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L'énergie |
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Le Maroc et les Energies renouvelables ...
Une prise de conscience de l'influence des activités humaines sur le changement climatique.
"... nous subissons le changement climatique de plein fouet alors que nous n'en sommes que très peu responsables à l'échelle de la planète... " .Mr Dakkina, CIEDE (Afrique : 3% des émissions totales de GES)
Une réalité : épisodes climatiques extrêmes depuis quelques années :
- Sécheresse et diminution des ressources d'eau. Exemple : Agadir, est l'une des régions la plus touchées et c'est là où le besoin d'eau est le plus important (60% de l'agriculture). Les ressources d'eau s'amenuisent : là où ils allaient chercher de l'eau à 60 ou 100m de profondeur, ils doivent maintenant descendre à 400m.
- Inondations en plein désert ( Merzouga)
- Neige où il ne neige jamais ( début 2007 )
Se servir de l'expérience « ratée » des pays industrialisées
Ils comptent se servir des erreurs des pays industrialisés et de la maturité des techniques liées aux énergies renouvelables, pour développer un système énergétique plus durable et moins polluant.
Ils veulent également profiter du protocole de Kyoto et des MDP (Mécanismes de Développement Propres) et profiter de la conjoncture économique favorable liée aux EnR (Objectif : augmenter la part de la production des énergies vertes afin de vendre des certificats verts aux pays industrialisés, pollueurs, qui doivent réduire leurs émissions de GES).
L'enjeu économique est très important compte tenu des objectifs de développement du pays (Plan azur touristique / Tanger Med, un des plus grands ports d'Afrique du Nord). Le Maroc est dépendant à 96% énergétiquement et ce développement peut leur permettre d'économiser leur facture énergétique (45 milliards DH en 2006) et peut être une source de revenus (vente certificats verts, vente énergie propre aux pays voisins)
Un gisement renouvelable très important (vent + soleil) : 3ème pays plus venté au monde, durée d'ensoleilement de 3000h/an avec une radiation moyenne de 5kWh/m²/an
Objectifs EnR 2012 : 12% de l'énergie produite en EnR et 20% de l'électricité produite en EnR dont 1000 MW en éolien.
Source : CDER (2001)
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Situation 2000 |
Prévision 2010 |
Capacités installées |
Production en GWh |
Capacités installées |
Production en GWh |
Solaire PV |
6 MW |
11 |
16 MW |
30 |
Solaire Thermique |
- |
- |
180 MW * |
114,9 ** |
Eolien |
54 MW |
330 |
314 MW |
1925 |
Biomasse |
3 000 m 3 |
0,26 |
8 000 m 3 |
0,7 |
Micro centrale hydraulique |
150 kW |
1,3 |
300 kW |
2,6 |
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TOTAL |
342,56 |
2 073,20 |
* puissance totale installée dont 10% éolien ** 10% de la production totale (partie solaire)
3 grands programmes de promotion d'économie d'énergie
Promasol : promotion des chauffe eau solaire individuels et collectifs
2001 : 5 000 m²
2006 : 30 000 m²
2012 : 400 000 m²
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Projet "Bois énergie" : réduction de l'utilisation du bois de feu qui représente 1/5 de la consomation énergétique marocaine.6 millions de tonnes de bois partent en fumée chaque année, notament dans les fours de cuissons des paysans et dans ceux des 5000 hammams du pays. Le projet propose des mesures insitatives destinées à faciliter l'acquisition de chaudières améliorées dont la consommation de bois est inférieure à 50% par rapport aux chaudières traditionnelles. |
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Projet "Maison énergie" qui vise à créer un réseau de 1000 entreprises spécialisées dans les énergies pour en faciliter l'accès |
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Le bois
Difficile de faire le tour de la question du bois, le sujet est complexe et étendu. Une chose est certaine : son utilisation est encore très répandue et la pression humaine exercée sur la forêt et les ressources en bois est forte et constante. La forêt au Maroc diminue malgré de nombreux effort pour rationalisé l'utilisation du bois. |
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La forêt Marocaine ... C'est 12 % de la superficie totale du territoire national (ou 9 millions d'hectares)
Recule de 31 000 ha / an
Entre 1969 et 2003, l'arganeraie, écosystème qui n'existe qu'au Maroc et au Mexique à diminuer de 4 000 ha; même constat avec le thuya, le chène vert ou le cèdre : moins 40 000 ha ces 40 dernières années. |
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Une corvée pour le milieu rural
Dans les campagnes, la corvée du bois est une tradition ancestrale très présente dans tout le sens du terme. Assumé depuis toujours par les femmes, elle constitue une très grosse partie des taches ménagères avec celle de l'eau. Ainsi chaque absorbe (si il n'est équipé ni de gaz, ni de foyer amélioré) entre 20 et 30 Kg de bois par jour. Utilisé pour la cuisson du pain, des repas (généralement couscous et tajine), le chauffage de l'eau pour le thé, pour les ablutions, le chauffage de la maison, le bois est indispensable au jour le jour.
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Et bien qui faille entre 2 et 6h de marche quotidienne pour fournir le foyer il reste néanmoins une ressource gratuite, que cela soit dans les foret de l'Atlas, les montagnes ou même zone arides, il y n'a qu'a se servir. Les hommes préparent le terrain en abattant les gros arbres, et laissent "le soin" aux femmes de les découper en bûches et de ramener le précieux combustible. Bien peu importe l'essence de l'arbre, son âge ou son importance. Ainsi la forêt recule, des espèces végétales et animales sont menacées, le couvert végétal disparaît favorisant l'érosion, l'avancée du désert ... les femmes continuent de couper et d'aller chercher toujours plus loin une ressource indispensable à leur survie.
Des alternatives
Le constat est accablant et risque de se répéter au cours de notre périple, mais que dire à des gens qui n'ont rien, que faire lorsqu'une famille n'a que trop peu d'argent pour manger. On ne peut simplement pas leur interdire de couper sans leur proposer quelque chose en échange, et même si des solutions semblent émerger, des facteurs inattendus peuvent survenir. Cependant les alternatives existent et dans tout les cas elles commencent par beaucoup d'écoute et de sensibilisation et du bon sens. Elles ne peuvent fonctionner que si les populations sont intégrées.
..  Un foyer amélioré, oui mais….
Le bois est gratuit c'est un fait… Partout dans le pays, les fonctionnaires des Eaux et Forêts sont censés faire payer ceux qui exploitent illégalement le bois, mais il semble difficile sur le terrain de faire appliquer des lois très restrictives, et tout le monde se sert sans aucune gestion.
Difficile de faire payer un système économe en bois de 80DH à une famille à faible revenu pour leur faire économiser quelque chose de gratuit. Il faut alors expliquer aux femmes et également aux hommes que tout le temps passer à chercher du bois n'est pas bon (ni pour le futur, ni pour le présent), que ce temps peut être utiliser à autre chose. Il faut mettre en place des activités génératrices de revenus (broderie, jardinage, couture, etc…). Trouver des familles ou des villages ouverts et motivés, introduire les fours, démontrer l ‘efficacité et les gains de temps comparé à un système traditionnel et réussir convaincre qu'à moyen terme l'achat d'un tel système leur permettra d‘améliorer lle quotidien. Mais le travail est long et même si le nouveau foyer dégage moins de fumée et est meilleur pour leur santé, les femmes parfois refusent de l'utiliser pour des raisons de changement comportemental trop important, de mauvaise entente, …
Encore des obstacles…
La collecte du bois est institutionnelle. Pour les femmes, c'est un moment où elle peuvent se retrouver entre elle, loin des hommes, loin de la maison, des heures privilégiées. Cela leur permet de montrer leur présence, « d'affirmer leur territoire », d'éviter ainsi les « grappillages » de terrain des foyers voisins. Enfin, une femme qui à un gros tas de bois démontre sa valeur. Les vieilles habitudes sont difficiles à changer et il n'est pas rare qu'elle partent chercher du bois sans en avoir réellement besoin.
Pas de recettes miracles, mais des solutions locales …
En milieu rural, la préoccupation majeur est de savoir comment on va payer les vivres lors du souk hebdomadaire pour assurer la bonne santé de la famille la semaine suivante. Difficile alors de faire comprendre aux populations que s'ils continuent comme cela, leurs enfants n'auront peut être tout simplement plus accès à la forêt.
Le travail de faire changer les mentalités et les comportements est long et difficile mais il est possible !!
Toutes les associations que nous avons rencontrées sont d'accord sur ce point et font le même constat : c'est avec une approche participative et en intégrant les aspects sociaux et économiques spécifiques aux traditions locales du village, que l'on peut construire les alternatives.
Si une expérience fonctionne au sein d'un village, le bouche à oreille est alors plus efficace que toutes les campagnes de pub. |
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L'électricité |
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L’électricité est gérée au niveau national par l’Office National de l’Electricité (ONE), organisme d’état qui a privatisé la production depuis plus de 20 ans et qui fixe la politique énergétique du pays en définissant ce qui va être électrifiée par réseau et par le solaire. |
Le solaire PV: une approche purement économique
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— Le PERG (Programme d’Electrification Rural Global)
En 1994, seulement 12% des foyers sont électrifiés. L’ONE décide le lancement du PERG avec pour objectif d’obtenir un taux d’électrification de 60% d’ici 2007. Les objectifs ont été plus qu’atteints car à ce jour env. 88% des foyers sont électrifiés.
Le gros du travail a été fait par extension du réseau puis par ERD (Electrification Rurale Décentralisée).
 Le solaire PV : la solution bien souvent économiquement la plus viable
Quand le coût d’une extension du réseau est trop important pour électrifier quelques habitations ou villages isolés (> 27 000DH), l’ONE préfère envisager des solutions d’ERD. Même si ce n’est pas systématique, le plus souvent c’est le kit PV qui est retenu. Ainsi, en 1998, l’ONE lance un premier appel d’offre pour électrifier 16 000 foyers isolés.
Le projet ne sera finalement actif qu’en 2002. Un groupement EDF-Total Energie remportant le marché afin de créer l’entreprise Témasol sur le territoire Marocain et d'opérer un transfert de savoir-faire. Aujourd’hui l’entreprise a 4,5 ans d’existence, et avec une centaine de salariés, obtient 50% des parts de marché du solaire PV au Maroc dans l’ERD. Une installation type : le cas de Témasol
Merci à M Semaoui et Karim pour leur disponibilité et la visite sur site
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2 kits identifiés :
- une version économique (dite sans frigo) 75Wc pour alimenter 4 lampes + 1 prise
- une version luxe (avec frigo) de 200 Wc
la première version constituant + de 99% du marché.
Le kit 75W répond largement aux faibles besoins en électricité d’un foyer rural marocain (éclairage, télé, recharge tel. portable. Grâce à un ensoleillement moyen annuel de 5KWh/m2 (4 à 5 fois celui de la France) ils disposent d’une autonomie de 8 jours.
Le kit se compose d’une plaque solaire (fabriquée en Afrique du Sud), d’une régulation et d’une batterie solaire (fabriquée et recyclée au Maroc, dont la durée est en moyenne de 3,5 ans) et de l’installation électrique intérieure (câbles, ampoules basses conso., prises, interrupteurs, fusibles).
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Les installations sont la propriété de l’ONE qui assure la majeur partie du financement. La participation des utilisateurs s’élève à 900 DH sur les env. 6 000 DH que coûte réellement l’installation, somme à laquelle il faut ajouter une redevance mensuelle de 65 DH pour la maintenance des installations (changement des batteries comprises).
Pour éviter les branchements pirates qui réduisent la durée de vie des installations, les batteries sont désormais conditionnées dans des caissons plastiques scellés.
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Un dispositif très proche d’une population isolée … vers une approche sociale voire familiale
L’aspect social de l’installation de kit solaire est complètement intégrée dans le travail des installateurs et des commerciaux. L’idée est d’établir une vraie relation de confiance et les homme de terrain rendent bien souvent bons nombres de services annexes à leur clients (lecture des courriers, écriture de lettres, transport de personnes malades, …). Dans les quelques rares cas (<0,4% où les redevances ne sont pas payées, ils leur arrivent de « dépanner » les usagers afin d’éviter le démontage de l’installations et pleurs des enfants).
Sous-traitance : 2 installations / jour, payée 500 DH l’installation
Le souk : l’endroit de récolte des redevance, des réclamations et un moyen de prendre des nouvelles
Les gens sont contents d’avoir de la lumière : une révolution
Des freins administratifs et logistiques à l’installation de solaire
Les élus et les décideurs politiques ne veulent pas de l’ERD solaire. Ils préfèrent une solution avec le réseau et freinent la validation des programmes régionaux. Certains gouverneurs ou chefs de commune ne veulent pas payer le surplus lié à un raccordement au réseau mais ne veulent pas non plus signer pour une électrification via le solaire. La population se retrouve alors sans électricité.
En pleine année d’élections législatives, ils jouent sur la méfiance et la méconnaissance de certains citoyens marocains à l’égard de la solution solaire pour promettre le réseau dans chaque foyer marocain. Pourtant, le bouche à oreille fonctionne et souvent lorsqu’un foyer de douar est équipé, les autres foyers ne tardent pas à suivre. L’ONE n’a pas encore délivrée les autorisations d’installations pour certaines régions se qui empêche le déblocage des subventions et à la population d’avoir un peu de lumière. La totalité du marché prévu initialement n’est pas encore accessible. D’autre part, la pénurie de silicium à l’échelle mondiale provoque des problèmes d’approvisionnement des capteurs solaires. L’agence de Tinedire que nous avons visitée ne disposait que d’un stock de 3 capteurs. Ils réalisent pourtant 2 installations / jour (ils ont même connu une période d'arret de 4 mois pour cause de rupture de stock). |
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— L'éolien
... un fort potentiel (3ème pays le plus venté au monde) 3 500 kms de côtes très ventées + des couloirs de vent important à l'intérieur du pays un potentiel de 20 000 km 2 de Tanger à Agadir qui permettrait d'installer 140 GW d'origine éolienne (7 MW/ km 2 ) 2 parcs existent à Tanger (50MW) et à Essaouira (60 MW ) Des programmes importante sont prévues pour équipé le royaume de 1000MW supplémentaire en 2009 et 2012 par l'installation de parcs éolien : Tanger 140MW (2009), Tazat 100MW (2010), Tarfaya 200MW ou 300MW (2010) Les industriels privés peuvent produire eux mêmes leurs électricité, l'ONE s'engagent à racheter le surplus de production à base d'énergie renouvelable à un tarif préférentiel 1 site de 10 MW exploité par Lafarge pour les besoins énergétiques de sa cimenterie |
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Merci à toutes les personnes qui nous avons rencontré au Maroc et qui nous ont permis d'avoir une vision de l'utilisation de l'énergie sur ce territoire : Mr DAKKINA du CIEDE, Mr SEMAOUI et Karim de Temasol, Mr GAROUM de l'AMFREE, Mrs ZEJLI et BENCHRIFA de l'unité TEER, Omar de Oxygène, Mr AANDAM de la NEF, Mr AMAHROUCH du CDER et tout ceux qui nous donner de leur temps et de leur connaissance de terrain - Nathalie et Fabien, Association Au Rythme de l'Afrqiue le 05 mai 2007 |
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L'alimentation |
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Quand on parle du Maroc, on pense tout de suite à la tajine et au couscous.
Pour ce qui est de la tajine , il est vrai que l'on peut en manger dans toutes les régions. C'est dans le paysage marocain, de voir, dehors, sur les trottoirs, posés sur un étalage de fortune bien souvent, les plats de tajine en train de mijoter laissant se dégager bonnes odeurs et fumée de charbon. « Tajine légumes » ou « Tajine viande »

Dans les deux cas, c'est un régal, avec les légumes de saison (carotte, pomme de terre, courgettes, petits pois, piments, …) ou la viande disponible dans les alentours (poulet, mouton, bœuf, …). |
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Bien sûr, dans un resto. ou plutôt dans un endroit touristique ou dans les grandes villes, vous la mangerez avec des couverts. Traditionnellement, et c'est le meilleur, c'est avec du pain et la main droite que l'on mange la tajine. Une règle de base : toujours commencer par la sauce, puis les légumes et finir par la viande. On prélève à l'aide de petits morceaux de pain, les aliments. Toute une technique surtout pour la viande ! |
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Le couscous … difficile de manger 1 couscous comme ça sur le pouce. S'il est facile et rapide chez nous d'ouvrir une boîte couscous Garbit et de le « déguster » en quelques minutes, ici, un vrai couscous demande de le commander dans la journée pour le soir dans un resto. Jamais nous ne verrons de Marocains en manger en terrasse, c'est dans le foyer et quotidiennement que le couscous se mange. Selon les régions, c'est uniquement le vendredi et souvent dans les restos on peut voir sur la carte « vendredi couscous » ou « vendredi couscous offert ». Le vendredi, jour de la grande prière et du couscous. |
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Journée type dans un foyer rural du Haut Atlas :
- 6h / 7h : p'tit dèj : café au lait + soupe blanche (1 peu de blé pilé + lait)
- 10h : pause : il faut prendre des forces : thé + riz / pain – huile d'olive
- Midi : tajine viande généralement
- 16h / 17h : pause thé
- Soir : couscous |
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D'autres plats pas ou moins connus existent |
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La harira … |
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La soupe traditionnelle, celle qui fait son apparition sur tous les étalages ou dans les gargottes quand vient la fin de journée, le bol de harira remplace la théière … un bouillon de légumes épicé où se mélange en fonction des villes quelques légumineuses ou féculents (lentilles à Er Rachidia, pois chiches à Rabat, fève à Tinhérir, spaghettis à Ifrane, …). C'est un délice (quand ce n'est pas trop épicé !!). Seule ou accompagnée de pain ou de frites. Nous n'avons pas réussi à savoir si elle constituait le dîner ou si ce n'était qu'un en-cas à partager entre amis avant le vrai dîner de 22h : le couscous ! |
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La bakolla … plat traditionnel : mélange de plusieurs plantes (5 ou 6), à majorité de l'épinard. Ces différentes plantes sont lavées et découpées soigneusement avant d'être mise à cuire à la vapeur ( dans le couscoussier ) Une fois cuites, elles sont cuisinées et assaisonnées avec de l'huile d'olive, de l'ail, un peu d'épices et du cumin. Le plat est servi en rajoutant un filet d'huile d'olive et des citrons confits. Un délice surtout quand il est partagé dans une famille !
Le pain traditionnel est rond, cuit au four à bois (20 kg de bois cuisse 11 pains). Plusieurs tailles, des petits, des grands, avec différentes céréales sur le dessus, ... qui accompagnent tous les plats, qui se mange en sandwichs ou à la pause de l'après-midi en tartine avec des vache qui rit ou trempé dans de l'huile d'olive pour accompagner le thé.
Tout le monde possède un four à pain, que ça soit à la ville comme à la campagne. Le four traditionnel est en terre cuite, ils consomment énormément de bois, voilà pourquoi des fours améliorés font leur apparition, sinon, des fours à gaz et/ou améliorés existent également. Mais dans certaines régions, comme dans la vallée du Drâa, ils ne sont pas acceptés, car, même si c'est moins cher de faire son pain dans un four à gaz, culturellement le pain ne se fait pas comme ça et il est moins bon !
Les galettes … encore des étalages dans la rue, se préparent généralement le matin et en fin de journée, sur une grande plaque en fonte huilée, les femmes étale la pâte à la façon d'une crêpe. Plusieurs forme, des rondes, des carrées ou des rectangulaire. 2 DH la galette de 20cmx20cm qui accompagne bien le café au petit dèj et qui se découpe avec les mains. Pour leur donner un peu de goût, il est possible de les accompagner de miel ou de vache qui rit (nous n'avons pas essayé !).
Le miel , les olives et l' huile d'olive … les en-cas qui accompagne le thé à l'heure de la pause. Du nord au sud les olives et le miel se cultivent. Nous avons été surpris de voir que même aux portes du désert, sur des terrains arides sans aucunes grandes végétation, du miel pouvait être produit. C'est le cas dans l'oasis de Ferkla, où, exceptionnelle cette année, 30000 ruches ont été installées, pour produire le miel de jujubier … Ce miel, comme celui de la province de Chefchaouen (miel multi-fleur, miel à l'eucalyptus, miel de caroubier, ..) viendront réjouire le palais des Marocain à l'heure du thé.

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Les terrasses de cafés …
Que se soit en ville ou dans des endroits très reculés, il est impressionnant de voir le nombre et la situation des terrasses de cafés. Pour la plupart du temps, celles-ci se définissent par un petit local (servant dans le même temps de dépôt de pain, mini-épicerie et mini caverne d'Ali baba) ouvert sur un trottoir avec quelques chaises et tables (de jardin pour la plupart du temps) et à n'importe quel moment de la journée, des hommes, assis autour d'un thé ou d'un café au lait, ou assis simplement à discuter ou à regarder le temps passer. Un endroit de partage, de discussions et de détente …
Le thé … à la menthe ou « nature » se boit à n'importe quel moment de la journée … Il n'est pas très fort mais « plus on descendra dans de Sud (Mauritanie, Mali, ..) et plus il sera fort .. », Ali, AOFEP.
Toute un apprentissage … pour faire un thé à la menthe, faire bouillir de l'eau. Verser dans une théière l'eau chaude – y mettre le thé (et le sucre mais uniquement si pas de menthe) – remettre à bouillir environ 30 secondes à 1 minute, le temps que la théine donne sa saveur – retirer du feu et rajouter la menthe (au préalable lavée et séchée manuellement)) et le sucre qui servira à pousser la menthe pour qu'elle soit toute immergée (sinon risque de donner un mauvais goût). Le thé est prêt. Il faut le servir de façon à l'aérer et le faire mousser … par un geste de va et vient vers le haut et le bas.
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Le café … avec du lait … voilà ce que boivent beaucoup les marocains. Très rare de voir un marocain boire un café noir ou alors un homme d'affaire qui a l'habitude de voyager dans les pays occidentaux, là où ils boivent des cafés noirs. |
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Des étalages … et de la viande !!
Il y en a tellement de partout que l'on a l'impression qu'ils sont toujours en train de manger.
Ce qu'ils proposent varient en fonction de la région mais toujours et souvent comme point commun : la viande !!! et le pain …donc beaucoup d' étalages ou gargotes à sandwichs …
Les pains ronds traditionnels ou les mini-baguette à la française se garnissent de boulettes de keftas uniquement à Tinjdad, de saucisses de cheval ou de viande hachée mélangée à des oignons+épices à Rabat. Des sandwichs ou des assiettes de légumes-frite aussi.
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Sinon, au menu, poulet rôti (Tinherir ou Ouarzazate) ou tajine viande … Les marocains mangent beaucoup de viande et il n'est pas rare de voir à côté de ces étalages, des mini-boucheries (petite case avec souvent une carcasse en train d'être découpée) ou des cages de poulets vivant, prêts à alimenter les étalages d'à côté de viande fraîche. |
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A côté de ces étalages, des étalage de galette et beaucoup d'étalage de cochonnerie : friandises à gogo, bonbons, gâteaux sous plastiques, barres chocolatées, … que l'on achète à l'unité. |
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L'eau |
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L'accès à l'eau
C'est l'ONEP (Office National de l'Eau Potable) qui approvisionne les foyers en eau potable. Tout comme l'accès à l'électricité, l'accès à l'eau potable s'est considérablement développé dans cette dernière décennie. Si en 1994 seulement 14 % de la population rurale y avait accès, en 2006 c'est 77% et il est prévu pour 2007 un taux de 90%.
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Si dans la plupart des cas, l'accès à l'eau se fait par le réseau de distribution de l'ONEP, il devient difficile ou très coûteux de « connecter » les milieu ruraux isolés, et les populations doivent encore faire souvent des kilomètres à pieds pour trouver un point d'eau potable. Les pompages peuvent être une solution dans ces cas là, mais la sécheresse rend les nappes phréatiques difficilement accessibles et les eaux de surfaces impropres à la consommation. |
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D'après l'ONEP, 90% de la population à accès à l'eau potable.
92% en milieu urbain – par connexion au réseau
77% en milieu rural |
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Des solutions alternatives sont à mettre en place, tel que le dessalement de l'eau de mer ou la déminéralisation des eaux saumâtres. Des unités existent déjà, très énergivores, de nouveaux axes de recherche s'orientent vers des systèmes hybrides basés sur les énergies renouvelables (solaire PV + éolien). |
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L'irrigation :
Si les systèmes de production d'eau ou méthodes d'extraction se modernisent (motopompe, barrages), les agriculteurs utilisent encore pour la distribution des systèmes anciens. Ainsi dans les palmeraies, les canaux d'irrigation sont faits de terre et l'eau circule par gravitation, les paysans par un jeu d'ouverture et de fermeture la dirige vers leur parcelle, les vannes sont en fait constituées de pierres, d'herbes et d'argile qu'il faut détruire et reconstruire éternellement. |
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L'entretien de ces réseaux est géré communautairement, chacun s'acquittant d'un peu de travail qui lui donne droit à une certaine quantité d'eau. |
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L'effet pervers de la modernisation…. Cas de la palmeraie de l'Oasis de Tinejdad
De grands changements ont eu lieu en 20 ans. Les immigrés ont ramené beaucoup d'argent, la population n'en n'avait pas réellement besoin mais l'attachement à la terre des « vieux » a fait qu'ils ont voulu plus d'eau, pour pouvoir améliorer l'étendue de leur culture, beaucoup de motopompes fonctionnant au fuel ont été introduites. |
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Du coup, la quantité d'eau pompée a augmenté ne laissant pas le temps à la nappe phréatique de se régénérer, il a donc fallu augmenter la puissance des pompes pour pomper toujours plus profond (la nappe qui se trouvait à 10 m de profond il y a 20 ans est aujourd'hui à 40 m). Cette facilité d'accès à l'eau a modifié les comportements, et une nouvelle méthode d'arrosage dite gravitaire est apparue. Elle consiste à inonder les champs pour laisser l'eau s'infiltrer, mais elle a très vite montré ses faiblesses (beaucoup d'évaporation due à la chaleur). Ayant aujourd'hui prit conscience de ces erreurs qui ont accélé le processus de sécheresse, ils reviennent à des systèmes anciens (Khettaras) et adoptent une politique d'économie de l'eau (sensibilisation, goutte à goutte, etc) |
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Les Khettaras…. Une idée de génie
Ce principe qui fait date, est en fait un canal souterrain amenant l'eau d'une source montagneuse jusqu'à la palmeraie. Des puits sont aménagés tout au long du tracé, espacés tous les 10 mètres, ils sont destinés au curage et à l'aération de l'eau. La pente d'environ 1% à 2% permet d'acheminer l'eau naturellement (par gravitation) jusqu'à sa destination. Les « ingénieurs » de l'époque (plus de 2000 ans d'âge), ont eu le génie de faire descendre l'eau jusqu'à la plaine avec une pente suffisante pour qu'elle bouge toute seule, qu'elle reste hors de portée de la poussière et des animaux et, idée encore plus géniale, arrivent à faire affleurer la source à la surface de la palmeraie de sorte que l'eau se déverse comme une rivière sur le site, évitant le laborieux travail de tirage manuel des puits traditionnels. Le tout, sans calculatrice, ni sonar ou altimètre. La cerise sur le gâteau, l'eau arrive tempérée, fraîche en été, tiède en hiver, ce qui est très bon pour l'agriculture. Aujourd'hui plus personne n'a le savoir de cette technique mais la réhabilitation est possible. Les gens qui l'ont inventé étaient des génies et c'est aujourd'hui un véritable patrimoine de l'humanité. |
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Des fontaines d'eau dans la ville |
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En ville l'eau est disponible pour tous, il n'est pas rare de voir un mendiant venir demander de finir un verre d'eau laissé là par un client de terrasse, voir même de venir se faire servir à l'intérieur. Souvent des fontaines sont disposées dans la rue, une grande jarre cadenassée sur un trépied avec un gobelet pendu au bout d'un fil, gérée par les habitants. Ces fontaines sont à la disposition de tous, de la petite famille venue faire ses courses, à l'enfant sur le chemin de l'école, en passant par le jeune livreur en plein travail…. A Rabat, l'exemple le plus parlant est sans doute cette petite fontaine d'ornement nichée au milieu d'un petit jardin au cœur de la médina, une fontaine en piteux état qui semble être une source intarissable, les deux gobelets aujourd'hui en plastiques placés sur son bord, passent de mains en main, l'endroit semble un lieu où l'on vient se désaltérer depuis des siècles, l'usure de la pierre à l'endroit où sont posés et repris inlassablement les gobelets en témoigne. Il est facile d'imaginer qu'il y a quelques temps les ancêtres de ces personnes reproduisaient le même geste avec des gobelets en bois ou en terre. |
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