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Le Mali est un pays très vivant et les maliens sont plutôt des joyeux. La musique accompagne souvent le travail et les rues sont pleines de monde. Nous avons passé un long séjour à Bamako ce qui fait que nous retenons surtout du Mali la frénésie d'activités dans laquelle beigne la capitale, les marchés sont là tous les jours du matin au soir. La ville ressemble par endroit à un grand centre commercial à ciel ouvert où tout le monde à quelque chose à acheter ou à vendre . du coton tige à la voiture en passant par le riz, les cuillères, les cigarettes, les chaussures, les télés, les fruits et légumes, les ventilos, les rallonges, les téléphones (beaucoup de téléphones), les souvenirs, des poulets grillés ou des beignets, . tout ça, le plus souvent posé à même le trottoir pendant toute la journée pour être caché sous des bâches le soir venu et redécouvert le lendemain matin.
Une ville cependant au ralentie par des coupures d'électricité en cette période de pluie qui n'arrive pas !
Une fois sorti de la ville, c'est un autre Mali qui se présente, celui des agriculteurs, d'un monde plus rude vivant de peu de choses, vivant de la terre qu'ils cultivent. L'activité ici se fait plus discrète, plus dispersée, les vendeurs à la « fenêtre » sont les seuls commerçants à assaillir les gens de passage pour vendre cacahouètes, zaban (le fruit de la saison) et boissons le long des routes. Les autres, surtout en cette période de pré-hivernage, travaillent au champ et préparent l'arrivée des pluies qui tardent.
Et puis il y a le pays Dogon, magique pays Dogon, qui offre paysages splendides et culture originale. Difficile de décrire en quelques mots, le meilleur conseil dans ce cas là et d'y aller..avec un guide c'est mieux, s'il est originaire de là-bas et bon dans son travail, c'est un nouveau monde qui s'ouvre devant vous.
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L'énergie |
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Electrification |
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Le taux d'électrification est faible et de l'ordre de 13 % (2003) pour l'ensemble de la population mais de seulement quelques % pour la population rurale.
En ce qui concerne l'électrification rurale, le choix se porte sur des petits réseaux destinés à quelques centaines de foyers dans des petits bourgs. Ces réseaux sont généralement alimentés par des groupes électrogènes au fuel et installés par des opérateurs privés. L'état, dans ce cas précis, compte beaucoup sur les volontés privées pour réaliser les électrifications (il est d'ailleurs dans une politique de décentralisation). Il passe certes des appels à projet, dépouillant par la suite les offres, mais 80% des dossiers se font sur candidatures spontanées d'opérateurs privés. Une fois la faisabilité du dossier validée, il est ouvert à la concurrence pour un délais de 2 mois. Tous les types d'électrification sont étudiés que ce soit par groupes électrogènes ou par installations photovoltaïques et tous sont subventionnés, avec un taux plus important pour le solaire. Malgré tout, ce sont souvent les dossiers présentant des solutions à base de groupe électrogène qui sont retenus pour des questions de coût d'investissement, mais posant des problèmes à moyen et long terme sur l'approvisionnement et surtout le coût du carburant. Même si, dans le futur, beaucoup envisage le passage au biocarburant sur ces groupes (fâcheux dilemme de savoir s'il faut électrifier le plus de gens possible rapidement et passer à d'autres technologies plus tard ou électrifier « durablement » dès le départ mais environ 4 fois moins de personnes). Une fois les installations réalisées la gestion est donnée par la suite soit au secteur privé soit au groupement villageois si l'offre a été remportée par une ONG.
Des plate-formes multifonctionnelles ont été installées dans environ 500 villages dans les années 2000, pour permettre aux populations rurales à travers cette technologie de bénéficier à la foi d'une source d'énergie mécanique pour les activités de transformation des produits agricoles (décorticage, mouture, broyage etc . ) et de l'électricité pour l'adduction d'eau, l'éclairage et/ou la modernisation d'activités artisanales (extraction du beurre de karité, menuiserie métallique, charge de batterie etc…).
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Les sources d'électricité au Mali . 80% hydraulique
20% thermique (groupes électrogène)
< 1% énergies renouvelables |
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Un fort potentiel hydroélectrique L'électricité provient essentiellement de barrages hydroélectriques. Une vingtaine de sites hydroélectriques ont été identifiés à travers le territoire national pour une puissance totale d'équipement de 1050 MW, dont seulement 4 sites sont à présent aménagés, à savoir : Félou (0,6 MW, env. 3 GWh/an), Sotuba (5,2 MW, env. 40 GWh/an), Sélingué (44 MW, env. 200 GWh/an) et Manantali (200 MW, env. 800 GWh/an). Depuis 1927, date de la mise en service de la centrale hydroélectrique de Félou, le Mali n'a connu aucune réalisation de mini et micro centrale hydroélectrique. Le pays dispose cependant d'un potentiel non négligeable en la matière et 6 sites prioritaires sont retenus pour cela. |
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Mais l'hydroélectricité peut avoir ses limites . C'est ainsi que 3 barrages alimentent actuellement Bamako, la capitale.
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Bamako et ses coupures « exceptionnelles » Nous sommes restés 15 jours à Bamako. La dernière semaine a été animée de coupure d'électricité plutôt exceptionnelles. C'est par demi journée au début et dans certains quartiers seulement, puis par journée entière de 7h30 à 18h30 que tous les quartiers sont privés d'électricité. Une consommation grandissante peut expliquer cela mais surtout le manque d'eau dans les barrages. La pluie a environ 1 mois de retard cette année, les barrages sont secs privant les populations d'énergie. Les feux rouge ne fonctionnent plus, les ordinateurs restent éteints, les cybers n'ouvrent pas, les frigos et climatisation n'assurent plus leur rôle, les ateliers de fabrication ne produisent plus . c'est ainsi que nous découvrons toute l'importance de l'électricité aussi bien dans la vie quotidienne que dans la vie économique. |
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Des barrages en projets . La réalisation des centrales hydroélectriques de Taoussa (20 MW, 100 GWh/an) et Labezanga ainsi que du champ d'aérogénérateurs de Gao (1 MW, 2 GWh/an) contribuera fortement au renforcement des parcs de production des centres isolés. |
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Potentialités nationales en ressources énergétiques |
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Toute la consommation d'hydrocarbure du Mali est importée des pays voisins engendrant des coûts d'approvisionnement très importants. Pourtant, le Mali possède des ressources et un potentiel certain et bien à lui.
- le soleil (irradiation solaire = 5 à 7 kWh/m²/jour bien repartie sur le territoire)
- l'éolien ( la vitesse du vent dans les zones sahéliennes et sahariennes du pays varie de 3 à 7 m/s en moyenne annuelle)
- la mini ou micro-hydroélectricité
- de quantité importante de résidus agricoles et agro-industriels (c'est un pays à vocation agro-pastorale) (premier producteur de coton en Afrique en 2003, le pays produit annuellement environ un million de tonnes de tiges de cotonnier après la récolte et dispose d'une appréciable quantité annuelle de balle de riz et de résidus d'autres céréales (mil, maïs, etc.)).
- de quantité importante de biomasse, dans la zone rizicole de l'Office du Niger (ON), qui est envahie par le typha australis constituant une sérieuse nuisance pour les aménagements hydrauliques de l'ON, dont le potentiel estimé est de l'ordre de 100 tonnes de MS/ha.
Quelques chiffres .
..Répartition de la consommation énergétique :
.. Biomasse (bois et charbon de bois) = 81%
.. Produits pétroliers = 16%
.. Electricité = 3%
.. Energie renouvelables = insignifiant |
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.Classement des grands secteurs d'utilisation de l'énergie au Mali :
... Ménages = 86% (23% pour les ménages urbains et 77% pour les ménages ruraux)
... Transport = 10% (88% pour les transports routiers et 9% pour les aériens)
... Industries = 3% (dont la moitié est constituée de la consommation des industries extractives)
... Agriculture < 1% |
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La biomasse ou le secteur des énergies traditionnelles |
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L'énergie du quotidien : Au Mali, la biomasse est utilisée à 80% comme énergie domestique, sous forme de bois de chauffe dans le milieu rural et sous forme de charbon de bois en milieu urbain. Ce combustible est essentiellement utilisé pour la cuisson des repas (tô, bouillies ou autres céréales). Les paysages traversés montrent les traces de cette utilisation quotidienne et permanente du bois.
Le plus marquant pour nous, reste les 500 kms entre Kayes et Bamako, où les paysages sont marqués sévèrement par les déforestations des terres nous offrant des paysages sordides de massacres avec des tas de bois de partout, des terres ne pouvant seulement offrir des restes de troncs coupés ou encore fumants, des gros arbres à terre, et des tas de bois de partout . au milieu des parcelles, sur des charrettes, devant les maisons, sur la tête des femmes. Un paysage un peu apocalyptique.
Et, tout au long des routes du pays et dans toutes les villes et villages traversés, on constate ces tas de bois. Des tas, des fagots plus ou moins gros devant les habitations ou stockés à même les pierres dans un village Dogon, des fagots transportés sur des charrettes ou sur la tête des femmes.
La dégradation du couvert végétal est omniprésente dans le paysage malien, les paysages sont « marqués » et l'utilisation du bois et du charbon de bois s'observe à tous les coins de rue et dans toutes les cours.
 Le secteur des énergies traditionnelles : un secteur très complexe .
* Le Mali dépend essentiellement des ressources ligneuses pour la satisfaction de ses besoins énergétiques.
* La totalité des combustibles domestiques (bois et charbon de bois) provient des formations forestières nationales.
* La consommation de ces combustibles (env. 6 millions tonnes - 2002) ne cesse d'augmenter ...
- Croissance de ces combustibles (bois et charbon de bois) : 2 à 3 % / an pour les ménages
- Croissance moyenne du charbon de bois : 10% / an pour les ménages
- Croissance qui peut atteindre 20 % dans les ménages de la capitale Bamako
- Croissance moyenne du charbon de bois : en moyenne 20% / an pour le secteur informel
Plusieurs raisons font que toute cette filière restera difficile à faire évoluer, entre autres :
- le nombre très élevé des acteurs (bûcherons, charbonniers, commerçants-transporteurs, revendeurs, ...),
- l’utilisation quasi exclusive des combustibles ligneux (> 80%) pour la cuisson des aliments et l’artisanat en milieu rural,
- le caractère informel très prononcé dudit sous-secteur,
- la répartition très inégale de la ressource sur le territoire national. Source Direction Nationale de l'Energie
Mais la filière s'organise et des alternatives existent . |
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Gestion de la biomasse et Alternatives |
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Nous avons rencontré l'Amader et le Service de Conservation de la Nature qui travaillent à cette organisation.
- organisation de l'exploitation (établissement de permis, élaboration de Schémas Directeurs d'Approvisionnement (SDA), organisation de marché ruraux, .)
- organisation du stockage par magasin (à venir)
- organisation pour une gestion durable des parcelles.
Toutes ces actions montrent que le gouvernement a pris conscience du péril qui menace les forêts du pays, ici les autorités se battent pour que ce pays sahélien ne deviennent pas un pays Saharien. Si l'organisation de la filière devrait permettre sans doute à terme de bien réguler l'approvisionnement et la provenance du charbon de bois utilisé en ville, il reste difficile de contrôler quoi que ce soit dans les campagnes. Le bois est gratuit en brousse et il est très difficile de contrôler qui fait quoi compte tenu de l'étendue du pays. Certes, impliquer les populations rurale dans la gestion du bois fonctionne bien lorsqu'il s'agit de les former à la gestion d'une activité génératrice de revenus, mais dans les coins plus isolés et dans les petit « hameaux », le bois reste la principale source d'énergie et le taux de pauvreté dans ces régions ne permet tout simplement pas d'envisager de faire payer le peu d'énergie qu'ils utilisent.
L'élaboration des SDA en bois énergie a confirmé que certaines zones du Mali ont déjà entamé leur capital forestier, en ce sens que le prélèvement de bois énergie pour l'auto-consommation locale et l'exportation vers les villes y dépassent, et parfois très largement, la capacité de régénération naturelle des formations forestières. Pour que ça puisse changer, il faut en plus d'une gestion rationnelle des ressources naturelles, pouver maîtriser les équipements et l'énergie.
Des associations et des entreprises mènent déjà sur le terrain ce type d'actions. |
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- équipements économes en énergie traditionnelle
foyers et fourneaux améliorés
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- biogaz
- biocarurant pour plateforme multifonctionnelle
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- combustibles de substitution au bois-énergie comme les agglo-briquettes à base de résidus végétaux |
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Préparation du tô à l'aide du foyer amélioré Taré lors de la quinzaine de l'environnement, Bamako |
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Visite de l'atelier Katéné kadji à Bamako - étape de finition des foyers Sewa |
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Agglo-briquette de tige de cotonnier - Visite de l'atelier de Biomasse Mali à Bamako |
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Cependant, ces alternatives restent trop peu nombreuses et trop discrètes ... |
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Le pays Dogon… découverte de 3 jours avec Aly |
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Une histoire qui a commencée il y a quelques siècles … C’est l’histoire de 4 frères mandingues animistes refusant l’islamisation. Ils décidèrent de fuir leur région pour s’installer dans cette autre contrée dont ils avaient entendu parler, loin de tout, où des peuples animistes vivaient sur une falaise à l’abri des agressions. Ils choisirent chacun une femme afin de construire une nouvelle vie et partirent vers la falaise … c’est ainsi que naquit la culture Dogon…
3 peuples cohabitèrent : les telems et les pigmées déjà présents et vivant de la cueillette et de la chasse, les dogons amenant l’élevage et l’agriculture. Ces derniers coupèrent les arbres pour pouvoir cultiver, privant les pygmées de leur ressources élémentaires. C’est ainsi que les pygmées partirent plus au sud, en Afrique centrale, pour retrouver la forêt.
Aujourd’hui, le territoire Dogon se situe autour de la falaise de Bandiagara qui s’étend sur environ 250 kms. Des villages sont éparpillés sur le plateau, en bas de la falaise et dans la plaine. Les premiers Dogons s’étaient installés avec les Telems dans ces villages emblématiques accrochés aux parois de la montagne afin de se protéger des envahisseurs. Il ne reste à ce jour que des cases et des greniers vides, et les parois de la falaises étaient utilisés et le sont toujours comme sépultures.
 La culture Dogon … |
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La casa palabre ou toguna. Elle est constituée de 9 piliers représentant les 4 couples d’ancêtres, et le génie d’eau pour le 9ème. Le toit fait de bois et de roseaux montre par son épaisseur la richesse du village, du quartier ou du propriétaire. La casa palabre est basse de plafond. C’est un endroit où se réunissent les hommes pour parler des affaires du village et non pas un lieu pour hausser la voix ou se battre, impossible donc de se tenir debout et d’élever la voix. Elle sert aussi de lieu de jugement et si une personne accusée se dit non coupable, un médicament est pris dans la maison des fétiches et donné à la personne soupçonnée. Si la personne meure c’est qu’elle avait mentie, si elle vit c’est preuve de vérité.
Le chef spirituel, le hogon. Comme beaucoup de choses en pays Dogon, les chefs spirituels disparaissent. Aujourd’hui, seulement 5 chefs spirituels sont encore là. Les jeunes ramenant avec eux la culture occidentale, les mentalités changent, il est difficile d’être chef spirituel car cela implique beaucoup de sacrifices, de rigueur et de responsabilité pour peu de confort.
Il faut être pur et sincère pour pouvoir être chef spirituel, ceux qui le font par appât du gain ou du pouvoir, ou qui simplement ne sont pas assez « impliqués » subiront le courroux des esprits.
Le hogon ne se lave qu’une seule fois / an le reste de l’année c’est un serpent qui le lèche pour le laver. Au quotidien, sa nourriture est goûtée avant chaque repas par une tortue. Si elle mange, le chef peut manger, si elle ne mange pas, il ne peut pas.
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L’histoire du renard
Dans le village de Kodougou, l’animal emblématique est le renard. Dans le passé, il venait tous les jours discuter avec le chef spirituel du village et le conseillait sur les problèmes que celui-ci pouvait rencontrer. Le chef suivait avec application les conseils de cet animal devenu son ami. Un beau jour, la femme du chef lui réclama comme dîner le renard. Le chef refusa fermement ce qui entraîna une dispute dans le couple. A la visite suivante, le renard qui lit dans les pensées et connaît l’avenir, signifia au chef que par sa faute et ses venues, il avait semé le trouble et la discorde au sein de son couple. Désormais, le renard explique qu’il ne viendra plus dans la maison, que le chef ne devra plus parler de leurs conservations avec sa femme, et qu’ils communiqueront par tableaux dessinés sur les sols en forêts. Il veut que le couple se réconcilie. Depuis ce jour, le chef pour « punir » sa femme, décida qu’ils feraient chambre à part. Il continuera de communiquer avec le renard dans la forêts mais pas aussi souvent qu’avant.
Le hogon .. un guérisseur également. Les gens viennent le voir pour se faire soigner « gratuitement ». Le chef ne veut pas d’argent mais la « coutume » veut que chacun aille ensuite déposer quelque chose secrètement dans une des cavité de la maison gana (la maison du chef).
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Compartimentation du grenier de la femme |
Les greniers à céréales. Autrefois et aujourd’hui encore, homme et femme possède chacun son grenier. Une construction en banco surélevée pour qu’elle ne prenne pas l’humidité. Il est interdit pour l’homme de rentrer dans celui de la femme et vice-versa.
Le grenier de la femme est divisé en 4 parties à l’intérieur où elle peut mettre différentes céréales, condiments, … et en son centre une partie réservée pour mettre ses objets de valeur (bijoux généralement). Chacun gère son grenier. L’homme donne à la femme et tous les 5 jours une petite part de céréales qu’il prend dans son grenier, afin qu’elle puisse assurer les repas quotidiens de la famille. Charge à elle ensuite d’agrémenter les plats en utilisant les condiments ou légumes qu’elle aura dans son grenier. Son grenier contient le fruit de son travail et représente en quelque sorte sa banque et lui permet de faire son petit commerce. |
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Une vie difficile … Cette culture Dogon a tendance à disparaître. Outre le problème de pillage des objets par des collectionneurs ou touristes avides de reliques, la vie est difficile est trop rigoureuses pour les jeunes ou les femmes.
Les maisons rondes que l’on peut voir dans chaque village sont destinées aux femmes qui ont leur règle et qui doivent s’y isoler pendant cette période.
Beaucoup de jeunes refusent cette vie et vont s’installer dans la plaine où les conditions sont beaucoup plus douces.
C’est le cas du village de Kosongou, le premier village que nous avons visité. C’est un village de falaise que nous avons rejoins par le haut depuis le village que l’on appelle Kosongou-Lei (le haut). De ce point de vue, il était flagrant de voir un nombre impressionnant de maisons abandonnées ne laissant au paysage qu’un mur de cailloux à moitié effondré. Aly nous explique que les gens sont partis progressivement de ce village de falaise. Au début, ce sont les femmes qui ont demandé à ce qu’un nouveau village soit construit pour elles (c’est aujourd’hui Kosongou-Lei). La vie était vraiment trop difficile pour elles. Par exemple, dès leurs premières règles, elles devaient à jamais marcher pieds nus. Puis les jeunes sont descendus s’installer dans la plaine.
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