PROFESSEUR BACHIR RAISSOUNI : UN DOCTEUR UNIVERSITAIRE AU SERVICE DE LA POPULATION Le professeur Bachir Raissouni est un amoureux de la nature. Un docteur d'université qui aime toucher les plantes, voire grandir les arbres et les légumes et qui adore se promener dans son éco-village. Les échanges sont cordiaux et son visage s'illumine lorsqu'il parle de tolérance, d'amour des pleuples et de mixité ... des valeurs fondamenales pour une université basée sur l'ouverture... Après avoir passé quelques années "enfermé" (d'après ses dires) dans des théories et des rapports, il a pris conscience de la nécessité d'oeuvrer sur le terrain, d'essayer les choses, d'être confronté aux difficultés pour les surmonter et finallement arriver à ses fins. Il a fait preuve d'une grande volonté en "imposant" à son université un éco-village. L'objectif de ses expériences est de conserver et de préserver l'environnement tout en proposant des solutions alternatives génératrices de revenus ou améliorant les conditions de vie des populations locales : "il est facile de dire a un paysan qu'il ne faut plus couper le cèdre, mais il est plus diffcicile de lui proposer une alternative qui lui permet de survivre malgré tout" (Ifrane est à 1700m d'altitude et les mois d'hiver sont très rudes). Cet éco-village est un endroit de démonstration mais également un outil de sensibilisation, d'information et de promotion des bonnes pratiques environnementales. Déjà 5000 visiteurs sont passés sur ce site, c'est dire du réel intérêt que peut avoir la préservation de la nature comme alternative économique. Cette sensibilisation s'adresse surtout à la population locale. Il est fier de nous montrer sa "salle de conférence" en plein air au milieu de l'éco-village où pupitre et bancs en cèdre (ressource locale provenant des cèdres morts) peuvent accueillir un public d'une trentaine de personnes. Cet éco-village d'environ 5000 m2, site pilote reproduisant l'écosystème du Moyen Atlas, est avant tout un lieu d'expérimentation visant à conserver les ressources naturelles dans un soucis d'intégrer les populations locales et de leur proposer des alternatives aux méthodes habituelles souvent destructrices des ressources naturelles. Il tente au jour le jour depuis 2 ans de démontrer la faisabilté de ses théories : bio agriculture, valorisation de plantes aromatiques, valorisation des déchets de la forêt comme conbustible, valorisation des plantes (locales ou cultivées), gestion rationnelle de l'énergie et de l'eau, ... sont autant de pistes qu'il explore, expérimente, en collaboration avec d'autres centres ou organismes (ONF, ...) pour en montrer le pertinence et, avec à chaque fois, le pragmatiqne commercial d'un étudiant / stagiaire qui pose le buisness plan ou les concepts de valeur ajoutée, validant la faisabilté commerciale de la chose. Il propose aux paysans, via une coopérative agricole, des solutions complètes et qui fonctionnent : l'eco-village en faisant la preuve. Avec très peu de moyens financiers, une toute petite équipe et beaucoup de motivation et d'investissement personnel, il est arrivé à prouver et à démontrer que des solutions existaient et que conservation de l'écosystème et amélioration des revenus des populations locales étaient compatibles. Il a su préserver et ajouter une valeur propre aux particularités géographiques, agronimiques, climatique et forestière du Moyen-atlas.
Sous ces aspects très conventionnel, tout en lui sonne l'originalité et son béret est sans doute là pour le rappeler. L'endroit semble paradoxal, au premier abord l'AUI est une université grand luxe à l'Américaine. Bon nombre d'étudiants sont logés sur place, la bibliothèque est immense et recèle des ouvrages en arabe, français et anglais, allant des éditions les plus récentes aux plus rares, l'enseigenement est de haut niveau (les enseignants doivent au moins avoir un doctorat et sont rémunérés au nombre de publications) et entièrement en anglais. Les entreprises viennent de loin pour recruter (Microsoft, France télécom, Toyota.....organisation annuelle d'un Job Fair : marché du travail sur le campus, etc...). Bref sous ce modèle à l'américaine, on n'imagine pas une seconde une quelconque démarche durable et pourtant si, le prof. Raissouni a crée le CEIRD et pousse au quotidein pour faire avancer les choses à l'intérieur et à l'extérieur de l'unviversité.
Ainsi, Les locaux sont doté d'une centrale solaire thermqiue de 120m² destinée à la production d'eau chaude sanitaire. Ils trient et recyclent localement leur déchet. Et il y a cet ECO-village, lieu de formation et d'expérimetaion écologique qui a fait ses preuves et à déjà attiré plus de 5000 visteurs nous annonce-t-il avec un fier sourire. Son principal objectif est d'élaborer un système d'exploitaion durable et viable afin de les transmettre aux agriculteurs du Moyen Atlas et de conserver par la sensibilsation un des écosystème les plus riches du Maroc (2/3 des expèces d'oiseaux endémiques, départ de nombreuses sources, plantes aromatques et forêt de cèdres, etc...).
LES ALTERNATIVES PROPOSEES PAR L'ECO-VILLAGE Bio agriculture : une alternative pour augmenter les revenus de la population
Valorisation des plantes : une alternative pour augmenter les revenus de la population
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Les choses à suivre : - les financements pour mettre en oeuvre toutes ses idées d'évolution de l'éco-village. - une deuxième maison de la forêt. - irrigation solaire. - biogaz avec récupération des déchets ménagers de l'université. - traitement des eaux usées de l'université. - valorisation des plantes envahissantes. - trouver un système de briquettes combustibles à base de déchet de la forêt pour utiliser moins de bois. - inventaire des oiseaux. - projet d'éco-construction - et toutes les idées qu'il a en tête et que nous n'avons pas eu le temps d'aborder
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