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La Mauritanie est un pays pour le moins dépaysant voire même déstabilisant. Ici, rien ne semble fonctionner comme ailleurs, tout est différent. La capitale, sortie de terre il y a peu, n’a pas d’histoire si ce n’est celle de l’après colonisation. Nouakchott semble avoir grandit trop vite oubliant l’essentiel. L’accès à l’eau n’existe pas dans de nombreux quartiers de la ville, c’est ainsi que l’on assiste à ces scène un peu surréalistes où des ânes parcourent la ville chargés de bidons vendant les 200L à 1500 ouigouyas (4€) !
Un peuple, à 80% nomade, s’est rué vers cette nouvelle capitale. Ils sont plus de 90% à s’être sédentarisé en l’espace de 50 ans, ne reniant pas pour autant leur culture. Ils vivent encore sous les tentes traditionnelles dans les coures ou élevées sur les toits de terrasse des maisons. Dès que l’on sort de la ville, les dunes sont là, omniprésentes. Les mauritaniens semblent livrés à eux-mêmes … il n’y a quasiment aucune infrastructure, peu de route, les réseaux d’électricité et d’eau sont rares.
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La Mauritanie n’a pas « bénéficié» de la construction coloniale, les français se servant du territoire comme poste avancé pour protéger les pays plus au sud. Ainsi, chacun se débrouille comme il peut, faisant jouer relations, compétences et ardeur au travail. Enfin, il y a la circulation, à Nouakchott surtout, qui semble refléter le pays. Chacun fait ce qu’il veut, et roule de la manière qui l’arrange avec le véhicule qui lui convient (souvent une Mercedes 190D), peu importe son état : contre-sens, marche-arrière, rond-point à l’envers, changement de roue au milieu de la chaussée, demi-tour intempestif, tout est permis. Pourtant les accidents graves semblent rares même si les voitures et les bus de la ville portent les stigmates de multiples accrochages. |
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L'énergie |
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Pays au ¾ désertique . c'est un territoire de nomades qui a subit une forte sédentarisation en quelques années (population nomade en 1965 : 73%, en 1991 : 11%, et en 2000 : 4,8%). Ce phénomène a bouleversé toute l'organisation de ce pays et par conséquent a eu des impacts sur l'environnement, l'installation « anarchique » des populations proche des ressources naturelles (points d'eau, forêt) entraînant leur dégradation. Aussi, ces nomades en tant que tel n'avaient besoin de pratiquement rien, en tant que sédentaires et pour se développer il leur faut les services de base et avant tout l'énergie. Ce phénomène étant tout nouveau et le pays sortant de différentes crises politiques, nous pouvons dire qu'aujourd'hui presque tout reste à construire. Nous avons pu constater lors de notre séjour qu'il n'y a pas vraiment de filière énergétique. Les actions entreprises à ce jour sont à l'échelle locale et au coup par coup avec le peu de moyens qu'il y a et le peu de matériaux ou matière première présente sur le territoire . |
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L'électricité |
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Le taux d'électrification est faible (moins de 15%). Si une bonne partie de la capitale est électrifiée, le taux est quasiment nul dans le reste du pays. Le pays est vaste et les villages et villes, souvent très éloignés les uns des autres. Difficile dans ce cas d'imaginer des réseaux de plus de quelques dizaines de kms : le plus long réseau du pays est celui de Nouakchott qui « court » une distance de 60kms. Reste bien sûr les petits réseaux et l'électrification rurale par systèmes photovoltaïques, mais la faiblesse du réseau routier, rend le transport de marchandises difficile. Côté production, 2 centrales thermiques à la capitale dont la plus vieille date des années 70 et est située au milieu du 6 ème , quartier pauvre du centre ville. Ces centrales assurent l'alimentation en électricité de Nouakchott et des alentours. Les baisses de tension sont fréquentes tant les besoins de la ville sont en constante augmentation. Le fleuve Sénégal est également fournisseur d'électricité avec 2 barrages hydroélectrique de grande envergure. Comme tout les barrages, ils ont considérablement bouleversés les écosystèmes en amont comme en aval, modifiant également les habitudes d'agriculture des peuples vivant au bord du fleuve. Les lignes hautes tensions passent au dessus de ces villages sans les alimenter.
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La biomasse |
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C'est la principale source d'énergie domestique du monde rural comme du monde urbain. Elle est utilisée sous forme de bois et de charbon de bois.
C'est majoritairement le charbon qui est brûlé, destiné à la cuisson des plats quotidiens ou à la préparation du thé. Une famille mauritanienne absorbe environ 5kg de charbon de bois / jour. Lorsque l'on sait qu'il faut ici, 18kg de bois pour faire 1kg de charbon, on comprend mieux la pression exercée sur les forêts. En plus d'un mode de transformation mal maîtrisé, les modes de consommation ne sont pas efficaces à cause des faibles rendements énergétiques des équipements « traditionnellement » et majoritairement utilisés, à savoir le foyer 3 cailloux (rendement 5%) ou le braseros à charbon de bois (rendement 15%). |
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La végétation naturelle en Mauritanie couvre 13% de la superficie du territoire et le niveau de consommation ne cesse d'augmenter. Il est largement supérieur au niveau raisonnable de prélèvement autorisé par l'état général des ressources forestières du pays. A Nouakchott par exemple, la consommation est 6 fois plus importante que la capacité de productions des régions d'exploitation. L'exploitation du charbon de bois se fait au sud du pays dans 2 provinces qui constituent à ce titre, la principale source d'approvisionnement en charbon de bois pour la ville de Nouakchott mais qui doit approvisionner également le reste du pays. L'exploitation humaine de charbonnage est particulièrement anarchique, la gestion du bois est faite de manière irrationnelle, les méthodes utilisées ne tiennent absolument pas comptent du pouvoir de régénération des zones d'exploitation qui sont pilées avant d'être abandonnées et les procédés de carbonisation sont archaïques. Les forêts diminuent à vu d'oil.
Mais la manne financière que représente ce secteur est sous l'emprise des quelques exploitants forestiers intouchables. Ces derniers organisent complètement la production en employant des tâcherons sur les sites de carbonisation et le transport en faisant appel aux camionneurs Les camions remplis de charbon sillonnent la route de l'espoir depuis les sites de carbonisation jusqu'à la capitale. L'utilisation massive du bois vert qui fournit un charbon de meilleure qualité est un problème national mais faire pression sur ces « industriels » semble être chose veine tant les personnes qui dépendent de ce secteur sont nombreuses.
Cependant, la vulgarisation de foyers améliorés à charbon de bois pourrait réduire le budget énergie des familles, leur permettant de subvenir à leur besoin quotidien avec seulement 1 à 2 kg de charbon (au lieu des 5kg quotidien) mais aussi paradoxalement à préserver le couvert végétal localement, car une fois l'accès au charbon facilité, les familles ne trouvent plus la nécessité d'utiliser le bois laissant ainsi les arbres alentour sauf.

A gauche, foyer amélioré - A doite, foyer traditiuonnel |
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Alternatives |
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Le soleil peut apporter une alternative sérieuse pour la production d'électricité, le potentiel est considérable. Les installations solaires restent chères, les batteries utilisées sont des batteries de démarrage de camions, mal adaptées au stockage solaire. Toute la filière reste à construire et encore une fois, le réseau routier insuffisant et le coût des matériaux sont des freins à la propagation des panneaux solaires. Le manque d'alphabétisation est également un frein à ce développement comme au développement en général. Pour qu'un projet marche, il faut former des gens au suivi et à l'entretien, à de nouvelles techniques, ce qui est difficile avec des populations "ignorantes" et analphabètes !
Côté biomasse, des alternatives existent : transformation de bouses de vache en biogaz, carbonisation de la typha (plante envahissante du fleuve Sénégal), qui sont des applications mûres techniquement. Et bien que les quelques expériences de terrain soient réussies et convaincantes, il manque les moyens pour faire de véritables campagnes de promotion pour être vulgarisées à grande échelle .
Les foyers améliorés pourraient être très bien acceptés par les populations locales qui voient leurs corvées de bois réduire ou les coûts liées à leur consommation de charbon de bois ou de bois diminuer. Mais encore une fois les matériaux manquent ou coûtent cher et il est difficile pour une famille à faible revenu (la plupart des familles mauritaniennes) d'investir plus de 350 à 500 UM dans un équipement alors que ceux-ci coûtent 700 UM à 3000UM pour les plus efficaces (hors transport) |
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L'alimentation |
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Le poisson-riz … le plat traditionnel Mauritanien aussi connu sous le nom de « Tjibodjine » en Wolof. Composé de riz blanc, principalement importé d’Asie dont le grain est tout petit. Cuit à la vapeur, il est ensuite recuit mélangé à une sauce aux légumes, et est servi accompagné de quelques légumes (chou, pomme de terre, carotte, piment, ..) et de poisson. Le tout est ensuite joliment présenté dans un plat de taille différente en fonction de nombre de personnes . Puis … à table !!
 La table mauritanienne. Il suffit de s’installer sur une natte, de mettre une nappe quand il y en a une et d’apporter le plat. Pas besoin d’assiettes ni de couverts … simplement un marcel (= versoir et bassine) pour se laver les mains avant de commencer le repas et après, c’est parti, de la main droite, vous prélevez les aliments directement dans le plat en prenant dans la partie qui se trouve en face de vous. Votre hôte souvent, se chargera de pré-découper les morceaux de légumes ou de viande et de les redistribuer. Ensuite, c’est toute une technique … d’abord, faire une boule (quand c’est du riz ça va, quand ce sont des spaghettis, ça va moins bien !) puis faire « sauter » la boule (tout en la constituant en même temps) et une fois bien constituer l’apporter à sa bouche. Il suffit ensuite de replier la nappe, de la secouer et pas besoin de faire la vaisselle, juste se laver les main à la fin.
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Des plats locaux et traditionnels et des produits pas locaux… La plupart des produits alimentaires sont importés des pays voisins, Maroc et Tunisie mais aussi d’Europe ou d’Asie. Les prix sont donc élevés et le choix et la qualité très limités notamment concernant les fruits et les légumes. Le pays est au ¾ désertique, difficile de faire pousser quelque chose sur ces sols !
La viande fait part entière de la culture culinaire mauritanienne. C’est sans doute une des seule ressource locale, l’élevage est très présent sur ce territoire et arrive à défier la sécheresse et les conditions désertique du pays. Donc, beaucoup de viande rouge (mouton, chameau, cabri) alors que la volaille reste difficile à trouver et chère. Que vous soyez en ville ou en brousse, il est toujours possible de manger un méchoui, de la viande cuite dans des fours à charbon ou à bois ou sur une grille d’un foyer ouvert. Le méchoui est rarement accompagné de légumes. Les viandes peuvent être aussi consommées en sauce ou en ragoût, et dans ce cas, elles sont accompagnées de céréales ou de légumes, mais les légumes reste toujours très rares. |
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La Mauritanie est ouverte sur l’océan atlantique à l’ouest et est traversée au sud par le fleuve Sénégal. Elle pourrait donc présenter une ressource alimentaire non négligeable en poisson ou pour l’agriculture. D’autant plus que les eaux mauritanienne sont parmi les plus poissonneuses du monde ! Mais les petits pêcheurs n’alimentent que le marché local des villes côtières, Nouakchott et Nouadhibou. Par manque d’infrastructures, difficile d’alimenter le reste du pays où le coût serait vraiment trop élevé. Et bientôt, ces eaux riches en poissons, seront pillées de cette ressource au même titre que celles du Maroc. Déjà des gros bateaux de pêches sont installés et les pêcheurs qui partent en mer dans leur chaloupe constatent, en remontant leur filet à la main, qu’il y a déjà moins de poissons qu’avant. |
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Les dattes, pas locales, sont très souvent consommées et accompagnées de crème fraîche, un régal !
Le pain que l’on peut trouver sous la forme de la baguette française ou le pain traditionnel cuit au four à bois / charbon est également un régal !

Des ressources locales et faibles
75% du pays est de climat aride ou saharien, il reste dans le pays 3 autres grandes zones climatiques qui se distinguent avec chacune des ressources propres, mais trop faibles pour alimenter tout le pays.
* une zone sahélienne (16% du pays) où ce sont les ressources sylvo-pastorales qui sont présentent ici.
* La zone atlantique s'étendant sur une longueur de 800kms sur 50km de large, se caractérise par une activité économique essentiellement tournée vers les ressources halieutiques.
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Aussi, les eaux mauritaniennes sont parmi les plus poissonneuses du monde ! Les « petits » pêcheurs alimentent le marché local des 2 villes côtières, Nouakchott et Nouadhibou. Par manque d'infrastructures, difficile d'alimenter le reste du pays où le coût serait vraiment trop élevé. Et bientôt, ces eaux riches en poissons, seront pillées de cette ressource au même titre que les eaux du Maroc. Déjà des gros bateaux de pêches « industriels » sont installés dans les eaux mauritaniennes et les pêcheurs qui partent en mer dans leur chaloupe constatent, en remontant leur filet à la main, qu'il y a déjà moins de poissons qu'avant. |
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* La zone du fleuve Sénégal, au sud du pays et longeant la frontière sénégalaise représente 2% de la superficie nationale. C'est dans cette zone où l'agriculture est pratiquée constituant l'essentiel de l'activité économique du pays et est basée essentiellement sur la culture irriguée et la culture pluviale. C'est aussi la zone qui recèle le plus de ressources forestières.
Seulement pendant l'hivernage, environ 3 mois dans l'année, quand la pluie est là, c'est l'abondance autour du fleuve et avec la culture de crue - eau de surface des crues du fleuve - patates douces, riz, chou, . verdissent le paysage dans la vallée alors que de l'autre côté du fleuve, au Sénégal, c'est toute l'année où les cultures sont produites. Mais faute d'infrastructures, difficile d'alimenter le reste du pays.
Outre le problème d'infrastructures mal développées, se pose également un problème de mondialisation et de subvention de l'agriculture d'autres pays, engendrant des prix beaucoup moins élevés des produits importés par rapport aux produits locaux (exemple : riz venant d'Asie, fruits et légumes venant du Maroc). Ces denrées venant casser le marché local. |
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Les boissons
Le zrig … l’accueil mauritanien. Cette boisson rafraîchissante vous est offerte lorsque vous arrivez à un endroit donné que ce soit en plein désert, en ville, dans une famille Maures ou Peul. Cette délicieuse boisson à base de lait de chamelle, de vache, de chèvre ou de brebis, additionnée d’eau et de sucre, est là pour vous souhaiter la bienvenue. Elle est généralement servie dans une calebasse, que l’on fait passer à son voisin une fois avoir trempé ses lèvres dedans.
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Vive le nescafé !!! Nous avons retrouvé la joie du nescafé, ce café sans goût que vous prenez « normalement » lors des pauses café quand vous travaillez. Fini les vrais cafés noirs. Les petits dej’ se résument donc souvent à un nescafé-pain.
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L'eau |
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L'accès à l'eau
Les ressources en eau sont très limitée aussi bien en surface qu’en profondeur. La Mauritanie est un pays totalement désertique dans sa partie nord et sahélien dans sa partie sud. Le domaine sahélien connaît des précipitations annuelles comprises entre 150 et 600 mm alors que le domaine saharien se caractérise par une pluviométrie comprise entre 50 et 150mm.
Outre ce manque de ressources hydriques, se pose également le problème d’accès à l’eau potable qui reste encore très faible et inégal à travers le pays. La gestion et l’accès sont très variables de l’endroit. Si à Boghé, au sud du pays, l’accès à l’eau n’est pas un soucis, cela est différent à Nouakchott ou à Magta Lajhar.
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A la capitale, tous les quartiers ne sont pas alimentés par le réseau et là où le réseau est présent, le prix est fixé à 200 ouigouyas (UM) les 200L. Pour les autres quartiers, tout un réseau de vendeurs d’eau en ânes et charrettes s’est mis en place. Les rues sableuses et le goudron sont ponctués d’enfants sur leur charrette tirée par 1 ou 2 ânes transportant des fûts remplis d’eau pour la distribution et la vente dans les quartiers privés d’eau. Toute une filière s’est développée autour de cela. Des fontaines ou des petits châteaux d’eau viennent également composer le paysage de la capitale, l’état vend alors l’eau à 200UM les 200L, les revendeurs en charrettes viennent faire le plein ici, avant de redistribuer l’eau. C’est eux qui fixent alors les prix, et, comble du comble, ce sont souvent dans les quartiers les plus pauvres où l’eau est la plus chère pouvant atteindre les 1500 à 2000 UM pour 200l.
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Dans le reste du pays, comme à la périph. de la capitale, ce sont des bâches d’eau blanches de toutes les tailles qui viennent colorées le paysage. Dans le désert, ces bâches servent pour l’alimentation en eau des troupeaux.
A Magta Lajhar, elles servent au stockage en eau des populations. Pour gérer le peu d’eau disponible, la ville a été découpée en 2 zones et l’eau est distribuée 1 jour sur 2 pendant une certaine période de la journée. De 5h30 à 9h du matin, la zone qui a accès à l’eau ouvre ses robinets et remplie ses bidons et/ou bâches d’eau avec le faible débit disponible. Elle doit gérer ainsi son stock pour le reste de la journée et pour le lendemain sachant qu’elle doit se répartir ce bien précieux entre la toilette, la cuisine et les animaux s’il y en a dans la cour. Difficile, voire impossible d’avoir de l’eau « fraîche » ou du moins pas chaude avec de l’eau stockée dans des bâches de 2000L, disposées à même le sol et exposées en plein soleil pendant les heures les plus chaudes de la journée !
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