiquement nous n'y sommes pas.
Nous devons partir le lendemain pour plusieurs jours loin de tout et décidons de nous offrir un resto poisson le soir car nous ne sommes pas prêt d'en croiser un ! Depuis le début du périple, nous n'avons mis que très peu de fois les pieds dans un resto. C'est cher et quand on vit à la locale, les restos n'en font pas parti. Mais aujourd'hui, c'est un peu différent, nous sommes en vacances et de toute façon c'est difficile de manger « local » ici. Nous allons à « The ocean basket » où nous avons l'impression d'être de retour à Palavas en pleine saison touristique. Les plats sont copieux, c'est bon et pas cher si on compare à la France même si apparemment les prix ont doublés depuis 2 ans. Les touristes affluent de plus en plus dans le pays et tous les services qu'ils utilisent subissent une très forte inflation. Nous sommes les seuls touristes français, tout autour de nous on parle allemand ou anglais. C'est original, les « plats » sont servis directement dans de grandes poêles. Crevettes ou poissons baignent dans la matière grasse mais c'est bon. Quand c'est gras, c'est bon !! Nous rentrons à pied et les rues sont plutôt tranquilles et agréable même de nuit. L'influence sécuritaire anglophone se reconnaît en Namibie à travers l'impression d'insécurité (maisons barriquadées, gardes et patrouilles armées) et la psychose entretenue du « ne pas sortir après la tombée de la nuit, c'est trop dangereux ». Est-ce vraiment justifié ?! Mercredi 20 février 2008 (SWAKO - CAPE CROSS - HENTIES BAY) : Ce matin nous décollons très tranquillement vers 9h. A 4 il faut faire des efforts car chacun à son rythme. Nat qui est plutôt matinale, surtout au moment des vacances, prend sur elle et se dit que, voilà c'est les vacances. En fait, le plus difficile est d'attendre les autres ! Passage rapide au supermarché pour faire le ravitaillement des prochains jours avant de prendre la route toute droite et désertique qui longe la côte.
Direction le nord. Objectif l'entrée de la Skeleton coast avec une pause à Cape cross, le sanctuaire d'une grande colonie de phoques. La route traverse des étendues qui sont toujours plates mais le paysage change un peu. La rocaille a fait place au sable. Cela ressemble à ce que l'on peut s'imaginer du Sahara. Nous arrivons vers midi à Cape Cross. 1er constat à notre sortie de voiture, ça pue, 2ème constat, les phoques sont très nombreux (les femelles ont mis bas il y a 2 ou 3 mois et il y a plein de petits), 3ème constat, ils ne ressemblent pas du tout à bibi phoque, le joli petit phoque polaire de notre enfance et 4ème constat, le son qu'ils émettent ressemble au bêlement d'une chèvre. On reste une petite heure à observer la colonie. De nouveaux on a l'impression d'être à Palavas devant des touristes en vacances lézardant et squattant la plage. La vie est très animée au sein de la colonie. Certains se font dorer la pilule au soleil, certains s'amusent à surfer dans les vagues, certains se battent, certains se grattent, certains nagent, certains pêchent, certains se promènent, certains se font ramasser par les vagues, certains jouent, .. Après cela, petit pique nique au bord de l'océan. Nous nous éloignons des phoques et faisons environ 1 km. La plage et l'océan sont jolis. L'eau est bleu verte et le sable blanc. Ca change de la côte de l'Afrique centrale et ses eaux marrons, ses plages moins propres, ses plateforme pétrolière à l'horizon. Là où nous nous installons, quelques phoques isolés nagent et pêchent. Au menu salade de riz et vin d'Afrique du sud chaud. Nous reprenons la route direction le nord toujours en longeant la côte. L'objectif est de rejoindre la porte d'entrée de la Skeleton coast pour la traverser demain. La route est monotone, les paysages n'ont que peu d'intérêt. Tous les 20 kms environs, il y a un « chemin » qui part en direction de la mer et des campements aménagés pour les pêcheurs. Nous ne pouvons pas les emprunter. La yaris s'ensablerait dans les traces laissées par les 4x4. De temps en temps, au loin, des « chantiers » ou des petites usines d'extraction de sel. Les seules voitures que nous croisons sont quelques touristes ou des pêcheurs transportant de gigantesques cannes à pêche sur le devant de leur véhicule. Quand nous arrivons au campement du miles 108 (le dernier avant la Skeleton coast), c'est la déception ! Ecrit le Vendredi 22 février 2008, 13h30 Mercredi 20 février 2008 (SWAKO - CAPE CROSS - HENTIES BAY) (suite) : Le campement que l'on nous avait annoncé comme le meilleur est ne vague étendue de sable sans ombre et il n'y a rien. On se croirait en plein far-west comme dans une bd de Lucky Luke avec un château d'eau, une baraque colorée faisant office de réception et un bloc sanitaire posé au milieu de nul part si ce n'est l'océan en fond. Le camp est géré par la NWR (l'office nationale du tourisme), du coup les tarifs sont prohibitifs et exagérés pour la prestation proposée « 30€ pour nous 4, c'est presque 2 fois plus cher que le backpacker de Swako qui était tout équipé ». Nous nous étions renseigné sur l'état de la route quand nous étions à Swako et on nous avait annoncé un passage impossible pour une petite voiture à l'entrée de la Skeleton coast. C'est un parc national avec un accès limité, c'est-à-dire que nous sommes obligés d'acheter un permis et de traverser en une journée les 150 kms autorisés de la partie sud du parc. Face au campement ou plutôt au terrain vague sablonneux, nous décidons d'aller voir de nos propre yeux si oui ou non il est possible de traverser avec notre petite voiture. Si ce n'est pas possible, nous reviendrons à Henties bay et changerons notre programme pour les jours suivants. Nous gagnons l'entrée du parc après 30minutes de piste.
Le gardien du moment ne parle pas très bien anglais et ne nous comprend pas très bien. La fameuse rivière infranchissable est en fait un énorme bourbier. Deux ornières profondes et boueuses traversent le lit de la rivière sur une trentaine de mètres. Cela suffit pour nous bloquer. On fait demi tour cap plein sud et repassons devant le campement 108 pas mécontents de ne pas avoir à passer la nuit ici. Direction Henties Bay. Il n'est jamais agréable de faire marche arrière surtout quand la piste n'est pas facile. Nous tenterons de rejoindre la Skeleton coast plus tard par une autre porte. A Henties bay nous trouvons le seul camping de la ville. C'est tranquille et pas cher mais un peu poussiéreux. Chaque emplacement a l'avantage d'avoir ses blocs sanitaires privés. Au programme installation des tentes, barbecue et parties de belote. Le soleil ne se couche qu'à 20h ce qui nous permet de bien profiter de nos soirées. Jeudi 21 février 2008 (HENTIES BAY - KHORIXAS) : Pas mal de temps passé sur la route. Nous avons fait 260 kms sur des pistes de gravier et cela veut dire 5h de route. Nous remontons vers le nord pour rejoindre en plusieurs étapes l'autre entrée de la Skeleton coast. Sur la route, nous visitons des peintures rupestres, The White Lady. Après une ballade de 3kms à travers une vallée très sèche et rocailleuse de la Brandberg montagne, le guide qui nous accompagne, nous présente une petite fresque qui date de plus de 2000 ans. Ce sont nos premières peintures rupestres, elles sont plutôt bien conservées. La ballade était plutôt agréable malgré le soleil qui tape fort et la chaleur accablante. Ecrit le Dimanche 02 février 2008, 14h18, Backpacker Unite, Wdk Semaine du Vendredi 22 au Vendredi 29 février 2008 (KHORIXAS - ETHOSHA - WINDHOEK) : Nous continuons nos vacances. Même si nous n'arrivons pas vraiment à trouver notre rythme de croisière avec Erwan et Nadège. Nos habitudes de voyages, nos rythmes horaires et alimentaires sont bien différents. Chacun s'en accommode comme il peut. Les kms défilent et nous passons de site touristique en site touristique même s'ils ne méritent pas tous que l'on s'y attarde, surtout qu'un détour de 50 kms se solde invariablement par 1 ou 2 heures de route. Depuis que nous avons fait demi tour au sud de la Skeleton coast, notre objectif est de nous y rendre par l'entrée nord. En route nous nous arrêtons à la Petrified forest. Un peu décevant mais archéologiquement intéressant. Le site n'a rien de spectaculaire. Sur une petite colline, des arbres fossilisés à l'apparence de pierre jonchent le sol. Autre curiosité du site, une plante endémique à la Namibie, la Welwichia. Plante datant de la préhistoire qui peut vivre pendant 1000 ans.
Nous enfilons les kms à bord de la Toyota Yaris, les paysages sont changeants, et au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la Skeleton coast, la terre devient de plus en plus aride.
Nous passons des montagnes peu peuplées, les paysages sont grandioses et les reliefs vallonnés. Sur la route nous croisons quelques véhicules, des 4x4 de touristes et des « donkey cars » (les voitures des locaux, des charettes tirées par des ânes). Les villages sont fait de bric et de broc. Vu le peu d'habitants en Namibie, les maisons sont très éloignées les unes des autres. Et très souvent, une éolienne pour le pompage de l'eau se trouve dans les parages.
Les étapes sont longues et il faut gérer les ravitaillements en essence car les stations ne sont pas si nombreuses. Samedi, nous finissons par arriver aux portes de la Skeleton. La matinée est brumeuse et le ciel gris, les paysages sont très secs et gris aussi accentuant l'ambiance morbide de l'endroit. Les premiers explorateurs Portugais n'ont pas voulu débarquer ici car l'endroit ne leur inspirait pas confiance. On peut les comprendre, il n'y a rien à l'horizon pendant plusieurs centaine de kms. Pas une âme qui vive, même pas un arbre. Ce ne sont que des étendues de cailloux noirs et coupants ou du sable gris ou blanc qui s'offrent à nous.
Nous parcourons plusieurs dizaine de kms en espérant pouvoir nous rapprocher de l'océan mais en vain. Nous stoppons la Toyota au milieu de ce désert morose pour aller marcher vers un point de vu. Nous voyons enfin la mer. Cela n'a pas l'air si loin et décidons de continuer. Erwan et Nadège préfèrent retourner à la voiture. Il nous faut moins d'une heure pour faire l'aller retour. Et on peut dire que la Skeleton porte bien son nom. En plus des paysages, les empreintes fraîches de chacal ou de chiens sauvages et les énormes ossements en bord de plage ne rassurent en rien et c'est sût, nous n'aurions pas envie de faire une rando de 4 heures ici.
Pour sortir de la Skeleton, nous sommes obligés de revenir sur nos pas. Le ciel s'est découvert et le soleil pointe son nez, nous avons une toute autre vision du site qui se présente maintenant de façon agréable malgré la monotonie des paysages. Sur la route du retour, nous avons de la chance. Nous devons rejoindre Khorixas à environ 170 kms de la sortie de la Skeleton. Plus nous nous approchons de la ville, plus le ciel est menaçant. Nous sommes en saison des pluies et il pleut quasi tous les jours en fin de journée. Cela ne nous a jamais vraiment dérangé mais cette fois-ci c'est un peu différent. Les nombreux lits de rivière qui étaient archi sec à l'aller, 2 jours plus tôt, se sont remplis et sur les derniers kms se sont de véritables petites rivières que nous traversons ce qui est loin d'être évident avec la voiture que nous avons.
Erwan se débrouille plutôt bien et aux passages les plus délicats, il est quand même bon d'aller vérifier l'état de la rivière (hauteur d'eau, courant, sol sablonneux ou boueux, .). Après un certains nombre de passages franchis, nous tombons sur un passage plus difficile que Erwan réussit à passer. De l'autre côté, une voiture arrivant dans l'autre sens nous prévient qu'un peu plus loin se trouve un dernier passage difficile et qu'il faut passer par la gauche. Nous ne sommes qu'à quelques kms du goudron et de Khorixas. Quand nous arrivons en haut d'une petite colline, c'est une véritable rivière en crue qui fait face à nous quelques mètres plus bas. Il doit y avoir un bon mètre d'eau et le courant est fort. Impossible de passer ! C'est trop dangereux. Il ne nous reste qu'à attendre la décrue qui commence.
Nous ne sommes pas les seuls et devant cet obstacle, même les 4x4 hésitent mais finissent par passer. Nous attendrons 1 bonne heure avant de pouvoir repartir, étonnés de la rapidité de la décrue.
En arrivant à Khorixas, nous apprenons que tout le monde n'a pas eu la même chance que nous et que certains sont restés bloqués aux premiers passages qui étaient encore assez faciles pour nous. Nous avons dû passer en toute début de crue. Nous pourrons dormir au camping et profiter tranquillement de notre dimanche avant de reprendre la route lundi pour notre dernière étape, le parc national d'Etosha. Nous y passons 3 jours et faisons 500 kms à l'intérieur. Les pistes sont assez nombreuses et bien organisées. Le principe est de partir à la « traque » aux animaux en parcourant les nombreuses pistes du parc allant de trou d'eau en trou d'eau. C'est un peu au premier qui voit l'animal et chacun scrute le paysage par sa fenêtre ouverte à la recherche d'indices ou de silhouettes.
Nous avons beaucoup de chance sur les 3 jours. Nous avons vu beaucoup d'animaux, et surtout ceux que nous espérions voir. Le 1er jour ce sont des troupeaux de springboks et de zèbres au milieu de plaines sans arbres,
le 2ème jour, c'est la journée des félins avec vue sur 3 guépards s'acharnant sur un morceau de viande fraîchement chassée et un petit groupe de lions faisant la sieste. Malgré les herbes assez hautes et la végétation un peu dense, nous pouvons très bien observer les guépards, ils sont là à moins de 10m de nous. Nous croisons ensuite un 4x4 qui nous arrête et nous informe que plusieurs lions se trouvent un peu plus loin à une petite quinzaine de kms. Nous prenons alors la piste en espérant les voir. Coup de chance ! C'est l'heure de la sieste. En bordure de piste, à à peine 10 mètres de nous, 4 lionnes somnolent à l'abri d'un gros arbuste buissonnant. Le moteur de la voiture les dérange à peine. De l'autre côté du buisson mais beaucoup plus caché par les herbes, le roi de la jungle est là. Nous n'en espérions pas autant et ne pensions vraiment pas que nous pouvions voir ces animaux sauvage de si près. On pourrait presque les caresser. Nous serions bien restés plus longtemps à les observer mais Erwan et Nadège, une fois la photo prise, préfère bouger.
Le 3ème jour, c'est la journée des grands mammifères et la journée de Nat qui voit tous les animaux en premier. Yes ! Un rhino blanc que l'on aperçoit entre les arbres et qui prendra la fuite au galop à notre approche en marche arrière, puis suivra des vilains phacochères
et au final un énorme éléphant à moins de 10m.
Très impressionnant même de la voiture. On sort quand même pour améliorer le point de vue pour ne pas l'effaroucher avec le bruit du moteur de la voiture. Il est normalement interdit de sortir une tête de la fenêtre et encore moins de sortir mais on avait vu Mr slip le faire ! Au bout de 3 jours bien remplis en observation, nous quittons Etosha un peu fatigués de ces longues heures passées en voiture mais elles en valaient vraiment la peine. Le soir à Tsumeb, c'est l'heure des comptes. c'est le cas de le dire car lorsqu'il faut faire les comptes, chacun vide un peu son sac sur notre vie en petite communauté. On se rend compte qu'il y a vraiment plusieurs façons de voyager et avec nos « collègues de yaris », nous n'avions pas vraiment la même philosophie et vision du voyage ni le même budget. Ecrit le Lundi 03 février 2008, 22h01, . Semaine du Vendredi 29 février au Dimanche 02 mars 2008 (WINDHOECK) : Retour à la capitale. C'est l'heure du grand nettoyage et aussi le moment de nous remettre tout doucement au travail. On a pris beaucoup de retard sur le site et il y a la newsletter du Congo à sortir mais cela ne nous empêche pas d'aller nous balader un peu en ville que nous apprécions chaque fois un peu plus. Nous essayons de programmer notre sortie aux dunes de Sossuvlei dans le désert du Namib, le plus vieux désert du monde. Les options ne sont pas très nombreuses. C'est soit un tour opérator pour 400€, soit la location d'une voiture avec chauffeur pour 300€. Une location de voiture par nous même serait la plus économique mais nous n'avons pas pris nos permis et de toute façon il aurait fallu des permis internationaux. Nous n'avions pas prévu que les transports locaux seraient si difficiles et chers dans les pays d'Afrique centrale ou australe. La fin du voyage se rapproche (nous commençons à accepter cette réalité) et le budget est de plus en plus serré. Le vol au dessus de l'Angola nous a coûté cher car nous pensions pouvoir trouver un bateau sur place. Nous ne voulons pas commettre la même erreur pour rejoindre Madagascar. Nous commençons donc à regarder sur le web les options qu'il existe pour rejoindre la grande île par la mer mais il semblerait qu'il n'y ait pas de liaison directe ni même indirecte entre le Mozambique et la grande île. Nous serons sans doute dans l'obligation de prendre à nouveau l'avion depuis l'Afrique du Sud. Le défi bilan carbone risque d'être compromis. Samedi midi nous avons la joie de découvrir en plein centre ville des étalages de rue proposant grillades de viande ou des hot dog assaisonnés à la moutarde américaine et au ketchup. Rien de très succulent mais cela ne coûte pratiquement rien et nous sommes contents de voir qu'il y a quand même une petite vie locale africaine en Namibie. Lundi 03 mars 2008 (WINDHOECK) : C'est notre premier rendez-vous pour RISEAL en anglais. Notre contact du PNUD (Programme des Nations Unies) est malade ce matin et c'est son assistante qui nous reçoit. Très compréhensive, elle ne parle pas très vite et écoute attentivement notre anglais approximatif. Malgré tout, l'échange est riche. Nous arrivons à nous comprendre. Nous restons presque 2 heures même si au bout d'1h30 cela devient difficile de tenir la conversation In English. Biogaz, Foyer améliorés, Solaire, Jatropha . nous en ressortons avec un bon aperçu des projets lancés dans le pays et quelques bons contacts. Cela nous donne envie d'en savoir plus. Nous décidons de reporter le départ en Namibie de quelques jours, de faire notre tour aux dunes le week-end et de consacrer la semaine aux rencontres. Nous avons appris par la maman de Fab que beaucoup d'inondations touchaient l'Afrique australe le long du fleuve Zambèze. Le Caprivi, la région Nord de la Namibie semble être très touché comme la Zambie, le Malawi et le Mozambique, les prochains pays du périple. Il paraît que cette année l'abondance des pluies est exceptionnelle en Namibie. Même dans le sud et dans le désert où il ne pleut quasiment jamais, les pluies ont été importantes. Comme dans pratiquement tous les pays traversés jusqu'à maintenant, les conditions climatiques ont été exceptionnelles cette année. Changement climatique ??!! Nous passons l'aprem' au backpacker. Nous sommes un peu comme à la maison. La mamie édentée qui fait le ménage est toujours aussi adorable même si on ne comprend que la moitié ce qu'elle dit et que la plupart du temps elle parle toute seule. Nous sommes plutôt contents à l'idée de prolonger le séjour à Windhoek. La ville nous est plutôt sympathique et nous avons vraiment envie d'en découvrir davantage sur le contexte énergétique du pays. Finalement les 15 jours de tourisme ne nous auront pratiquement rien appris sur le pays alors qu'en 1h30 d'entretien ce matin, nous avons pu comprendre plein de choses sur le pays et la façon de vivre des Namibiens. Ecrit le Mercredi 05 février 2008, 23h45, Tente Windhoeck Mardi 04 mars 2008 (WINDHOEK) : Grosse journée pédestre en ville. On se lève tôt. C'est un peu dur ce matin car ça faisait longtemps que l'on ne s'était pas levé si tôt pour aller travailler. Nous avons RV à 8h avec un installateur de système solaire et vu que nous venons de passer 15 jours en voiture, et que nous ne sommes pas encore très familiarisés avec les taxis de Windhoek, nous y allons à pied. La « ballade » est sympa dans la relative fraîcheur du matin. Le RV l'est tout autant car l'entrepreneur est très explicite même s'il est un peu pressé. Dans l'atelier que nous visitons, tout le monde bosse sérieusement, et tout le monde semble bien occupé, tout est propre et rangé. Cela n'a plus rien à voir avec la plupart des entreprises que nous avons vu jusqu'à maintenant. Le rythme de travail ici est très calé sur le notre en occident. Dans l'aprem' nous avons un autre RV et cette fois-ci nous testons les taxis locaux. Même s'ils sont moins voyants qu'au Congo ou qu'ailleurs, c'est à quelque chose près le même principe que dans les autres pays. Nous sommes plusieurs à partager le même chauffeur et celui-ci dépose les clients en fonction de l'ordre dans lequel ils sont montés dans le taxi. Mercredi 05 mars 2008 (WINDHOECK) : Encore une journée de RV. On reprend notre rythme un peu soutenu. Nous avons 3 RV aujourd'hui. Ceux de l'aprem' sont l'occasion de nous rendre dans la 'township' (le quartier populaire) qui fait la curiosité des touristes. Certains tours opérators proposent des tours guidés un peu comme dans les favelas de Rio, la pauvreté peut aussi se vendre. Le quartier est plus humain (africain) que le centre ville, les maisons ne sont pas barricadées ou cachées derrière de hauts murs, c'est très coloré, et finalement assez propre. Il y a quelques rues qui ne sont pas goudronnées mais nous sommes bien loin des quartiers populaires insalubres du Congo. Au milieu de cette township, se dresse un centre de recherche sur l'habitat dans lequel nous rencontrons un personnage haut en couleur et très dynamique qui travaille sur la valorisation des déchets en matériaux de construction et en tout ce qui touche de près ou de loin à l'habitat sain et économe. Sa phrase favorite « This is not rubbish, it's building materials » ("ce ne sont pas des déchets, ce sont des matériaux de construction"). Des vieux pneus, des vieux cartons, des gravats, des vieux sacs, des vielles bouteilles, . ce ne sont pas des déchets, ce sont des matériaux de construction.
Le site est grand et à l'air d'être en constante construction. Il y a beaucoup de travailleurs qui travaillent.
Nous ferons le tour au pas de course pendant plus de 2h. Le centre a une utilisation très ingénieuse de l'eau et des pneus entre autre. En fin d'aprem nous avons un autre RV avec le « technico-commercial » des tso tso stoves, les foyers améliorés qui commencent juste à arriver sur le marché Namibien. Mise à jour du vendredi 21 mars 2008 Ecrit Mercredi 12 février 2007, 23h33, tente Windhoek, Namibie Jeudi 06 et Vendredi 07mars 2008 (WINDHOEK) : on finit notre semaine de rendez-vous qui sont toujours aussi intéressants. Nous passons pas mal de temps au packpacker à bosser sur la newsletter number 8 de la Namibie et la mise à jour du site. Il pleut tous les jours en fin d'aprem' et la température a pas mal chutée. Vendredi matin nous tentons une visite à l'atelier de fabrication des « tso tso stoves », des foyers améliorés fabriqués en Namibie. C'est dans le quartier de Katutura, le quartier populaire que nous avions entre aperçu en allant la semaine dernière au centre de recherche sur l'habitat sain et économe. Cette fois-ci, nous allons un peu plus loin dans la township et ici les maisons en tôle ont remplacées les petites maisons de briques colorées.
Il y a des barber shops (barbiers), des bars, des petites boutiques. La musique raisonne, il y a pas mal de monde à pied dans les rues, il y a des marchés « informels » et ici ils sont tous « noirs ». L'atelier est fermé et la seule personne qui a les clefs est en voyage hors de la ville. Nous ne voyons pas les foyers améliorés mais Sydney nous apprend que le lendemain, à l'occasion de la journée de la femme, il fera il démonstration des tso tso stoves en ville. Nous lui disons que nous passerons le voir avant de prendre la route des dunes. Ecrit Jeudi 13 février 2007, 16h45, tente Windhoek, Namibie Samedi 08 et Dimanche 09 mars 2008 (WDK - DUNES - WDK) : ce week-end c'est tourisme (encore !). Nous partons avec Olavi passer une nuit dans le plus vieux désert du monde. Olavi est un chauffeur de taxi. Nous louons ses services pour 2 jours et 1 nuit. C'est le moyen le moins cher que nous ayons trouvé pour visiter ce site mythique. Ca coûte moins cher que les tours opérators mais nous devons nous occuper de notre bouffe et des entrées aux sites ou du camping. Cela ne nous dérange pas, au contraire, car nous aimons bien gérer notre « vie » ou notre « voyage », et puis, ce « système » nous offre l'avantage de pouvoir nous arrêter où l'on veut et de changer d'itinéraire au grès de nos envies. Plus de 350 kms nous séparent du site. Samedi, nous quittons la capitale après avoir rendu visite en vite fait à Sydney et ses foyers améliorés. Autour du stand, des femmes s'arrêtent et semblent intriguées par le nouveau produit. Puis, c'est parti pour une journée de voiture. Nous quittons Wdk vers 10h afin de rouler sans se stresser et arriver au campement avant le coucher du soleil. Les premiers kms passent vite. Olavi est très bavard et la route est bien goudronnée. Il nous explique comment les blancs, les noirs et les « colored » vivent séparément les uns des autres. Il y a carrément des villages « dédiés » à chaque couleur et bien sûr les quartiers de la capitale sont également « cloisonnés », c'est aussi un peu vrai pour les écoles. Il nous explique aussi comment l'Afrique du Sud, l'ancien colon, a revendiqué le plus grand port du pays, Walvis Bay, pendant 4 ans après l'indépendance du pays en 1990. Walvis Bay et Swakopmund ne sont séparés que de 20 kms. Durant cette période, les Namibiens de Swako. devaient présenter leur passeport à chaque fois qu'ils voulaient rentrer dans Walvis Bay. C'était la même chose pour les Africains du Sud qui voulaient en sortir. Nous étions bien loin de nous douter aussi, que la séparation entre les riches fermiers blancs et les noirs, était si palpable. On a l'impression que la colonisation est encore là. Les Allemands et les blancs d'Afrique du Sud possèdent les fermes, les grandes entreprises; en gros, toutes les richesses du pays, pendant que les « noirs » namibiens travaillent pour eux. Les fermiers semblent être « la classe » la plus riche du pays. Les « farms » s'étendent sur de très nombreux hectares qui nécessitent d'être véhiculé pour aller à l'autre bout de la propriété. Cela nous permet de mieux comprendre la situation actuelle du Zimbabwe, pays d'Afrique australe également, où les farmers blancs ont été chassés au sens propre du terme par le pouvoir en place. La situation était la même. Toutes les grandes propriétés terriennes appartenaient au blancs. Le gouvernement a voulu les rendre au peuple. Problème de redistribution, de gestion ou de corruption ??!! On ne sait pas mais aujourd'hui, l'économie du pays s'est effondrée. Les gens vivent dans la misère. Dans les magasins, les rayons sont vides, les touristes ont fuit le pays (qui a l'air magnifique), le litre de pétrole est à 25$N (2,5€). En Namibie, la situation est beaucoup moins chaotique. Même si il y a des problèmes, les discours d'Olavi ou d'autres sont très modérés, ils « critiquent » sans accuser et sans agressivité. Malgré la conversation en anglais, on apprend pas mal de choses. Les heures passent et les paysages changent. Après 100 kms de goudron, nous retrouvons les joies des pistes en gravier. Nous traversons une très belle zone montagneuse et verte avant d'apercevoir au loin, les dunes rouges du désert.
C'est vraiment très beau, nous avons hâte d'arriver. Nous montons la tente vers 17h et partons visiter les alentours. Au programme, visite du petit canyon de Sesriem, nous n'irons pas loin car il est rempli d'eau (il pleut beaucoup trop en Namibie cette année !). Puis visite du nouveau lodge grand luxe récemment ouvert par l'agence nationale du tourisme positionné à côté du canyon. Olavi fait du repérage pour des amis japonais. C'est beau, c'est classe, c'est tout en bois, il y a des voiturettes électriques qui nous emmènent du parking à la réception. C'est 220€/nuit/personne. A ce prix là, ils fournissent la café, le thé, le lait et l'eau. On pourrait presque dire que ça les vaut. Mais bon, nous, nous avons notre tente qui nous attend !. Le camping nous coûte quand même 70€ pour 3 personnes, c'est cher le tourisme en Namibie ! Enfin, nous allons admirer le coucher du soleil depuis le sommet des dunes qui marquent l'entrée du désert. La scène est somptueuse, le soleil est entre les nuages et l'horizon et vient illuminer les montagnes au loin. Puis, ce sont les dunes sur lesquelles nous sommes qui prennent des couleurs dorées et rouges. Face à nous, la plaine qui nous sépare des montagnes s'habille d'un vert resplendissant. Au loin il pleut, un arc-en-ciel apparaît.
Nous restons émerveillé face à ce spectacle mais il faut redescendre, le parc qui entoure le désert ferme ses portes à la tombée de la nuit. La soirée au campement est agréable. Le ciel est clair, la nuit étoilée, nous apprécions un petit vin d'Afrique du Sud autour d'une table que l'on accompagne de biltong (viande séchée) en guise de cahouette. Dimanche, levés très tôt à 5h15 afin d'être prêts à 6h pour l'ouverture des portes du parc. Nous sommes contents d'avoir pris ce camping géré par le gouvernement car même s'il est cher, il nous permet d'accéder au site très tôt le matin alors que ceux qui ont dormi à l'extérieur ne peuvent rentrer qu'à partir de 7h. Il reste 60 kms à parcourir pour rejoindre le cour du désert. Les 5 derniers kms ne peuvent se faire qu'en 4x4 ou à pieds. On a pris l'option économique. Le soleil se lève vers 7h. L'idée est d'arriver en même temps que lui. Olavi met un point d'honneur à nous faire arriver au parking en premier. C'est le tout petit jour qui se lève quand nous entamons la marche. Les couleurs des dunes changent au fur et à mesure que nous avançons.
Notre objectif est le pan de Sossuslveï. Un lac asséché niché au milieu des plus hautes dunes et dans lequel se dresse encore quelques arbres morts. Le site est sans doute le site le plus photogénique du pays. Fab et Olavi ont hâtes d'arriver avec les premiers rayons de la journée, Nat traîne derrière et se donne à cour joie à observer les paysages et faire des photos. Deux 4x4 nous doublent sur la piste sablonneuse. Lorsque nous nous rapprochons du site, il y a déjà un petit groupe qui est en pleine ascension des dunes. Nous leur emboîtons le pas. La montée est très rude. On arrive en haut en sueur. Il n'est que 7h30 et le soleil tape déjà. La vue sur le désert de sable rouge et sur le pan est grandiose. La descente est beaucoup plus facile et rigolote. Au milieu du pan le paysage à quelque chose d'irréel. Nous restons là un bon moment à bouger au milieu des arbres morts et de leur ombre qui rétrécissent.
Nous avons de la chance, le ciel est sans nuages, il est déjà 9h, il commence à faire chaud, nous devons rebrousser chemin dans le sable, il y a une petite heure de marche. Quand nous repartons, nous croisons plusieurs groupes de touristes en 4x4. On est vraiment contents d'avoir pu profiter du site si tôt et quasiment seuls. On apprécie la marche, on a l'impression de mieux profiter du désert, de ses dunes, de son silence et des ses petites bébêtes. Retour en voiture. Nous profitons du camping pour se doucher et prendre le petit dèj' (il est 11h) avant de reprendre la route. Nous avons décidé de faire le grand tour par Walvis Bay histoire de découvrir de nouveaux paysage. Effectivement, les paysages sont encore changeants, c'est vallonné, aride, caillouteux et nous passons même de petites rivières. Ensuite c'est à nouveau le désert, de sable jaune cette fois-ci et tout plat. Nous ne verrons pratiquement aucune habitation sur les 150 kms parcourus. Olavi nous gratifie d'un joli passage de rivière où d'autres sont restés bloqués. Notre Nissan avait quand même de l'eau jusqu'au tiers des portières. Quelques heures plus tard, il nous fera faire un joli tête à queue sur une monotone route de graviers toute droite. Passage rapide à Walvis Bay et Swako. Olavi nous fait visiter le quartier populaire à Walvis Bay qui ressemble beaucoup plus à l'Afrique que nous avons l'habitude de voir. Des gens dans la rue, un marché, du bruit, de la musique. On arrive à Windhoek vers 21h30 bien fatigués mais vraiment contents. Il pleut vraiment beaucoup. On a la flemme de monter la tente. Cette nuit on dort dans un vrai lit dans un des dortoirs du backpacker. Lundi 10 à Mercredi 12 mars 2008 (WDK) : on passe 3 jours assez studieux au backpacker. On est vraiment très en retard sur la mise à jour du site et nous avons aussi quelques rendez-vous. Un fournisseur militant de panneaux solaires, un installateur bavard qui est passé en quelques années du stade de technicien à celui de business man et le directeur du programme petites initiatives du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) en Namibie. Tous sont très motivés et dynamiques, et si les RV ne traînent pas en longueur, ils sont très intéressants et instructifs. L'idée dans tous les projets ou les programmes est de générer grâce aux EnR des revenus et surtout d'y intégrer les aspects économiques. Un très bon exemple de développement et ça marche plutôt bien !. Nous passons le reste du temps à préparer le départ. Nous quittons le pays jeudi. Cela fait un mois déjà que nous sommes en Namibie. C'est passé tellement vite que nous ne réalisons pas encore que l'heure du départ approche. Nous avons reporté déjà en 2 fois notre départ et regrettons presque de ne pas pouvoir rester plus longtemps pour en découvrir davantage. Jeudi 13mars 2008 (WDK ---> sur la route pour la Zambie) : ce matin nous avons assisté à une démonstration d'un « gazeifier ». Un système développé en Afrique du Sud et expérimenté en Namibie par l'école Polytechnique de Windhoek pour démontrer la faisabilité de transformer le bois envahissant du bush en électricité. C'est un peu pour cette démo. que nous sommes restés un peu plus longtemps en Namibie et cela en valait la peine !. L'idée est de convaincre les « farmers » de la pertinence du système pour leur exploitation agricole. Il apporte une solution d'une part au problème de l'invasion des plaines par un « invador bush » (un buisson envahissant) qui empêche le déplacement du bétail et qui brûle très difficilement. La démo. de ce matin menée par Selma et Lydia, 2 étudiantes, est donc destinée à ces « farmers ». C'est un peu déroutant de voir ce groupe de fermiers blancs (tous blonds pratiquement) assister avec leur femme et leur enfant à cette démo. effectuée par ces 2 jeunes black qui maîtrisent bien leur sujet.
A la fin, elles nous offrent gracieusement et avec le sourire 2 casquettes « Use renewable Energy ». De quoi faire la promo. des EnR au cours de notre voyage en Afrique australe. Forcément quand on les met tous les 2, nous avons plus l'air de VRP mais elles au moins le mérite de nous protéger du soleil. Nous quittons le backpacker dans l'aprem. L'endroit était agréable. Nous avons passé beaucoup de temps dans la cuisine, le seul endroit qui combinait une prise et des tables dans laquelle nous avons passé beaucoup de temps à bosser et à cuisiner.
On quitte la Namibie en bus et sous la pluie. Il est 19h10. Nous sommes à Otjiwarango, la nuit commence à tomber, nous venons de faire un arrêt pipi et avons fait le ravitaillement pour pouvoir manger ce soir et pour finir nos dollars namibiens. Et nous avons ma foi bien géré car il ne nous reste que 0,7$N en poche (0,07€), une misère, même pas de quoi payer une dame pipi ! Nous laissons derrière nous la Namibie et ses grands espaces. Le passage à l'anglais s'est plutôt bien passé. Nous avons découvert une nouvelle Afrique très loin de ce que nous connaissions et de ce que nous aurions imaginé. Nous sommes sur la route pour la Zambie. Prochain arrêt Livingstone pour visiter les chutes Victoria. Bye Bye la Namibie et sa pintade emblématique. |
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