Le Bilan Carbone de notre action après 389 jours et 38310 kms parcourus (en kg éq C) : |
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19h de bus Express pour rejoindre la Zambie et le site mythique des chutes Victoria. Nous ne restons que quelques jours dans la pays, juste le temps de faire quelques rencontres et puis on reprendra la route...
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Ecrit Samedi 15 mars 2008, env.22h00, Jollyboy Backpacker, Zambie Vendredi 14 mars 2008 (LIVINGSTONE) : la nuit a été courte mais comme nous étions plutôt bien installés, nous avons pu dormir quelques heures. Le chauffeur a du rouler un peu plus vite que prévu. Nous arrivons avant 6h à la frontière et devons attendre que l'immigration ouvre ses portes. Les formalités côté Namibien se font rapidement et nous parcourons les 300m qui nous séparent de la frontière zambienne à pied. Il est environ 6h30 du matin. Nous assistons à un joli lever de soleil. Nous approchons du poste frontière et nous percevons déjà la différence. Il y a du linge qui pend derrière des maisons, une vieille carcasse de voiture laissée à l'abandon et les bâtiments sont un peu défraîchis. On est loin des bâtiments lisses de Namibie. Les premiers taxis cabossés que nous voyons confirment que nous allons sans doute retrouver l'Afrique que nous aimons. On paye nos visas chers, plus que ce qu'ils nous auraient coûté si on les avaient pris à l'ambassade de Zambie à Windhoek, 50$ pour 15 jours, et dire qu'il y a quelques mois c'était gratuit ! Pour les Américains c'est plus de 130$. Nos passeports sont bientôt pleins de visas, et ça fait quelque temps maintenant, que l'on surveille de près les coups de tampons mis généralement n'importe où, nous n'avons plus beaucoup de feuillets et refaire un passeport ici n'est même pas envisageable !. Il risque de nous manquer de la place s'il faut passer par l'Afrique du Sud !!! Ecrit Dimanche 16 mars 2008, env.09h30, Banc arrêt bus, Livingstone Vendredi 14 mars 2008 (suite) : . nous voilà sur la route zambienne beaucoup moins large que les routes namibiennes. Les arbres très verts nous cachent la vue et nous distinguons de temps en temps, au milieu de cette verdure, des petites maisons en terre et des villages zambiens. Malgré la grande ligne droite, un peu dangereuse, tracée par la route, enfants, femmes, travailleurs, . marchent sur le bas côté de la route. Il y a aussi pas mal de vélos. Nous voilà de retour en Afrique ! Et ces villages en terre aux toitures de paille nous rappellent le Sahel.
Même si nous n'avons pas vu le nord de la Namibie qui est soi disant plus peuplé, plus rural, plus pauvre, plus « africain », nous percevons à travers la fenêtre du bus un très grand changement après ces 1 mois passés en Namibie. Et cela nous en réjouit. Nous arrivons à Livingstone vers 9h comme prévu après 19h de bus. Oulala !! Nous voyons quelques touristes en ville et dès notre descente du bus, plusieurs vendeurs, rabatteurs, taximan s'agglutinent autour de nous pour nous proposer leur service. Nous retrouvons les bons réflexes, nous éloignant un peu, en leur disant poliment non merci. On pose les sacs et pendant que Nat surveille, Fab part en repérage d'hôtel ou de backpacker autre que le Jollyboy qui est annoncé de partout. On voudrait quelque chose de moins cher et de plus local. Au final, il reste la seule option et nous payons 10€ pour 2 lits en dortoir. Mais quand même ! Le cadre est vraiment sympathique et ressemble à un club med pour jeunes (piscine, bar, cyber café, souvenirs, agence de réservation, .). Tout est disponible sur place. Nous nous installons et réservons 1 vol en ULM au dessus des chutes pour le lendemain matin puis partons faire un petit tour de 3h en ville. Livingstone est un haut lieu de tourisme. Les chutes Victoria, positionnées sur 2 frontières (Zambie et Zimbabwe, et presque celle du Botswana) attirent beaucoup de monde. La plupart des activités (saut à l'élastique, rafting, kayak, vols au dessus des chutes, safaris à pied ou à voiture, .) se payent en $US. Nous retirons 2 millions de Kwachas (et ouais quand même !). Ca vaut env. 360€ et cela devraient nous suffire pour l'ULM et la semaine en Zambie. C'est terrible de constater que payer en monnaie locale revient plus cher que payer en dollar US. Et quand nous retirons de l'argent à un distributeur, même si les frais bancaires sont importants (env. 10€ pour 400€) nous nous disons : « Quelle chance d'avoir un euro fort ! Il nous permet d'avoir plus de sous qu'un Américain ! ». La ville n'a pas de charme mais nous retrouvons les taxis bleus, les minibus remplis, un petit marché poussiéreux, des rues en travaux permanents et des vendeurs ambulants.
Il y a toujours des take-away (à emporter) mais contrairement à la Namibie ils offrent des terrasses ombragées ou de grands intérieurs. Nous nous installons à l'un d'eux et optons pour un chicken pie (feuilleté au poulet) + 1 samoussa (très bon) + 1 french roll (qui n'a rien de français, c'est une crêpe avec de la viande hachée enrobé de fromage enfin de cheddar !). On retourne au backpacker après avoir fait quelques courses au Shoprite du centre ville. Sans doute un défaut namibien quand on sait que le marché local n'est qu'à quelques pas et doit offrir à peu près les mêmes choses à part les chips et la bière, à un coût moins élevé. Apparemment, la Zambie, produit beaucoup de son alimentation (pain, légumes - poivrons, salades, aubergines, tomates, avocats, .-, fromage - féta, gruyère, yaourt, .-, et bien sûr la traditionnelle bière - la mosi ici !).
On s'installe pour bosser un peu. Y'a pas à dire le cadre est sympa. Nous sommes installés sur des tables hautes qui surplombent la piscine.
L'ambiance est décontractée. La soirée approche, nous mangeons vers 19h et à 21h nous sommes couchés, la nuit dernière était trop courte. Samedi 15 mars 2008 (CHUTES VICTORIA) : aujourd'hui, c'est la journée tourisme sur l'une des 7 merveilles du monde. Nous quittons le backpacker tout excité à l'idée de faire un vol en ULM au dessus des chutes Victoria. En plus, si hier, il a plu quasiment toute la journée, ce matin il ne pleut pas. Nous arrivons vers 8h15 à l'aérodrome. Le ciel est encore couvert, il y a du monde devant nous et les pilotes attendent que le ciel se dégage pour décoller. Nous regardons les premiers engins s'envoler, ça a vraiment l'air « fun ». Après une petite heure d'attente, nous enfilons nos tenues de cosmonautes
et grimpons chacun sur notre appareil et c'est le décollage. C'est vraiment sympa, le ciel s'est dégagé et la vue sur les chute est grandiose et difficile à décrire. . Les chutes en elles-mêmes semblent gigantesques, un nuage de particule d'eau semble sortir de terre. Le Zambèze en cette saison des pluies est très large. On aperçoit des hippos. dans l'eau au milieu des terres humides situées avant les chutes. Nat voit 2 girafes. Nous volons assez bas pour les distinguer assez précisément. Nous faisons le tour des chutes et passons à travers le nuage d'eau soulevé par les chutes. Fab a le privilège de piloter quelques minutes le petit ULM au dessus du Zambèze. Et c'est déjà le retour au sol. Impossible d'embarquer un appareil photo, c'est trop dangereux !. Explication « If you loose your lent cap, it goes on the rotor, you crash and you died » (« Si tu échappes ton cache d'objectif, il part dans l'hélice, tu t'écrases et tu meurs ». Les photos sont donc prises depuis un appareil photo accroché en bout d'aile. Au final, c'est vraiment trop court 15 minutes, c'est cher mais pas trop (65€ les 15 minutes), ça consomme pas trop (4L de kérosène chacun pour les 15 minutes de vol) et c'est vraiment génial !. Fab avait un pilote qui parlait français. Les ULM sont fabriqués à Montélimar en France, il faut 25h d'apprentissage pour voler. Ca donne encore des idées pour notre retour en France (on en a plein des idées mais on n'aura plus de sous !). Mais est-ce que ce n'est pas ça la vie ? Avoir des rêves et tout faire pour les réaliser . donc Fab aura son ULM, Nat réalisera son rêve de faire des photos vues du ciel et l'association Au Rythme de l'Afrique proposera des projets pour compenser les émissions des vols touristiques que « Fab and Nat Microlight Coorporation » fera au dessus de la Camargue. Ensuite, nous prenons la direction des chutes à quelques kms pour la visite à pied du site. Nous y restons 3h. Il est impossible de voir les chutes dans leur globalité (elles s'étendent sur 1,7 kms) et puis, comme nous sommes en saison des pluies et que le mois de mars est généralement le mois qui brasse le plus d'eau (et il y a beaucoup d'eau cette année !), il nous est même impossible de bien les visualiser.
Plus on s'approche, plus on est mouillés. Malgré les K-way, nous sommes trempés de la tête aux pieds, c'est vraiment le déluge et pourtant le ciel est bleu.
Les chutes font un bruit impressionnant. De temps en temps, un courant d'air emmène les nuages d'eau, la pluie s'arrête et une partie des chutes apparaît. Vue du bas, ce n'est pas tellement la vue qui est impressionnante mais plutôt la puissance que ces chutes dégage. A la sortie du parc, il y a une bande de babouins qui squatte les allées. Ils ne sont pas farouches et nous ne passons qu'à quelques cm d'eux. Retour au backpacker. Au programme à peu près la même chose que la veille. Il faut déjà penser à la newsletter de la Namibie et surtout il faut recenser les contacts à Lusaka, au Malawi et au Mozambique pour nous faire connaître et caler des RV. Nous avions fait tout ce travail en France pour l'Afrique de l'ouest et l'Afrique centrale mais n'avions pas eu le temps de le faire pour la suite. Si le fait d'échanger en anglais nous effrayait avant notre arrivée en Namibie, et que nous pensions « tracer » et ne faire que du tourisme en Afrique australe, aujourd'hui, après une petite quinzaine de RV en Namibie, on se dit que c'est tout à fait jouable et que pour nous, ça reste la meilleure façon de découvrir un pays. Ce soir dans le backpacker avec la musique rock anglaise, le bar, le billard, la piscine, et tous ces touristes, on se rend compte à quel point nous sommes isolés et à des années lumières des locaux. On espère, pour la suite du voyage, trouver des endroits aux « couleurs locales ». Dimanche 16 mars 2008 (LIVINGSTONE - LUSAKA) : nous sommes dans le bus pour Lusaka, la capitale de la Zambie. La route est pleine de trous. Le bus est à moitié plein et assez confortable. Il va encore sans doute pleuvoir cette aprem. Il y a pleins de nuages. Nous aurions pu rester une journée de plus au confortable backpacker à Livingstone. Nous avons hésité mais le séjour en Zambie doit être court pour arriver le plus rapidement à Mada. Avant il y a le Malawi et le Mozambique où nous pensons rester 3 semaines à 1 mois dans chacun des pays pour combiner rencontres et tourisme. Nous nous approchons de la date anniversaire des 1 an de voyage. Plus que 6 mois ! |
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Mise à jour du lundi 14 avril 2008 Ecrit Mercredi 19 février 2008, 19h22, Lusaka, cuisine de backpacker, Zambie Dimanche 16 mars 2008 (suite) : On arrive avec une bonne heure de retard à Lusaka. Il n'est que 17h30 mais il fait déjà sombre, le ciel est très couvert. C'est la cohue à la sortie du bus. C'est une grosse gare routière et les taximen accostent les passagers. Vu que nous sommes les 2 seuls blancs du bus, ils sont 3 ou 4 à nous harceler. C'est bien connu qu'il est plus facile « d'avoir » un touriste !. Nous négocions une course pour « visiter » 2 accommodations pour 15000KZ (3€, 2000F.CFA) ce qui est hors de prix pour la distance parcourue mais ce sont les prix nous a t-on dit dans le bus. Comme à Livingstone, un seul backpacker est annoncé de partout. C'est un peu cher et nous voulons l'éviter, histoire de sortir du circuit touristique. On va à l'Hubert Youst Hostel, beaucoup moins cher et plus local mais tout est complet pour un mois. Pas le choix, ça sera le Chachacha ! Au moment de payer, le taximan ne nous rend pas la monnaie sur les 20000 sous prétexte de nous avoir emmené à 2 endroits. Il n'a pas respecté son contrat, on n'aime pas ça et avec la barrière la langue, difficile de lui dire ce que l'on pense de son comportement. Nous reprendrons un taxi en semaine et le même problème se produit. Un prix est fixé au départ et au moment de payer, le chauffeur trouve quelque chose à redire. Cette fois-ci, pour le trajet de 4 kms, le chauffeur nous avait demandé de payer 30000KZ (6€), ce qui est hors de prix (et pas négociable, !) et en plus au moment de payer il veut 40000 car il trouve à redire sur l'état de la route (c'est lui qui est d'ici, il le savait !) et puis il dira même que nous les blancs on a l'argent ! Pour le retour, nous sommes revenus avec un minibus après une petite traversée du ghetto à pied, nous n'avons payé que 300KZ soit 10 fois moins. Les taxis à Lusaka sont très chers et ne se partagent pas (c'est bien la première fois que l'on voit ça !). Les taximen en profitent et passent leur journée à attendre tranquillement, à papoter avec les copains ou à faire une petite sieste, que ça soit en ville mais surtout devant les backpackers ou les « hôtels à blancs ». Au prix où ils fixent la course, ils peuvent se permettre de n'en faire qu'une par jour. On a souvent eu envie de leur dire que s'ils avaient vraiment besoin d'argent, ils travailleraient et ne passeraient pas leur journée à attendre ou à se plaindre (souvent au moment de payer) que la route n'est pas bonne ou que la vie est dure ! Retour au Chachacha. Quand nous finissons de monter la tente, encore plus grande que celle que nous avions en Namibie,
il fait nuit. Nous avons faim et y'a rien pour manger dans le coin. La nuit hors de question de sortir du backpacker pour trouver quelque chose à manger même si ce n'est qu'à ¼ h de marche à pied (réputée trop dangereuse) et de toute façon dimanche rien est ouvert. Heureusement, il nous reste 2 soupes et qui nous réchauffent un peu parce que ce soir à Lusaka, il fait froid. Lundi 17 mars 2008 (LUSAKA) : Il a plu toute la nuit et ce matin quand nous nous levons, il pleut encore. Il fait froid et l'idée d'aller prendre le petit dèj' à la cuisine ouverte et de bosser à l'extérieur ne nous réhouissent pas.
Nous passons la matinée devant le pc sur les tables à l'extérieur car il n'y a pas d'intérieur pour se poser (c'est bien dommage quand il fait froid !). Alors là, on sort les grosses chaussettes et ont fait les allemands avec nos tatanes. Vers 12h, la pluie semble se calmer. Nous allons en ville pour chercher quelque chose à manger et pour envoyer des mails. La ville et ses bâtiments font un peu défraîchis, nous retrouvons les galères des routes gadoueuses d'après la pluie. Notre objectif : le Fajema. Un resto indiqué par le Lonely comme étant local. Au passage nous prenons 2 samoossas dans un « take away » (à emporter) car nous avons trop faim. Nous ne connaissons pas l'origine des samoossas ici en Zambie : signe d'une présence d'une communauté asiatique ? Bref, on se régale alors que nous continuons notre marche dans les rues bruyantes, animées et colorées de Lusaka. Nous trouvons enfin celui que nous cherchons et nous nous installons à l'une de ses tables au milieu d'une grande salle. La déco. est minime, juste quelques affiches de sodas accrochées aux murs blancs. Il y a du monde, des locaux. Fab commande un nsima-poulet. Le nsima ressemble à une grosse purée sauf que c'est fait à base de céréales. Cela nous rappelle le tô du Burkina. Nat prend un chicken pie-frite. Les pies sont des feuilletés, généralement très bien cuisinés.
Nous nous sentons dans notre élément dans ce resto à l'africaine et pouvons repartir tranquillement à la recherche d'un cyber que nous trouvons assez facilement. Les connections sont à la minute ici. C'est un bon principe et le cyber que nous trouvons est 2 fois moins cher qu'au Chachacha backpacker. Les backpackers (que l'on trouve un peu de partout en Afrique australe) sont faits en sorte que les touristes trouvent leur bonheur et n'aient pas besoin de sortir (cyber, resto, bar, .) et tout est 2 fois plus cher qu'en ville. Nous passons à la grande gare routière pour prendre des renseignements sur les bus pour le Malawi. Il n'y a qu'une seule compagnie qui part le jeudi (trop tôt pour nous) ou le lundi (trop tard pour nous). Nous partirons sans doute samedi avec une autre compagnie et nous nous arrêterons à Chipata en Zambie, ville juste avant la frontière. Nous rejoindrons donc la capitale du Malawi, Lilongwe, en plusieurs étapes. Pas mal de touristes qui passent au backpacker reviennent du Malawi et sont enchantés par ce pays pourtant très pauvre. La cuisine du backpacker n'est pas accueillante. Nous regrettons celle de Windhoeck mais nous n'avons vraiment pas le choix les soirs car il n'est vraiment pas conseillé de sortir à pied. De toute façon dans les parages il n'y a pas grand chose ou alors il faut prendre un taxi super cher ici. Du coup, on cuisine. Sur des plaques électriques. C'est vraiment pas pratique mais l'électricité vient à 100% de barrages hydroélectriques donc c'est renouvelables et pour notre bilan carbone c'est bien, mais, c'est vraiment pas pratique ! Mardi 18 et Mercredi 19 mars 2008 (LUSAKA) : Premières prises de rendez-vous et premières rencontres. En ce mardi matin, nous sommes contents car en moins d'une heure nous réussissons à joindre toutes les personnes que nous voulons. Un fabriquant de foyers améliorés, un entrepreneur qui fait du biofuel à partir de Jatropha et le Prof. Yamba qui travaille au CEEEZ ( Centre for Energy Environment and Engineering (Z) Ltd) sur un programme d'EnR. Au petit dèj' nous retrouvons le « blondinet » qui était avec nous au backpacker de Windhoek et avec qui nous n'avions jamais eu l'occasion de parler. Il nous apprend ce matin, qu'il travaille pour une ONG allemande sur les EnR et plus précisément sur la promotion de l'énergie solaire par des petits kits solaires pas chers. C'est un volontaire et le fonctionnement de l'ONG correspond à ce que nous voudrions mettre en place par la suite. Nous passons la matinée à bosser sur une nouvelle mise à jour et la newsletter n°9, qu'il nous faudrait faire avant notre départ de Zambie, prévu en fin de semaine. Les connections sont bonnes ici et il semblerait qu'il en soit tout autre au Malawi. A midi, nous allons faire quelques courses au marché du coin à 1/2h de marche et nous nous posons dans un take away pour manger 2 délicieux chickens pies. Puis au marché nous achetons pas mal de légumes, tous produits par les fermiers du coin, à quelques 4 kms d'ici. Ca faisait longtemps que nous n'avions pas croisé un pays qui produisait presque tout. En fin d'aprem', Fab part dans le quartier pour essayer d'envoyer quelques mails. Au backpacker, Nat bosse sur la mise à jour du site quand on vient l'avertir que quelqu'un est là et veut parler aux français qu'il a eu ce matin au téléphone. Nat qui est bien loin d'être à l'aise avec l'anglais n'a pas le choix et part à la rencontre de l'invité surprise. Et quelle surprise !! C'est un rastaman qui à l'air tout aussi surpris de voir une blanche française. Nat arrive à maintenir la conversation un moment. Heureusement, Fab finit par arriver, et pense qu'elle s'est fait accoster par un faux guide. En fait, c'est le manager de l'entreprise « Dread and Works » qui fabrique des foyers améliorés et expérimente également le biogaz. A ses heures perdues, il organise aussi des concerts reggae et tient un discours d'entrepreneur un peu comme ce que nous avons vu en Namibie. On se donne RV pour le lendemain. Il doit nous emmener sur son chantier biogaz. Le lendemain, il arrive comme prévu vers 13h. Cela nous a laissé le temps dans la matinée de préparer la mise à jour du site. Il est assez pressé. On grimpe rapidement dans un taxi, direction le ghetto qui n'est qu'à quelques kms. Le taxi nous chargera quand même de 30000K (6€), une petite fortune. Les protestations de Lazarous, notre accompagnateur, ni changeront rien. En plus, nous finissons à pied car la route est impraticable pour le taxi. Le quartier est sale et les maisons de moellons en mauvais état. Dans la rue, il y a pas mal de monde. Beaucoup d'enfants traînent et quelques femmes font du petit commerce. Les gens nous regardent un peu bizarrement mais sans hostilité. Lazarous semble très connu dans le quartier. Le biodigesteur n'est pas terminé car le chantier a été interrompu par la saison des pluies. Il autofinance l'installation pour l'un de ses amis afin de démontrer la faisabilité du système pour ensuite chercher des financements pour en installer dans tout le ghetto. Nous repartons tous les 3 pour le centre ville mais en minibus cette fois ci. C'est beaucoup moins cher et sans surprise au moment de payer. Jeudi 20 mars 2008 (LUSAKA) : Rien de bien particulier aujourd'hui sauf qu'il s'est mis à faire beau. Nous avons rencontré le directeur du CEEEZ et avons encore payé un taxi très cher pour y aller et sommes encore revenu en minibus. Au backpacker, les touristes défilent. Ils ne restent souvent qu'une nuit. Il n'y a que 3 indiens « permanents » dont 2 ressemblent étrangement à Michel et Jean-Marc (le papa et le tonton de Fab). On a acheté des saucisses chez Zambeef qui semblent être le fournisseur officiel de viande zambienne et qui abritait aussi les rayons de Zambzip (pour les jus), Zambmilk (pour le lait) et Zambchic (pour le poulet).
Vendredi 21 mars 2008 (LUSAKA) : Aujourd'hui c'est « vacances » en Zambie. On s'est posé toute la journée la question « Mais qu'est-ce que c'est que ce jour férié ? » pour que ce soir, une française nous apprenne que c'était Pacques comme de partout dans le monde. Nous avons quand même visiter une « Jatropha farm » (une ferme de Jatropha). Rallier le point de RV sans passer par ces voleurs de taxi est en soi une petite aventure. Il nous faut 1/2h pour trouver la bonne station de bus, 1/2h pour trouver le bon minibus et 1/2h de plus avant que celui-ci ne parte. Pendant l'attente, les vendeurs ambulants viennent discuter et blaguer à la fenêtre du minibus. Ils essaient de convaincre Fab d'acheter une paire de chaussure (très vilaine) et si Nat ne les veut pas, c'est pas grave, car d'après lui, il y a l'autre voisine qui les veut. Le suivant veut nous vendre des diamants. On lui répond que nous sommes prêts à payer le prix d'un diamant s'il nous trouve du camembert ! Le minibus est plein, on part. On arrive au point de RV donné par Thomson (le propriétaire de la Jatropha farm) qui vient nous chercher et qui nous emmène à travers 5 kms de pistes défoncés par les trop fortes pluies de cette année. Après les présentations dans sa maison, nous enfilons les bottes pour parcourir les plantations de Jatropha. Nous sommes au milieu d'un champ, c'est la première exploitation que nous voyons cela et c'est impressionnant. Thomson ne cherche pas à vendre ou à faire du business pour l'instant. Il veut tout d'abord assurer la sûreté énergétique et alimentaire de lui, sa famille, ses petits enfants et ceux d'après aussi et de ses travailleurs. Ensuite, il envisagera peut être de vendre aux voisins s'il y a du surplus. Cela a le mérite de changer par rapport à d'autres exploitations réalisées seulement pour l'exportation. Après en avoir beaucoup entendu parler en Afrique de l'ouest ou vu mais à très petite échelle, et aussi après avoir entendu parler de plantations industrielles, nous sommes rassurés aujourd'hui au milieu de ces champs de futurs biocarburants, de constater que de grandes plantations peuvent être aussi synonyme d'autonomie locale. E personnage est vraiment sympa, et ouvert. En plus, il prend le temps de parler doucement. Nous avons encore fait une belle rencontre ! Le retour vers le centre ville est beaucoup plus rapide qu'à l'aller. Il nous suffit de nous entasser dans le premier minibus qui passe. Bizarrement c'est moins cher qu'à l'aller.
On va réserver nos billets de bus pour demain, direction Chipata, la ville frontière. C'est notre dernier soir à Lusaka, où nous ne pensions pas faire de rencontres et encore moins de visites. On aura appris pas mal de choses en peu de temps . La Zambie nous laisse une bonne impression. Demain il faut se lever tôt à 4h45 alors « it's time to sleep ! ». Ecrit Samedi 22 mars 2008, 21h45, resthouse Kapata, Chipata, Zambie Samedi 22 mars 2008 (CHIPATA) : La nuit a été courte. Nous grimpons dans le taxi qui nous emmène à la gare routière à 5h20. Le bus est prévu à 6h et fait étonnant, quand nous arrivons vers 5h30, le bus est presque plein, le moteur tourne, et il semble vraiment prêt à partir. Dans la précipitation, nous oublions la polaire fétiche de Nat dans le taxi (en plus elle est assorti à tous ses autres vêtements !). Le time bus sort de la gare routière à 6h comme prévu. Fab ne tarde pas à s'endormir tandis que Nat profite du paysage scotchée à la fenêtre. Il fait beau et la « campagne » est jolie avec ses petites maisons de briques rouges, rondes ou carrées, alignées dans les villages.
Il y a beaucoup d'arbres ou de culture de mais qui cachent les habitations. Et avec les dernières pluies, tout est vert. Le trajet dure 8h, nous faisons quelques courtes escales pipi ou restauration, nous arrivons à Chipata vers 14h. On profite de l'aprem' pour visiter un peu la ville, c'est le week-end de Pacques tout est fermé.
Il y a quand même de l'activité dans la rue, surtout dans les environs de la gare routière et vers le petit marché. La ballade nous donne l'occasion de découvrir un nouveau jeu. Son nom local : le soongo. Une sorte d'awalé géant qui se joue sur une table qui fait sans doute plus de 2 mètres de long. Les joueurs nous expliquent que c'est un lien social, et que, depuis toujours dans les villages ou dans les quartiers, c'est un moyen pour eux de se retrouver. Ecrit le Lundi 24 mars 2008, 18h30, Mabuya camp, Lilongwe, Malawi Dimanche 23 mars 2008 (CHIPATA - LILONGWE) : Lilongwe n'est pas très loin. Nous décidons de nous accorder toute la journée pour rejoindre la ville. Après avoir tranquillement pris le petit dej' dans la chambre, nous sortons vers 8h de l'hôtel. A peine avons nous le pied sur le bas-côté de la route qu'un taxi nous interpelle « Border border Malawi » (Frontière frontière Malawi). Ni une ni deux, on grimpe. On connaît déjà les prix. Après l'avoir payé, nous lui demandons de s'arrêter pour changer nos derniers kwachas zambiens. Renseignements pris, le montant que nous récupérons en kwachas malawiens correspond exactement à ce que doit nous coûter le trajet entre la frontière et Lilongwe. Nous sommes contents car cela nous évite de faire changer nos dollars US. Cela fait bien marrer nos compagnons de voyage car nous n'avons pas un centime de rab pour nous acheter à manger. Arrivés à la frontière après à peine 30 minutes de route, on revend notre puce de téléphone au chauffeur du taxi. Histoire de ne pas arriver sans un kwacha en poche à la capitale. Les formalités administratives sont très faciles à la sortie de la Zambie comme à l'entrée du Malawi. On passe la frontière à pied et c'est bien plaisant de ne pas avoir de visas à payer. Et là coup de bol, 3 minutes après nous, un couple de blancs fait également des formalités au poste d'immigration du Malawi. Ils sont en voiture. Fab leur demande s'ils peuvent nous avancer un peu. Ils vont à Lilongwe, et oui bien sûr ils peuvent nous déposer. Les 120 kms passent rapidement. C'est un couple de Sud africains installés en Zambie (car en Afrique du Sud il n'y a plus de travail !). Ils sont très sympas. On discute beaucoup et on arrive à Lilongwe avant 11h. |
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