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Avant le départ.....Mardi 20 Mars 10h30, un Bar à Lyon, J-2

A 2 jours de prendre la route du Sud et alors qu'il neige sur Lyon et sur la France, nous sommes dans les derniers préparatifs. Déjà trois semaines que nous avons tous les 2 arrêté notre travail et nous n'avons pas encore eu le temps de penser et de réaliser que le début de l'aventure allait bientôt commencer. Trop de choses à gérer : déménagement, préparation de la soirée de départ, tournage des films dans les écoles, interviews (et ouais on est connus), ménage, au revoir aux copains et à la famille... Nous sommes bien loin d'être au rythme de l'afrique mais j'avoue : cela m'évite de trop gamberger et de stresser, surtout qu'à 2 jours du départ notre sac ou plutôt notre nouvelle maison pour 1an1/2 n'est pas encore aménagée. Pas de stress encore malgré la longue durée de ce voyage mais il est bien différent des autres! Ca va faire un an et démi que nous le préparons et nous sommes serein, nous ne devrions nous peut-être pas!!! Il m'arrive parfois de tout remettre en questions : pourquoi quitter notre petite vie tranquille, notre petit studio au bord de la mer où nous nous sentions bien, un CDI chacun...n'est-ce pas de la folie de tout quitter ?! Et finallement n'est-ce pas nous qui avons raison, nous sommes vraiment libre maintenant même si ça peut faire peur quand on y pense... et puis Véro qui nous dit que le 22 est le symbole du départ et du voyage, alors là plus de doute, encore un signe que nous sommes bien sur la bonne voie.

NAT

 
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le Grand Jour ....Jeudi 22 Mars 23h29, Bateau Sète -Tanger le Fantasia, Jour J

Décompréssion, soulagement....je ne sais pas quel est ce sentiemnt qui m'envailli, nous sommes parti il y a une heure de sète (petit retard de 4h30 pour cause de mer agitée). Nous ne réalisons pas encore et je me demande si l'on va réaliser un jour......

NAT

   
                         

Au rythme des flots....Vendredi 23 Mars 10h30, Bateau Sète -Tanger le Fantasia, J+1

Ca tangue, la mer est forte et tout le monde titube à bord, comme si une gigantesque beuverie avait eu lieu et que les passagers du bateau se reveillaient agards. Nous voila donc parti... pour 18 mois de périple à travers l'afrique sans vraiment trop réaliser ce dans quoi nous nous engageons. La tête vidée des préaucupations de dernières minutes trop nombreuses pour être acceptables. Un seule nuit sur le bateau et nous nous réveillons ce matin plus décontractés. La séparation avec les proches s'est plutôt bien passée pour nous, le rôle le plus difficile est sans doute pour ceux qui restent....

FAB

   
                         

1er pas en territoire africain ....Samedi 24 Mars 22h15, Hotel Abi Kanscha, Chefchaouen J+2

Nous y sommes !!! Et malgré une petite appréhension avant de quitter le bateau, il n'y avait finallement pas lieu de sinquiéter (Fab avait encore raison!), et contrairement aux autres fois, nous sommes arrivés serein et sans inquiétude, sans doute parce que ce territoire ne nous est pas totalement inconnu et que nous étions déjà venu une première fois au Maroc il y a 4 ans.

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Arrivée à Tanger à 16h30 heure locale (moins une heure par rapport à la France, et à partir de demain moins 2 heures c'est le changemenr d'horaire). Arrivée au port sympatique, descente du bateau un peu galère car les quelques passagers à pieds (cad dire nous et quelques autres, peu nombreux) sont bloqués par les très très nombreux 4x4 garés à touche-touche. 1ers dans la gare et 1ers à passer la douane (cela à des avnatages d'être à pieds) que l'on avait pas vu (failli passer sous la corde). Après un peu de change (1€ =10,939 DH), quelques kilomètre à pied (1 seul en fait, avec un lachage de polaire en route, notre premier contact avec un marocain qui nous siffle pour nous la rendre....) direction la station de bus CTM où Fab est d'ailleurs tombé (1ère chute). Le seul bus pour Chaouen partait à 12h30, nous avons donc rejoint la station des grands taxis tranquillement, et nous voila parti pour Tétouan à 6 dans une Mercedes, nous deux à l'avant sans ceinture (connaissent-pas), puis la même chose de Tétouan à Chefchaouen (même modèle, même couleur de Merco) mais cette fois ci à 7 dedans, et après négociation pour ne pas payer le transport des bagages dans le coffre. En suivant le coucher du soleil nous avons traversé de magnifique paysages, les prairies vertes au pied des montagnes du Rif étaient quelques peu étranges. Même si le vert des paturages, les moutons et les vaches peuvent nous rappeler les champs de chez nous, l'atmosphère et les gens sur les bords de la route, les petits bergers allongés dans l'herbe, les tenues colorées et les chapeaux typiques, les ânes, les casbas blanches, nous rappelle que nous sommes au Maroc, le bordel sur la route aussi.... Des paysages cependant un peu dénaturé par les nombreux travaux de construction (routes,ponts).

NAT

   

On prend le rythme ....Dimanche 25 Mars 12h28, Hotel Abi Kanscha, Chefchaouen J+3

Une bonne nuit réparatrice et nous rentrons de plein pieds dans la vie marocaine. Même si la sortie du lit ce matin était difficile. Une petite balade à la fraîche ce matin nous a regaillardi. Les marocains sont plutôt des lève tard, à 9h la ville se reveillait à peine. Ici il fait froid (entre 10 et 15°C), Nat est un peu juste en fringue malgré ses 5 pantalons, 5 t-Shirt et 3 jupes,robes. C'est la grosse patate depuis que j'ai appelé notre premier RDV. Nous allons visiter demain une Asso qui fait entre autre de l'agroforesterie et de la sensibilstaion à l'utilisation de foyers améliorés. Ils nous attendent au Douar (petit village) appelé Belota, à 46 km de Chefchaouen sur la route de Ouezzane. Nous y passerons 2 jours et dormirons sur place. Ce jour sera a marquer d'une pierre blanche car le projet débutera vraiment.

FAB

 
     
 

A la campagne ....Mercredi 28 Mars 9h15, Foyer Rural, Bellota

Nous goûtons aux délices de l'hospitalité Marocaine. Malgré la pluie qui nous accompagne depuis notre arrivée au douar de Bellota, l'accueil est très chaleureux, loin de l'organisation touristique de Chefchaouen. Nous avions rendez-vous hier avec l'asso Rif pour le developpement locale, l'accueil était un peu froid au départ, surement du au fait qu'ils s'attendaient à voir une grosse ONG arrivée. Les langues se sont vite déliées, et nous avons passé une bonne partie de l'après midi à discuter avec Abdelghani le président de l'asso (voir carnet de rencontre). Nous avons fait une visite rapide (3h tout de même) des environs de la coopérative, s'abrittant ci et là entre 2 averses, buvant le thé pour nous rechauffer. Puis nous sommes montés par la piste très très boueuse (de cette boue qui colle au pied et alourdi les chaussures) chargés comme des mulets juqu'au gite rural. Nous y sommes accueilli par la famille depuis maintenant 2 jours, les repas sont copieux et succulents. Les produits locaux : miels, fromage de chèvre, huile d'olive, olives, beurres sont tous transformés dans le Douar de Bellota et accompagnent au p'tit dej', au dej' et au dîner les plats préparés par les femmes avec les aliments de la ferme, un vrai régal (l'huile d'olive se mange seulement en trempant du pain dedans et a vraiment le goût d'olives, un régal !!!!).

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Nat a participé à la préparation du repas d'hier soir et j'ai tenté veinement de réparer une ampoule 12V défectueuse.... Le froid et l'humidité gachent un peu le séjour, mais cela ne nous a pas empêché de partir en balade dans la "guarrigue" de Bellota et d'y rencontrer les membres de l'asso, Lachen (et ses 3 chèvres) et Azhar (et ses 30 chèvres) vaccant chacun à leur occupation (garder les chèvres donc). Nous voulions partir ce matin, mais la pluie est trop forte et descendre la piste n'est pas envisageable avec 12kg sur le dos (trop glissant), et attendre le bus sous un déluge pour y monter trempé et rester humide pendant 5h jusqu'à Rabat ne nous a pas semblé raisonnable. N ous n'avons pas de RDV prévus demain, on attend que le temps se calme et espéraons partir cette après midi. Ici tout le monde est plutôt content de nous voir rester. Nous sommes arrivé avec le pluie et il l'attendait depuis longtemps, tous sont agriculteurs,éléveurs ou apiculteurs ici. La sécheresse est d'ores et déjà annoncer pour cette année.

Fab

                       

Direction la Capitale ...Mercredi 28 Mars 13h58, Bus Ouezzane-Rabat

C'est les pieds mouillés et plein de boue que nous prenons la direction de Rabat. Après l'arrosage des sols, des murs et des portes à grand coup de jet d'eau de seaux d'eau par les femmes de ménage de l'hotel de Chefchaouen, c'est à notre tour de nous faire arroser depuis 2 jours. Nous avons quitté Chaouen lundi matin après une heure d'attente de remplissage de taxi collectif, au milieu des chauffeurs qui se chamaillaient comme des gamins de 12 ans.... Nous sommes partis à la rencontre de notre 1er conatct au Douar de Bellota, toujours tous les 2 à l'avant à 130km/h sur les routes tortueuse du Rif. Grosses sueurs et du coup un voyage assez rapide... pour un arrêt au milieu de nul part à la coopérative agricole de bellota, 5 des 7 membres de l'asso nous y attendait, rencontre un peu timide au départ, puis début des discussions pendant que la pluie commençait à tomber. Partage d'expériences autour du traditionnel thé à la menthe et dégustation de miel (production locale : miel de caroubier et d'arganier, miel multifleur et miel à l'occalyptus ou l'aucalyptus au choix), première vraie tajine et premier repas traditionnel sans couverts, tous les 7 autour de cette excellent tajine à se servir dans le même plat de la main droite (toujours !!) : à l'aide d'un morceau de pain on prélève les différents aliments en commencant par la sauce, puis les légumes pour finir par la viande... cela se complique lorqu'il faut découper la viande (y'a une technique, nous ne l'a maitrisons pas encore, mais on essaie....). Loin d 'être bien équipés pour la circonstance (pas d'imper, pantalon blanc) nous partons avec Aldelghani à la découverte du Douar et entre deux averses faisons un arrêt dans sa maison pour récupérer 2 parapluies et boire un petit thé accompagné d'huile d'olive et de miel. Pour clore la journée, nous entamons la montée de la piste jusqu'au gite rural sous la pluie les pieds dans "la gadoue, la gadoue, la gadoue.... Arrivé au gite un "apéro" au thé huile d'olive et miel nous attend. Il faisait froid en plus nous étions mouillés, difficle de se réchauffer, mais l'endroit accueillant et convivial nous le faisait oublier....

Nat

     

Arrivée à Rabat ...Mercredi 28 Mars 22h37, Hotel de France, Rabat

Nous sommes arrivés vers 17h. Tranquillement, nous avons pris le bus de ville N°30 pour le centre-ville et dans lequel nous occupons 4 sièges (2 pour nous, 2 pour nos sacs) direction la médina ou nous avons trouvé un petit hotel au milieu du Souk, sympa avec l'ambiance de fond, mais il n'y pas de douche (ni froide, ni chaude). Nous changerons donc demain d'hôtel on l'on pourra pour la première fois prendre une douche chaude et se laver les cheveux depuis que nous avons quitté le bateau. Ce soir nous avons fini la 2 ème et dernière bouteille de rouge que le papa de fab nous avait donné (merci Michel, ça nous a aidé dans notre négociation des prix des chambres pour le lendemain !), puis sommes descendu au souk où nous avons mangé notre première harira du séjour pour 3,5dh (0,35€), puis petit tour au Cyber café ou nous avons pu constater que les connexions sont beaucoup plus rapide que chez nous (entre 10 et 30 Mega).

Nat

                     

D'hotel en hotel ...Jeudi 29 Mars 17h05, Hotel Petit vattel, Rabat

Bizarre ces hotels de Rabat, celui d'hier n'avait pas de douches, celui d'aujourd'hui n'as pas de prises éléctrqiue. En fait si, j'ai déjà fait 2 A/R pour faire charger à l'accueil nos appareils d'occidentaux. Il fait meilleur depuis quelques heures, le soleil brille et il fait presque chaud. Nous avons calé 3 RDV pour demain donc tout va bien. Nous nous sommes offert une demi journée "grand nettoyage", cad une douche chaude chacun (la première depuis que l'on est descendu du bateau, jusqu'à présent c'était soit douche froide, soit seau d'eau chaude ou tiède mais jamis la bonne combinaison des 2) et dans la foulée laverie. Nous voila donc tout propre comme des sous-neufs, 2 jours dans la boue et l'humidité avit laissé des traces. Nous logeons à 2 pas de la médina et nous nous nourissons assez copieusement pour pas grand chose : sandwich frite pour 8 DH (0,80€), jus d'orange pour 3Dh, Harira (soupe marocaine) pour 3,5....Bien sûr c'est pas du grand luxe, mais on mange avec les locaux (pas un blanc à l'horizon) et ça rattrape le budget hotel plus cher que prévu (100DH +5 DH par douche), en plus c'est bon et local...

Fab

             

Prise de marque ...Jeudi 29 Mars 23h50, Hotel Petit vattel, Rabat

Voila seulement 2 jours que nous sommes à Rabat et nous nous y sentons plutôt bien et avons commencé à trouver nos repères. Le matin juste à la sortie de l'hotel, nous prenons notre verre de jus d'orange à boire debout sur le trottoire (un délice), le soir quand le nuit tombe, l'échoppe se transforme en un espace de dégustation de bulots. Puis direction le souk pour prendre galette ou pain au chocolat (2DH pièce) et terminons le petit dèj en terrasse avec un café ou un thé, et c'est ainsi presque tous les matins. Pour les autres repas, nous nous tournons vers les nombreux "souk, restos et autres boui-boui" qui proposent harira, sandwichs légumes ou viandes à manger sur le pouce ou assis dans une gargotte d'au plus 6m², nous finissons généralement le repas par un yahourt bien frais. Sur ce mode là, les repas nous coûtent rarement plus de 30DH (environ 3€) pour 2. Nous devons rester une semaine à Rabat, mais espèrons bien pouvoir rencontrer tous nos contacts le plus rapidement possible, car même si la ville est plutôt tranquille et agréable nous préfererions rejoindre un endroit un peu plus reculé et moins occidental avant jeudi prochain.

Nat et Fab

                     

WE ...Dimanche 01 Avril 15h44, Hotel Petit vattel, Rabat

Nous avons consacré les premier jours à Rabat à passer des coups, cous ou coûts de fils (nous ne sommes pas d'accord sur l'orthographe, avis aux instits ou à ceux qui savent), caler et faire des RDV, nous avons ainsi rencontré, Mr Garoum (Prof d'université), Mr dakkina (DG du CIEDE) et Mr Semaoui (DG de Temasol) (ça pète non??) qui nous ont apporté un éclairage important sur la situation énergétique du Maroc. Nous avons profité d'hier et d'aujourd'hui (Week-end) pour visiter un peu la ville et ses monuments. Rabat est tranquille pour selon que cela soit la capitale et très cosmopolite. le plus étonnant pour nous est de voir se cotoyer des filles voilées à l'allure très traditionnelle et des filles "fringuées" à l'occidentale sans distinction d'âge. Les habitants sont ouverts et nous n'attirons pas du tout le regard, sauf pour Nat que l'on devisage un peu plus quand nous rentrons dans les cafés qui sont traditionnellement des lieux d'échanges réservés aux hommes.

Fab

On a l'impression qu'ils sont toujours en train de manger car à toutes heures de la journée, en bas de chez nous et surtout dans le Souk, on peut voir des étalages de nourriture qui se font et défont... galettes, pains, jus d'orange, sandwich, soupe, etc... Beaucoup d'étalages proposent de la viande et ces mignonnes petites saucisses que l'on pensait être des merguez et qui dégagent une odeur particulière s'avèrent être des petites saucisses de cheval !!!!! Sachant cela, j'ai du mal maintenant à regarder ces étalages ...

Le quart d'heure gamberge : "C'est bizarre, on ne ne sent pas vraiment sur un autre continent, peut-être parce que Rabat est très cosmopolite, peut-être parce ce que nous sommes déjà venu au Maroc et que nous avons l'impression de déjà connaitre. La France nous semble si loin, pourtant cela ne fait qu'une semaine que nous sommes arrivé, nous essayons de trouver un rythme de croisière, c'est assez étrange ... m ême si il semble facile de se mettre au rythme de l'afrique, il m'est cependant beaucoup plus difficile de trouver une "case" à notre situation, ni touriste, ni "travailleur salarié" cela est déstabilisant. On nous conditionne tellement à rentrer dans des cases qu'une fois sorti, nous nous sentons perdu, pas normal ou inexistant dans "cette" société, difficile de définir ce sentiment mais c'est peut être ça la liberté. J'ai conscience que ce que nous vivons là, nous le vivrons qu'une seule fois dans notre vie alors chaque jour je me dit: "profites, profites de cet instant" et c'est vrai qu'il est plutôt agréable de "travailler" à quelques chose qui nous plait tout en découvrant de nouvelles cultures..."

Hier après la petite ballade touristique, nous nous sommes posés au moins 2 heures dans le grand parc de Rabat, à réfléchir et à écrire le futur article sur le contexte énergétique du Maroc en focntion des notes prises et de différentes discusssions avec les institutionnels rencontrés. Nous étions au soleil, au milieu de l'animation marocaine, le Fqih (celui qui chante l'appel à la prière) balançant ses paroles au son du minaret....nous n'avons pas à nous plaindre....

Hier c'était l'anniv. de Fab, 30 ans (ouh le vieux)....Lily est née hier également. Pour fêter cela, nous avons explosé le budget et mangé une pizza. On a déliré car on se disait que dans 30 ans, Fab qui aura 60 ans expliquera à Lily qui aura 30ans, qu'il y a 30 ans, le jour de sa naissance, il mangeait une pizza avec Nat à Rabat.....

Nat

   
                         

il neige !!!! ...Jeudi 05 Avril 20h, Chambre froide, Ifrane

Nous voila de retour dans le grand froid, la température avoisine les 5°C dans la chambre, bien sûr il n'y pas de chauffage. Nous sommes arrivés depuis hier à Ifrane, station de vacance hupée marocaine, proche des pistes de ski. Le Prof Bachir Raissouni accompagné de son technicien est venu nous chercher à la station de bus et déjà il faisait froid. Les prix des chambres d'hôtel étant exorbitant (pour notre budget) environ 300DH, nous avons voulu dormir chez l'habitant, après de rudes négociations et l'aide du prof, nous nous en sortons pour 125DH par nuit, sans le chauffage et sans voir la famille.... Occupé mais ne voulant pas nous laisser seuls en ville dans le froid sans rien avoir à faire, il nous emène à l'université, où ilnous faut montrer et laisser nos passeports à l'entrée, un peu surpris, le professeur nous explique que certains élèves on introduit du Hashich et que désormais toutes les allées et venues sont contrôlées.

Il fait froid, l'hebergement est très cher pour ce qu'il 'est ' (on dort dans des canapés, sans chauffage ni douche), mais à coté de cela nous avons rencontré un homme génial le prof Raisouni... Motivé et à contre courant avec ses idées de développement alternatif, mais 'il les assument très bien et de toute façon il "les emmerdes tous" nous dit-il avec un grand sourire.

On est un peu sur une autre planète depuis hier...entre la découverte d'une Université appartenant au roi et basée sur les standards américains, la visite sous la neige et aujourd'hui une journée job fair avec toute la crème des multinationales en costard cravatte, qui venait recruter de nouvelles têtes. Donc sur le campus des microsofts, des Motorolas, des Toyotas à l'affut des futurs têtes pensantes et buisness man. Nous étions nous, en basket et Kway accompagné du Prof. Raisouni, doyen de l'université, qui nous présentait à tout le monde, même au Président de l'université, fier de nous "... alors je te/vous présentent monsieur Fabien et Madame Natalie, c'est l'assaciation Au Rythme de l'Afrique, ils vont faire la promotion des énergies renouvelables dans toute l'Afrique et ont choisi notre centre pour voir nos projets" en essayant de convaincre certains de ses étudiants de prendre son sac à dos et de nous rejoindre... Un peu mal à l'aise au début de cette ambiance, nous sommes quand même contents d'avoir pu vivre ça ... être au milieu de ce beau monde, des journalistes TV, sur les beaux tapis, à prendre le p'tit dèj au salon VIP. La grande classe avec nos baskets et notre dégaine de rien du tout (on n'a pas osé sortir l'appareil photo'). Ah oui, Nicolas doit venir normallemnt au mois 6 ou 7, on a au professeur en rigolant qu'il fallait qu'il lui passe le bonjour de notre part et qu'il lui parle de nous ... il a dit que oui bien sûr il le ferait (et il le fera ...).

Aujourd'hui, il a fait beau, nous avons pu visiter l'eco-village sous le soleil... (voir carnet de rencontre)

Nat

   
                         

 

 

Du froid vers le chaud...Dimanche 08 Avril 13h15 Hotel Rennaissance, Errachidia

Un long moment est passé depuis la dernière fois que j'ai écrit, il s'est passé beaucoup de chose et nous avons changer radicalement de saison en quelques kilomètres. Le départ de Rabat s'est plus tôt bien passé et nous avons atteint Ifrane malgré une grève nationale des transports. La grosse surprise fut la température à notre arrivée entre 0°C et 5°C j'avais quasiment tous mes vêtements sur moi (spécial dédicace à ceux qui nous disait de nous préparer à avoir chaud avnt le départ de France), 2 heures après notre arrivée en pleine viste de l'AUI de Mr Raisouni, il s'est mis à tomber des petit grélon!!!! Eh oui à 1700m d'altitude en Avril ça caille même au Maroc. Nous avons également rencontré sur Ifrane, Karim un chef d'agence de Temasol qui gère les installations photovoltaïques dans la province et nous a amené toute une journée à travers la campagne visiter quelques installations, il faisait toujours aussi froid, mais cela nous a permis de voir comment les gens vivent à la campagne, Karim qui connait bien le terrain nous en à également appris beaucoup, au final et en résumé ils vivent dans un grand dénuement mais finalement avec l'essentiel : un grand canapé, un chauffage au bois, un coin cuisine, 4 ampoule et une radio (ou tv pour les plus riches) alimenté par panneaux solaires, quelques bêtes (de 100 à 300 quand même) et c'est tout. La grève nous a empêché de reprendre la route le vendredi pour le Sud, mais c'était sans doute le destin, de passer une super journée avec Karim, de partager une super bonne tajine à la marocaine et d'apprendre que le vendredi c'est le jour du couscous chez les marocains....Pour le reste du séjour à Ifrane, Nat a déjà raconté, je vais vous faire la suite. Nous voila donc aujourd'hui à Errachidia 260km plus au Sud à rester enfermé dans la fraîche chambre d'hôtel car dehors le soleil tape un peu fort. Changement complet d'ambiance, nous sommes aux portes du désert et après avoir passé une bonne demi-journée à dire à une bonne partie des personnes que nous croisions que " non, c'est bon une excursion dans le désert pour pas chère ça nous intérressait pas, même avec la tajine comprise", nous pouvons maintenant déambuler presque tranquillement dans les rues de la ville ( ils ne sont plus que 2 ou 3 à ne pas savoir). Ici on se sent un peu plus en Afrique (beaucoup plus qu'à ifrane qui ressemblait à s'y méprendre à Aix les Bains), les maisons de terre, les paysages plus arides et le soleil plus accablant nous rappelle que le désert n'est pas loin.

Les derniers jours, on été bien plein et la rencontre avec le prof. Raisouni vraiment surprenante, la descente en bus depuis Ifrane, à travers le Moyen puis le Haut Atlas nous a vraiment offert des paysages magnifiques, mais terriblement sec. Même si cela fait du bien d'être au soleil, les oueds sans eau nous rappellent encore que la sécheresse n'est pas loin. Les gorges du ziz qui s'étalent sur une 20aine de kilomètres avant Errachidia nous ont vraiment offerts de magnifiques vues et l'impression d'être dans le grand canyon des Etats-Unis ... même si nous n'y avons jamais été.

Fab

   
                         

Une place près du désert...Lundi 09 Avril 14h48 un café sur la place des grands taxis, Tinjdad

Nous voila arrivés à Tinjdad à environ 80 km d'Errachidia. Et même si Errachidia était une ville plutôt tranquille, je suis contente d'être ici, loin de tous ces "guides" et mauvaises personnes qui essaient de vous arnaquer. C'est vraiment la première fois où même la nourriture dans les restos il faut négocier, pire ils ne respecte pas la négoc. (et ça ce n'est pas bien, c'est très loin d'être honnête et ça fait du tord pour tout les autres honnêtes) ....Bref, nous sommes à Tinjdad une petite bourgade qui m'a l'air fort sympatique. Nous devons rencontrer une assoc et logerons à leur siège ( 1 seul hotel ici à 150DH la nuit, hors budget, les membres de l'assoc. nous hébergerons).

Nous attendons à une terrase de café, face au grand parking des taxis bleus ( qui doit d'ailleurs être la place centrale), nous attendons que le temps passe, nous devons retrouver notre contact à 18h ce soir... Le vent soulève pas mal de poussière....nous sommes près du désert et il va falloir que l'on s'habitue...

Il est 15h et la vie va commencer à reprendre, les magazins, les téléboutiques ré-ouvrent, les gens viennent rejoindre les amis à la terrasse du café où thés et mots seront échangés jusqu'à tard dans l'aprèm. Beaucoup de 4x4 et camping cars ou de tours operateurs passent par cette ville sans s'y arrêter, les sites touristiques sont quelques kms plus au Sud.

Notre programme pour la suite n'est pas vraiment calé jusqu'à Marrackech. Nous decendrons sans doute sur Zagora, dans les jours qui viennent, on nous a parlé d'asso qui on l'air intéressante . Je pense que nous allons être bien ici à Tinjdad.

Tout autour c'est aride, il n'y a rien. Nous venons de faire 80 kms depuis Errachidia, c'est le no man's land, en route des étendues arides avec en fond des monatgnes, qq chèvres ou moutons de temps en temps et ah oui on a vu qq dromadaire. 1 ville très entendue traversée d'une route goudronnée sur laquelle il n'y avait que des écoliers à vélo....

C'est pas encore le Sahel, il y a encore qq herbes vertes mais nous pouvions voir à certains endroit le sable qui recouvrait la route....le désert avance.

Nat

   
     
     

Une Oasis...Mercredi 11 Avril 12h26, Siège de AOFEP, Tinjdad

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Les 3 jours à Errachidia nous ont saoulé, donc on est bien contents d'avoir changé d'endroit, d'autant plus qu'il n'y a rien à voir (pour les touristes) du coup les gens ne nous voient pas (trop) comme des pompes à fric. Tinjdad est une ville Oasis, avec une route qui la traverse de part en part, quelques commerces près de la station de taxi (gargottes, épiceries, cyber, téléboutique...) et c'est tout. Sauf que tout autour il y a une gigantesque (et splendide) palmeraie qui accueille cultures céréalières et arboricoles... Nous sommes ici pour rencontrer une asso qui a mis en oeuvre un Hammam solaire qui permet d'économiser entre 800kg et 1000kg de bois par jour!!!! Ils nous logent et nous avons même un petite cuisine à notre disposition, ce qui nous permet de faire les courses sur le marché ou melons, poivrons oranges et tomates nous attendent.. Nous n'avons pas encore visité le hammam, les membres tous bénévoles étant très occupés à organiser une caravane médicale, mais cela nous a permis de visiter les alentours et de discuter un peu avec les locaux.... Il fait plutôt chaud, et on se refugie à l'intérieur ou à l'ombre dès 11h du matin, le soleil commence à nous cuire, nous "sentons" le désert de plus en plus proche, la poussière est omniprésente et notre nez s'en rend bien compte.

Fab

   
 
     

De la verdure ...Samedi 14 Avril 12h48, palmeraie de Tinéhrir

Petite pose dans la palmeraie au milieu des oliviers et des bruits (eau qui coule, oiseaux, coup de pioches des paysans, gens qui parlent en fond). Il est presque 13h et la vie est au ralenti, les gens sont rentrés chez eux à dos d'ânes ou à pieds toujours bien chargés (tas d'herbe, outils,....) c'est vraiment paisible. Presque un mois que nous sommes au Maroc et ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai pu carresser le 1er nanou... "c'est mon âne ça!!!" nous a crié un vieux paysan assis au milieu de ses plantations. J'ai bien essayé de lui faire la blague de prendre son âne pour monter en haut de la montagne car à pied c'est fatiguant, il n'a pas compris ou alors cela ne l'a pas fait rire "c'est mon âne ça!!!!" nous a-t-il répété...

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Nous sommes arrivés à Tinéhrir hier et malgré les enfants et les guides qui harcèlent un peu, la ville m'est agréable. J'en avais plutôt un mauvais souvenir...

Quand on nous demande de quelle tribu de France on vient et que l'on répond Montpellier, ils sont tous contents de nous dire "Ah le 34 !!" , beaucoup de gens de la région ont "émigrsé"à Montpellier et d'après les dires de certains, 75% de la population de Tinéhrir sont des immigrés, cad qu'il vivent en France, en Espagne, en Hollande, en Allemagne, ou en Belgique, mais sont considérés comme habitants de la ville et ils font vivre les gens d'ici. Alors quand un gamin vient nous demander un Dirham ou un stylo, la tentation est grande de lui répondre "demande à ton cousin de France !!!"

Nous avons appris ce matin qu'il y a eu un attentat il y a 2 jours à Casablanca ... Là où nous sommes il n'y a pas de soucis, et d'après ce que l'on nous a dit, ici, à Tinhérir il n'y a pas de police, pas de surveillance de la part de l'Etat, c'est la population qui s'auto-surveille ... c'est plus fiable ! Nous avons eu un petit coup de panique quand on nous a dit que depuis 2 jours, c'est-à-dire depuis les attentats, les touristes avaient désertés l'endroit, pris par la panique donc oui, en pensant que nous devons passer une semaine à Marrakech, nous avons eu un peu peur mais c'est tellement touristique que la surveilance doit être à son max. Et puis, pas de panique, ça nous rappelle quand nous étions au Guatemala en pleine période d'élections présidentielles, c'était soi-disant pays à risque (émeutes civile), les instructions avaient été données comme quoi il était préférable de quitter le pays donc tous les touristes sont allé passer le week-end des élections au Bélize. Nous nous rappellerons toujours d'un dimanche très calme, les gens étaient en famille et vu qu'il n'y avait pas de bus, un camion nous avait pris "en stop" donc pas de panique ...

Nat

     

...Samedi 14 Avril 19h12, Hotel Es salam, Ouarzazate

Après un trajet de bus de 3h nous avons rejoint Ouarzazate depuis Tinéhrir. Et comme des cons nous avons décidé de rejoindre le centre ville depuis la gare routière par nos propres moyens, c a d à pieds. "A peine 1,5 km, ça va le faire !! " sauf qu'à 3 heures de l'aprèm, il fait chaud, et qu'avec les sacs à dos cela parait tout de suite plus long. Après une pause et un bon 20 minutes de marche (on marche en tatanne et avec des sacs) on a fini par arriver au centre ville et les 3 étages pour atteindre la chambre d'hotel nous ont achevé, du coup on a rien fait cet aprèm, juste un petit repérage des hotels du quartier histoire de savoir si on changeait de place car on doit rester une semaine ici (Bilan on change demain, on a trouver mieux, moins cher bien négocier par Nat et pas dans le guide : souvent comme ça ! ). On a consacré le reste de l'après midi à manger un yahourt et à se tenir au courant de l'actualité française (élection oblige) et internationale en lisant le Courrier International en terrasse, avec vue sur la place où les familles venaient se détendre à la fraîche en cette fin d'après midi.

Après tout c'est dimanche et on sort d'une semaine assez riche passée auprès des membres de l'AOFEP à Tinjdad. Nous avons été gentillement accueilli là-bas et avons rencontrer des gens fiers de la culture Oasienne et très enclain à faire partager leurs connaissances, leurs problèmes, leurs inquiétudes et aussi leurs volontés d'agir. Ils ont également vraiment pris le temps de nous écouter, de bien comprendre ce que nous voulions faire, même si le temps leur manquait par ailleurs. Nous avons appris beaucoup de choses sur leur culture et les retrancrire en quelques lignes est difficile !! Et Ahmed qui raconte les yeux pétillants sont enfance dans la Kasbah de l'Oasis, ses jeux dans l'oued aujourd'hui asséché, la vie communautaire, la relation à la terre et à l'eau m'ont fait vibrer malgré mon mal de ventre (Eh oui, un peu malade...). Compte tenu de leur emploi du temps, nous avons pris le temps de découvrir par nous même les environs et également nos petites habitudes comme la visite quotidienne chez l'épicier-café-bar de la rue d'en bas (le seul) pour y boire un thé, un coca, acheter un gateau ou de l'eau, finalement les relations avec les gens s'installent vite si l'on prend le temps.

On a aussi visité le Hammam solaire de l'asso (ce pourquoi on est venu). Un truc qui m'a fait halluciner ... entièrement en matériaux locaux, le fonctionnement général est le même que les panneaux solaires thermiques faits en France sauf que c'est beaucoup moins cher et que les panneaux sont en tôles réalisées par le chaudronnier de la ville, l'isolant en roseau et les murs en pisé et le tour est joué. Il ne reste plus qu'a rellier le tout à un réservoir. Sous de "vrai-faux" air de bricolage cela fonctionne, reste quelques trucs à affiner mais l'ingéniosité du système et la démarche très participative dans laquelle baigne la totalité du projet fait plaisir à voir et impose le respect.

Fab

     

L'électronique n'aime pas l'Afrique...Lundi 16 Avril 17h50, Hotel Icham, Ouarzazate

Putain de matériel de merde, même pas 1 mois que nous sommes parti et l'électronique nous lâche !! A Rabat, c'est la batterie à tout faire qui nous a lâché, elle me servait à augmenter l'autonomie du pc portable et d'un coup, pufffffffff, plus rien, un truc qui crame dedans et ça ne marche plus, heureusement (tout est relatif) ça faisait un mois à peine que je l'avais acheté, elle était toujours sous garantie, cela nous a quand même coûté plus de 30€ de frais de port pour la renvoyer en France, des frais qui ne serons pas remboursés (bref passons !).

Et aujourd'hui la super clé USB incassable garantie 10 ans . pufffffffffffff plus rien !! Ah marche plus !! Sans raison aucune et c'est reparti pour un SAV par internet. Juste après que Omar de l'asso Oxygène nous ait filé toute une tripotée de documents super intéressants sur les foyers améliorés.

On va donc tenté les courses Hi Tech sur le souk, il faut un début à tout .

Pour finir, la visite de cette après-midi chez Omar (enfin dans son asso), bien que très brève (à peine 1h) était très instructive, on va du coup, sans doute passé un peu de temps chez lui car il a l'air motivé et emballé par le projet. Pour la petite histoire c'est une personne que nous n'avions pas identifiée auparavant.

Petite nouvelles de santé : après 3 jours en moyenne forme avec tous les 2 le mal de bide, la fatigue et l'envie de vomir, c'est à nouveau la grosse patate !

FAB

 

Une semaine bien rapide ...Jeudi 19 Avril 14h30, Hotel Icham, Ouarzazate

Déjà la fin de la semaine, elle est passée très vite. Après le plantage de la clé USB, il a fallu retourner voir Omar pour récupérer les données à propos des foyers améliorés. Il avait plus de temps à nous consacrer, on a pu beaucoup discuter, on en a également profité pour aller voir l'annexe du centre de formation, beaucoup plus grand et équipé que le siège (un don de la fondation du roi). Nous avons appris, complètement par hasard, qu'il se tenait ce week-end un festival de musique africaine à Zagora, aux portes du désert. Une membre de l'asso. s'est proposée de nous y amener, donc nous partons avec elle demain. Je suis très impatient, même si cela sort du cadre du projet, un peu de musique en plein air, cela ne se manque pas !! Sinon tout va pour le mieux malgré des douleurs de ventre qui viennent et qui repartent sans jamais vraiment se régler. Les melons ici sont délicieux et notre fournisseur officiel nous les choisi attentivement, on a même dû s'équiper de petites cuillères pour pouvoir les déguster. Cette après-midi direction Isofoton, concurrent direct de Témasol sur l'électrification rurale décentralisée. Ce n'était pas prévu mais on a le temps et demain direction Zagora pour le festival mais également pour tenter de trouver l'ADEDRA, asso. qui travaille sur la gestion du bois et que nous essayons de contacter en vain depuis 15 jours. Il y a également eu nos pérégrinations d'impression, où comment passer 1h30 et 3 cybercafés pour imprimer 2 feuilles recto-verso.

FAB

Au gré des rencontres ...Dimanche 22 Avril 20h36, Gare routière Zagora

Un peu de répit pour écrire mais qui sera de très courte durée vu que nous allons prendre le bus dans quelques minutes (à 21h). Difficile de trouver le temps d'écrire, Bon déjà j'arrête car il faut aller mettre les sacs dans le bus qui viens d'arriver..

Départ 21h08, 1er arrêt 21h10 devant la gare routière

... et là, il est 21h15 le bus est toujours à l'arrêt, ça brasse, y'en a qui descendent, d'autres qui montent, nous on n'y comprend rien et ça nous fait rire, ils sont vraiment « grabotte » ces marocains !! Nous allons donc bientôt prendre le départ pour Marrakech et devrions arriver au petit matin vers 5h30-6h. La nuit ne va pas être des plus reposante , on risque d'avoir froid (col de tichka dans le haut atlas à passer et il paraît qu'il a neigé cette nuit), mais nous avons prévu chech et draps de soie. Nous sommes dans un super bus, et malgré tout, les lampes ne fonctionnent pas.

Difficile de tenir le carnet de route. on enchaîne les rencontres, et les villes et si l'on n'écrit pas tout de suite, c'est un peu de réchauffé et l'envie d'écrire passe... A l'origine, ce projet, c'était prendre le temps de parler avec « les gens », et même si l'on passe plusieurs heures voire plusieurs jours avec les mêmes personnes, nous voudrions prendre beaucoup plus de temps pour nous poser et ainsi pouvoir mieux connaître les gens. Nous serions bien resté 3 ou 4 jours de plus à Zagora. Souvent je me dis « vivement le Congo ou Mada, là nous aurons le temps. », d'un autre côté plus on reste longtemps plus il est difficile de partir, et déjà nous imaginons un autre voyage où nous reviendrons au Maroc pour revoir les gens rencontrés et avec lesquels ça a le plus accrochés .

Flash-back sur la dernière semaine.

Arrivée à Ouarzazate dimanche dernier (Fab a raconté notre arrivée à pied sous la chaleur), nous avons changé d'Hôtel, et après de bonnes négociations nous avons passé 4 nuits à 60DH chacune dans une super chambre de l'hôtel Hicham. Le gérant, un jeune de 20 ans (pour Fab), 30 ans (pour Nat) toujours équipé d'un gros blouson, pas très souriant, passait ses journées à lire le Coran et à faire assidûment les prières (un peu déstabilisant).

Ouarzazate.ville que nous avons appréciée, nous n'avons pas vue l'église en carton de Jean-Louis (il nous aura bien fait rire avec ça au Cyber café), mais nous avons été voir le dernier jour la Kasbah. Nous avions beaucoup marché, nous étions crevé, nous revenions à pied d'un rdv avec Isofoton à l'autre bout de la ville (5km), mais après s'être mutuellement démotivé, nous nous sommes remotivés à aller voir le seul attrait touristique de la ville (la kasbah donc) et cela valait quand même le coup malgré la concentration de 4x4 et de touristes .

Comme à Rabat il nous aura fallu 2 ou 3 jours pour prendre nos petites habitudes : sortie de l'hôtel 8h-8h30, traversée du souk encore endormi pour aller prendre le petit déj «- Comme d'habitude ? - Oui 2 pains au chocolat et un pain au raisin s'il vous plait. - 7 Dirham - Choukrane !!!! à demain ! », puis direction la terrasse d'à coté pour déguster nos patisseries accompagnées d'un verre de lait chaud (du vrai sortie de la vache), 8h45 passage de notre ami le cantonnier balai en palme à la main sans pelle, 8h52 passage du livreur de journaux, puis du touaregs qui veut nous faire voir son magasin « juste pour le plaisir des yeux », puis retour à l'hôtel, le marchand de viande vivante ouvre ses portes, nos voisins les poules et les lapins voient le jour, et puis les yaourts fait maison du petit vieux face à la grande place, et les jeunes du Snack qui au bout du 3 ème soir vous prennent dans le bras « salut ! ça va aujourd'hui ! », nous montions au 1 er étage avec vue sur la cuisine (une plaque de cuisson et 5 saladiers) et la Tv était branchée sur le foot en permanence ... entre temps on a fait des visites, de la marche à pied, juste pour dire qu'on ne fait pas que manger !!

....

A Ouarzazate nous avons fait 2 rencontres non prévues et très intéressante à la NEF (Near East fondation) et Omar de Oxygène, grâce à qui nous avons pu rencontrer Meryem à l'annexe qui nous parlé du festival de musique Africaine à Zagora et qui nous a invité en tant qu'association au festival (l'hôtel de standing nous a été offert avec la demi pension). Nous n'avons malheureusement pu assister au Festival seulement le vendredi soir, la tempête de vent et de sable ont contraint les organisateurs a annuler la soirée d'hier, tout s'envolait, la bâche suspendue du festival est tombée sur le percussionniste, nous sommes reparti à l'hotel luttant contre le vent et le sable. En route petit arrêt shoping d'½ heure, les 2 filles (Meryem et sa copine Naima) essayaient et négociaient, moi je regardais les vêtements et Fab était dégoûté d'être avec 3 filles.

Nous nous laissons beaucoup porter par notre instinct et croyons au hasard des rencontres. En descendant à Zagora vendredi, nous avons rencontré dans le bus, Said, un marocain et Nicolas, un québécois avec qui nous avons parlé et blagué pendant les 4 heures du trajet. Said nous a appris qu'il était instituteur, nous avons profité de cette rencontre pour initier une correspondance entre son école et une école française et avons été hier aprem dans son école (et oui il travaille le samedi après midi !!). A notre arrivé dans cette école perdue au milieu des cailloux, il nous a accueilli puis nous a présenté à sa classe. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque les 50 élèves présents se sont levés comme un seul homme et d'une seule et même voix nous ont balancé un grand « bonsoir Monsieur, bonsoir Madame !!! » il a ensuite laissé sa classe et nous avons discuté dans la salle des profs autour d'un thé, en attendant la récré. Il est super motivé, et l'idée lui plaît bien.

Aujourd'hui dimanche, nous avons passé presque tout l'aprèm avec Said, il nous a emmené dans le camping où il travail bénévolement en tant que webmaster… on a pris le temps au camping « prend ton temps » on a bu le thé avec le patron musicien qui jouait du luth, on a discuté de tout et de rien en attendant qu'il fasse moins chaud. On était bien dans ce camping, on serait bien rester une semaine. Said va être papa dans un mois et il ne veut surtout pas de cadeaux de naissance. Zagora n'était pas prévu dans l'itinéraire, nous nous sommes laisser guidé par notre intuition et finalement même si nous n'avons pas vu grand chose du festival, nous avons rencontrer Said, l'ADEDRA ce matin, et Omar hier matin un jeune de 20 ans qui nous offert une belle visite dans la palmeraie de Amzrou puis nous a fait découvrir la fabrication de bijoux et une bonne adresse pour meubler notre future maison.

Et puis aussi la rencontre avec le confort, l'hôtel où nous étions logé avait piscine et salle du bain dans les chambres, et même si nous n'avons pas vraiment eu le temps de profiter de l'hôtel on s'habitue vite à ce niveau de vie, mais je trouve que le décalage est trop grand quand on sort à l'extérieur et que finalement nous sommes bien loin de la réalité de la vie et des locaux. C'est bizarre on ne voit pas les choses de la même façon selon la façon de vivre son voyage et on s'est dit qu'on préférait quand même se caler sur le niveau de vie des locaux (le SMIC ici est à 1800 DH par mois environ 180€, la chambre d'hôtel en ½ pension coûtait 750 DH par nuit).

Donc nous laissons le « Sud » même si nous sommes bien loin d'y être car le vrai sud du Maroc se trouve dans des centaines de kms ds la Sahara, peu de touriste s'aventure là-bas si il ne poursuivent pas leur route vers la Mauritanie, donc nous quittons les portes du désert pour remonter vers " Marrakech, arnakech, Zagora on reviendra", comme dirait l'expression.

1 mois pile poil que nous sommes parti et le speed d'avant départ est bien loin, et aujourd'hui c'est le 1er tour des présidentielles en France, les 1ers résultats « Sarko-Ségo ».Aujourd'hui je suis curieuse et impatiente de voir les résultats de la semaine prochaine.

NAT

Une semaine bien rapide ...Jeudi 19 Avril 14h30, Hotel Icham, Ouarzazate

Déjà la fin de la semaine, elle est passée très vite. Après le plantage de la clé USB, il a fallu retourner voir Omar pour récupérer les données à propos des foyers améliorés. Il avait plus de temps à nous consacrer, on a pu beaucoup discuter, on en a également profité pour aller voir l'annexe du centre de formation, beaucoup plus grand et équipé que le siège (un don de la fondation du roi). Nous avons appris, complètement par hasard, qu'il se tenait ce week-end un festival de musique africaine à Zagora, aux portes du désert. Une membre de l'asso. s'est proposée de nous y amener, donc nous partons avec elle demain. Je suis très impatient, même si cela sort du cadre du projet, un peu de musique en plein air, cela ne se manque pas !! Sinon tout va pour le mieux malgré des douleurs de ventre qui viennent et qui repartent sans jamais vraiment se régler. Les melons ici sont délicieux et notre fournisseur officiel nous les choisi atte

   

ça grouille ... Lundi 23 avril, Bar place Djamel el Fna, 8h08 Marrakech

Nous sommes arrivé ce matin à 5h45 à Marrakech par le bus de nuit dans l'air humide et frais. Le réveil n'aura jamais été aussi rapide . réveillés par un brouhaha, juste le temps de sortir du drap de soie, de remettre les chaussures, vite refaire le sac et hop nous étions dehors, le bus repartait déjà. Le trajet ne s'est pas mal passé, malgré un bus «classe» nous avons eu droit à notre première panne du séjour..c'était un peu surréaliste, il devait être 2h15 du mat nous avons été réveillé par une meute de chiens qui aboyaient à n'en plus finir, j'ai cru que le chauffeur avait fait un arrêt pour manger ou se reposer. En fait nous étions en panne, batterie ?! et ces chiens qui n'en finissait plus d'aboyer

Même si un voyage du nuit n'est pas très reposant, j'aime bien l'ambiance particulière de ces trajets. La nuit était clair, le ciel étoilé, les paysages montagneux, se sont des moments très rares ou vraiment j'arrive à ne penser à rien, et ça c'est bien !!

Fab est revenu et reparti. Il à la recherche d'un « bon » hôtel, nous allons rester une semaine on préfère prendre un peu de temps pour trouver l'endroit «idéal» . Pendant ce temps, je suis au Café au milieu des hommes pour garder les sacs.

Il est 9 H, la ville s'est animée et autour de la place cela commence à être le bordel, mélange de petits taxis, calèches, vélos, piétons, klaxonnes. c'est Marrkech.

NAT

Hotel Hassan, 23h41, Marrakech

On a décidé d'adopter le style télégraphique car le plus dur à tenir dans le site Internet c'est le carnet de route donc on essaye autre chose.

Journée un peu fatigante. Passés la nuit sur la route dans le bus. Départ 21h, arrivée 5h45 du mat pour 460km à travers la montagne, une panne à 2h du mat, « c'est le meilleur bus » qu'ils disaient. Arrivés la tête dans le C..comme toute la journée. Suis tombé dans les escaliers de l'hôtel. Bilan 1ére panne du voyage et 2ème chute. Saloperie de tong glissante. Beaucoup travaillés sur la mise à jour du site. Mangés sur la place Djama el Fna, que des touristes ! un peu trop cher ! Très différent d'il y a 4 ans. Le mieux : moins de harcèlement, le moins bien : plus dans le sens +++++ de touristes. Mais toujours la même effervescence impressionnante, dans le rues et sur la place. Sommes là pour 4 ou 5 jours. Reste à trouver les bonnes adresses. Demain 2 visites d'assos.

FAB

                     

Mercredi 25 Avril, Hotel Hassan 23h36, Marrakech

Grosse journée.  Cet aprèm rencontre avec CDER et FM21 (2ème fois). Ce matin interview de 20 minutes avec Fréquence Terre, + tchat avec Mamie et Pascale . On a encore bougé en plein soleil. Demain lever 6h30 pour visite terrain avec le CDER puis direction vallée du Zat pour rencontrer une nouvelle asso. On vient d'apprendre que les visas pris à la frontière Mauritanienne ne sont valables que pour 3 jours, on va devoir descendre directement à Nouakchott ou bouger à Casa. à suivre.

FAB

                     

Vendredi 27 Avril, Hotel Hassan 21h54, Marrakech

Aujourd'hui journée très tranquille comparée à hier, on a décidé de se reposer (pas de rencontre) après 3 jours un peu speed. Donc c'était grâce mat jusqu'a 8h30 et après travail au bureau (cad dans la chambre d'hôtel). Nat était un peu en vrac, on est juste sorti pour le petit dèj, puis retour à l'hôtel jusqu'à 16h30. Nat à même fait une sieste. Ensuite sortie pour réserver le bus avec une mini arnaque d'un rabatteur à la gare routière, ça a bien énervé Nat qui s'est défendue ferme, il a bien essayé de nous embrouiller mais « le potiron on l'a bien eu ! (il était petit et rond) et même si on savait qu'il ne nous rendrait pas nos 10DH chacun, on a voulu lui montrer qu'on était pas con non plus et qu'on avait bien compris son petit manège ». Il y a beaucoup de rabatteurs au Maroc (gare, hôtel, ..mais surtout dans les gares) et difficile de ne pas se faire avoir quand on ne sait pas où l'on va. Si vous n'êtes pas sûr de vous, si vous avez besoin d'une info, . n'importe quoi est bon à vous soutirer quelques dirhams et c'est franchement pénible, et en plus, quand c'est fait de façon malhonnête, c'est pas bien, car on ne garde en mémoire que ces gens là qui sont bien loin de représenter la population marocaine ! et heureusement !

 

Retour à la place Djama el fna par le souk, on s'est un peu perdu. Arrivés sur la place pile à la bonne heure pour faire des images. Montés à LA terrasse pleine de touristes, avec une boisson au triple de sa valeur habituelle pour pouvoir profiter de la vue. On a fait quelques images et pris un peu l'ambiance. Hier la journée était très remplie, lever 6h30 pour rdv à 7h30 avec Mr Amarouch qui nous mènent en visite pour la matinée. On s'attendait à le voir arriver en gros 4x4 car il fait parti du CDER (Centre de Développement des Energies renouvelables qui présente en façade un joli champ PV et une bonne quinzaine de clim...), un organisme important dépendant du gouvernement et c'est en C15 qu'il vient nous chercher, on était bien content pour notre bilan Carbone, mais on ne lui à rien dit. Nous voilà donc parti en visite voir une maison de l'énergie : entreprise rurale qui concentre le savoir faire en matière d'énergie appropriée puis visite de 2 hammams et leurs chaudière améliorées impressionnantes qui chauffent 10M 3 d'eau au bois... 300 à 400kg au quotidien au lieu de la tonne pour les traditionnelles. A midi il nous pose direct à la station de taxi, on a rdv à 14h à 60 km de là dans une autre vallée, la vallée du Zat. Le taxi par presque immédiatement (à 7 dedans comme d'hab), et c'est tant mieux car arrivés à Tighdouine vers 13h où une merveilleuse tajine nous attend, le bled et perdu à la campagne, pas un blanc à l'horizon, pas un couvert non-plus, le chef du boui-boui ne parle pas un mot de français et nous accueille avec le sourire et nous permet même de filmer (très sympa). Ca nous a fait du bien d'être à la campagne, du coup on s'est baladé un peu, on a fait une rencontre sympa avec des gamins du coin et on arrivé en retard au rendez-vous. Mr Bellaoui était charmant et joyeux, on passe l'après midi avec lui et les dialogues sont sympas. On regrette un peu sur cela soit une rencontre improvisée et non- prévue, on serait bien rester plus longtemps, mais ils n'ont pas eu le temps de préparer notre arrivée et de toute façon nous sommes près de la fin du séjour au Maroc. Il nous faut partir. On arrive sur Marrakech vers 17h30 et décidons de rejoindre l'hôtel à pied depuis la gare de taxi 3km, la balade est bien (pour ne pas dire sympa). On arrive crevé, allons manger, puis nous couché vers 22h, on s'endort comme des masses.

FAB

   

Dimanche 29 Avril, Hotel Atlas 23h02, Tiznit

Nous voilà à Tiznit depuis hier, dernière ligne droite avant la traversée du Sahara. La semaine à Marrakech a été quelque peu éprouvante, enchaînement de rencontres et de visites dans un flot de touristes. Pas le temps de trop visiter, pas trop envie et puis nous connaissions un peu déjà !. Nous avons été dans la vallée du Zat, nous y avons rencontré des paysages et un Mr Bellaoui qui m'ont vraiment motivés à y revenir et à y passer plusieurs jours (rando + gîtes gérés par l'asso).

Nous nous approchons de la frontière Mauritanienne, je commence à appréhender, jusqu'à maintenant nous étions un peu en terrain conquis nous étions déjà venu au Maroc, mais nous n'avions été guère plus loin que Essaouira. Ça y est ! Nous avons franchi la frontière de l'inconnu, et comme dirait Fab je ne vais pas tarder à lui dire "mais qu'est ce qu'on fait là, allez on rentre !". Je n'ai aucune raison d'avoir peur, je pense que je réalise juste (après 1 mois et demi) que l'on est parti pour un grand moment, Malgré tout le mois et demi que nous venons de vivre est passé à une vitesse grand V !! Fidèle à moi même et à mes contradictions, l'inconnu me fait terriblement peur mais c'est à grand pas que j'avancerai.

NAT
   

Mardi 01 mai, Hotel Atlas 22h27, Tiznit

Nous avons rencontré aujourd'hui notre dernière assoc. et avons passé toute la journée avec Mohammed de l'association Answar et Ismane, un technicien du CDER et une bonne partie sur le toit du hammam solaire exposé au vent et au soleil. Pour résumer cette journée, nous étions vraiment au rythme de l'Afrique ... rendez-vous 9h - 9h30, 9h45 toujours personne, Fab va a la téléboutique où il apprend que M. Azganin, le président, sera en retard et qu'il a envoyé quelqu'un nous chercher en ford transit orange. Le ford arrive au même moment, et nous prenons (nous supposons) la direction du hammam solaire avec 2 inconnus. Finalement, après quelques demi-tour, quelques arrêts et beaucoup de grabottage, c'est à huit dans le transit que nous arrivons une bonne heure plus tard au hammam situé à peine à 20 kms de Tiznit. En route, une pancarte nous indique « Nouakchott - 1962 kms ». Sur le toit du hammam c'était sympa, après 2 ou 3 heures de « travail » et d'interview, nous allons chez Mohammed manger une tajine et prendre le thé en attendant le retour du ford transit. Il n'y a guère de véhicules au douar et bien que 1000 personnes habitent là-bas, nous n'avons pas vu grand monde. Mohammed nous apprend à 15h qu'il a une réunion à 15h30 en ville, à 16h, nous sommes toujours chez lui, « avachis » sur les coussins, le ford transit est en panne, il faut trouver un autre véhicule pour rentrer. C'est à 7 que nous rentrerons en ville en C15.

Hier « Ali baba » est allé chez le coiffeur pour se faire couper les cheveux et tailler la barbe ... 20DH

NAT

   

Mercredi 02 mai, Bus CTM en direction de Laayoune, 21h30 / 22h

Nous descendons toujours plus au Sud, 570 kms à parcourir en 10h. Lorsque le jour se lèvera demain, nous serons au milieu de Sahara. Difficile de se dire que l'on quitte déjà le Maroc tant le séjour m'est paru rapide; Bref, une première page à tourner, un premier pays parcouru, il nous reste encore 550 kms à faire pour atteindre la frontière. L'étape Dakhla-frontière reste une grande inconnue, apparemment seuls les Land Rover assurent la liaison, ce qui promet de bonnes négociations.

Aujourd'hui, rencontre avec 2 français en stage ici pour finir leur Master. Mathias et Magalie travaillent pour une association marocaine sur les problèmes d'eau pour l'un et de déchets pour l'autre. Ils ont eu vent du projet par M. Azganin (Mohammed) qui leur loue un petit appart et ils sont du coup venus nous trouver à l'hôtel. On a passé une bonne partie de la journée chez eux, et ils nous ont fait prendre un grand bol d'air frais français qui nous a fait du bien. La journée est passée vite et c'était cool ! On était sur la bonne longueur d'onde. Ensuite rien de bien exceptionnel, direction la gare CTM pour récupéré les sacs, puis attente du bus sur le bord de la route dans un boui-boui. L'humidité et la nuit était tombée et la bouffe pas terrible ... une nuit de plus dans un bus, sans doute pas la dernière ...

FAB

 
 

Vendredi 04 mai, Hôtel Sahara, Dakhla, 21h55

De la journée d'hier à celle d'aujourd'hui nous sommes passés de la nuit au jour. Arrivés hier à Laayoune à 8h du mat par le bus de nuit (rythmé par les premiers barrage de contrôles policiers), on voulait rejoindre l'hôtel à pied, on s'est trompé de côté cela commençait mal, et toute la journée n'a pas été terrible, il faisait chaud, la ville était bizarre, pas vraiment de centre, des militaires partout. Une baisse de régime qui fait que nous n'en gardons pas un bon souvenir, on a voulu vite repartir de cet endroit qui nous plombe un peu le moral. Ce matin réveil 5h30 joli lever de soleil, direction la station de bus en petit taxi cette fois-ci. Ville encore endormie. Seule animation, quelques militaire à pieds, à vélo ou en taxis. Il est 6h30 le bus doit arriver de Marrakech vers 7h, le temps de prendre un café et un pain au chocolat et hop nous sommes dedans. 20 DH moins cher que les autres compagnies mais plus à l'étroit aussi. Heureusement le bus n'est pas complet (malheureusement pour le bilan carbone), on peu se mettre chacun sur un siège et étaler notre bordel. On appréhendait un peu ce trajet (chaleur, nombre d'heures) et finalement il aura été l'un des moments les plus apprécié de ce voyage au Maroc. Nous avons prit le temps de ne rien faire entre 2 destinations et on s'est dit que voyager c'est aussi ça, être à un endroit donné avec les locaux, partager les mêmes choses qu'eux (un bus par exemple) et prendre le temps d'apprécier ce temps. Paysages désertiques, pas le désert que l'on imagine, pas de grande dunes de sables. Des étendues de sables et de cailloux pendant des kilomètres avec pour seul vie, quelques dromadaires ou quelques moutons.Une route toute droite goudronnée et longeant la mer. Des contrôles de police beaucoup plus fréquent et long. Depuis Tiznit à chaque barrage de police on nous demande nos passeports comme on demande leur carte d'identité aux Marocains, les camions militaires sillonnent la zone. A Laayoune des militaires et des 4x4 de l'ONU devant les hôtels de grands standing. Nous sommes dans le Sahara occidental, une zone pas vraiment libre, pas vraiment sous contrôle, pas stable mais pas vraiment instable non plus. Arrivée à Dakhla vers 17h nous y resterons quelques jours, l'ambiance est tellement différente de celle de Laayoune, la ville est plus sympa, plus vivante, c'est en bord de mer, on se croirait un peu à Palavas et il n'y aura aucun soucis pour rejoindre Nouadhibou ou Nouakchott.

NAT

 

Dimanche 06 mai, Hôtel Sahara, Dakhla, 20h42

Nous avons un nouveau président ! Mr Nicolas Sarkozy. A 18h (20h en France) nous étions en terrasse d'un café en attente des résultats. Le barman a bien voulu priver tous ses clients du coup d'envoi d'un match de coupe des champions d'Afrique pour nous laisser à 18h10 voir Dominique Strotskan sur TV5 tenter d'expliquer la défaite de la gauche. Bref pas de politique ce soir. Beaucoup de Marocains nous avaient déjà prévenu que ça serait Sarkozy. Aujourd'hui, on se demande si le pays aura vraiment changé lorsque nous reviendrons. Demain nous allons quitter le Maroc, ça fait bizarre, on s'était habitué à vivre à la marocaine. Départ vers 5h du mat pour 1000kms vers Nouakchott en C15. On a hésité entre ça (payer 55€ chacun) ou rejoindre le poste de police à 6kms de la ville et attendre un camion de marchandises pour le Sud. On a opté pour l'option C15, plus direct et surtout plus sûr. Sinon ce soir, on est invité par Toufik (le gardien de nuit de l'hôtel) à manger une tajine de poissons cuisiné par un marin pêcheur. La dernière tajine ?

Nat

Lundi 07 mai, sur la route dans le Sahara Occidental, C15 de Larbib, 9h36

Cela fait déjà 4h que nous sommes dans le C15 de Larbib à 90km/h, nous traversons tranquillement le sahara. Pas de dunes à l'horizon, rien à voir avec le Paris Dakar. La route est goudronnée et droite, interminablement droite. L'horizon est plat, c'est le désert pas une âme qui vive, et puis une station essence posée au milieu de nul part. On s'arrête pour prendre un thé et quelques vivres et c'est reparti pour le brouhaha permanent du C15. Un C15 équipé d'un moteur de 205 diesel. Nous traçons jusqu'à Nouakchott, plus de 900kms dans la journée, même si on est plutôt bien installé, je ne sais pas trop dans quel état nous allons arriver ce soir.

Fab

                     
La suite en Mauritanie ...