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| Carnet de rencontres | ![]() |
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Ousseini, un passionné d'oiseaux | ||||||||
| Lieu : Oursi , nord du Burkina dans le Sahel | |||||||||
| Type initiative : individuelle | |||||||||
| Domaine : protection des oiseaux | |||||||||
| Voir l'article | |||||||||
Association GINGO IR Bahama , Association la nature c'est la vie, BP03 GOROM GOROM, P/Gudalan BF, E-mail = oussalou@yahoo.fr , |
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APAF (Association Pour la Promotion de l'Agroforesterie et de la Foresterie) | ||||||||
| Lieu : Koudougou, centre du Burkina | |||||||||
| Type initiative : associative | |||||||||
| Domaine : agroforesterie | |||||||||
| Voir l'article | |||||||||
| Association Pour la Promotion de l'agroforesterie et de la Foresterie BP03, GOROM, B.B 322 Koudougou BF , E-mail = apaf2005yahoo.fr | |||||||||
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Ferme école de latian de Patrick PEYRON | ||||||||
| Lieu : Latian, sud du Burkina près de Sapoui | |||||||||
| Type initiative : individuelle | |||||||||
| Domaine : agriculture et éducation | |||||||||
| Voir l'article | |||||||||
Patrick PEYRON 01 BP 5582 OUAGADOUGOU E-mail = asbd@fasonet.bf |
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| Ousseini, un passionné d'oiseaux | |||||||||
L'histoire d'Ousseini est très belle. Dès son plus jeune âge, il se passionne pour les oiseaux et la nature . c'est un contemplatif. Il passe de longues heures au bord de la mare d'Oursi à observer les oiseaux qui y vivent. Bénéficiant du statut de fils du chef du village, il assiste tristement aux rencontres entre les chefs de la province, dont Oursi est le plus grand village, lors desquelles, beaucoup de ces oiseaux sont offerts pour des rituels et des sacrifices. Un jour lors d'une de ces réunions, un chef voisin offre à son père un oiseau. Bien sûr l'oiseau est mort, mais Ousseini est intrigué par le petit bout de métal accroché à sa patte, il le récupère et le garde précieusement. Quelques années plus tard, il apprendra que c'est un ornithologue chypriote qui avait bagué ce marabout. Ousseini décida de lui écrire. C'est décidé, il sera lui aussi ornithologue et passera sa vie à observer et protéger ces oiseaux qu'il aime temps. Il part faire sa secondaire à la capitale, puis revient se former pendant 2 ans dans la région d'Oursi et pour repartir 1 an au Cameroun. Ousseini travaille depuis 5 ans et à 28ans il est le gardien officiel de la mare d'Oursi et de ses oiseaux. Il travaille à Ouagadougou avec Georges Henri Oueda, de l'association Naturama, un ornithologue reconnu qu'il considère comme son maître et, est aujourd'hui en passe de devenir un acteur discret mais des plus actifs de sa région voire même du Burkina. Des initiatives pour faire bouger les choses et des projets pleins la tête Ousseini a monté son association " GINGO IR Bahama". Seul et à son échelle, il s'engage dans d'autres combats . Il sensibilise les villageois d'Oursi au ramassage des déchets et au recyclage des sachets plastiques qui engendrent une vraie pollution visuelle et détériorent l'écosystème des oiseaux. Pour cela, il a acheté et distribué quelques sacs de ramassage à ses propres frais, un seul de ses sacs vaut 100 F cfa ce qui paraît bien dérisoire (environ 1 franc français) mais qui constitue pour les villageois un véritable pécule (l'équivalent d'un bon plat de riz, chaud et servi dans un boui-boui). Il se bat aussi pour une meilleure intégration des mères célibataires en les formant au jardinage et en créant un espace qui leur est spécialement réservé. Il sensibilise à l'utilisation et à la construction de foyers améliorés en banco, il fait ainsi « tourner » de maison en maison un foyer amélioré transportable pour que les villageois expérimente eux-même les économies de bois possible. Il lutte contre l'érosion en plaçant des diguettes anti-érosives. Sur le plan de la santé, il monte une mutuelle pour payer les ordonnances, le principe est une adhésion (500 F cfa) + cotisation (100 F cfa/mois) ce qui permet d'avoir de l'argent de côté pour les adhérents en cas de besoin. Il fait tout ça pratiquement seul, ne réclame rien à personne . il le fais simplement parce qu'il est convaincu que c'est juste et très important.. |
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| L'APAF (Association Pour la Promotion de l'Agroforesterie et de la Foresterie) | |||||||||
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Claver, Daniel, Siberi Harouna et Alexandre sont quatre jeunes garçons que l'on a rencontré au gré du hasard et qui sont plein d'enthousiasme. Ils sortent tous les quatre d'une école agricole. Ils ont montés une association pour promouvoir une agriculture qui concilie écologie et efficacité (meilleur rendement) en utilisant l'agroforesterie et plus particulièrement les arbres fertilisants.
C'est lors d'une formation d'un an effectuée au Togo, où l'agroforesterie y est pratiquée depuis une vingtaine d'années, qu'ils se sont spécialisés dans l'art et la manière d'utiliser les essences locales dans l'agriculture. Ils sont ainsi revenus au pays avec un bagage technique solide et des objectifs bien définis : rencontrer les agriculteurs de la région et les sensibiliser au remplacement des engrais chimiques par un nouveau mode de production utilisant des essences locales et naturelles. Le but est d'enrichir les sols et d'améliorer ainsi la production tout en préservant la Terre, cette terre nourricière dont ils ont tant besoin. former des conseillers de terrain qui relayerons à leur tour aux agriculteurs ces nouvelles techniques. Principe de l'association . Ils sont bien évidement bénévoles. La cotisation de 500 F cfa / an qui est demandée aux adhérents de l'association (à ce jour une quarantaine) va permettre d'acheter les premières semences pour les agriculteurs. Une fois les premières semences mises en terre, et les premiers arbres poussés, il suffira de laisser faire la nature . les graines se replantant d'elles-mêmes ou possibilité à l'agriculteur de les mettre en pépinière. Leur besoin le plus urgent est bien sur de l'argent pour pouvoir fournir aux agriculteurs le matériel de base (semences, pelle, seau, .). Ils cherchent donc à faire connaître leur initiative. Ils sont convaincus que l'avenir de l'agriculture dans leur pays passe par l'agroforesterie. A côté de cela, ils oeuvrent et luttent également contre la déforestation en sensibilisant et en plantant des arbres. Des idées pleins la tête mais chaque choses en son temps . L'association qui est à ses débuts est très motivée. Claver, Daniel, Siberi Harouna et Alexandre viennent de recevoir leur récépissé mais ils n'ont pas attendu ce papier pour commencer leur démarche. Il ne s'agit pas d'imposer une nouvelle méthode aux agriculteurs mais de leur proposer une solution « alternative » qui marche. Le plus difficile est de convaincre les agriculteurs, qui restent souvent septiques devant une solution qu'ils ne connaissent pas ou qu'ils n'ont jamais vu fonctionner. Il faut donc leur montrer que la plantation d'arbres fertilisants peut réellement enrichir le sol et améliorer la production. D'où la nécessité de faire des essais pour montrer que ça marche !. Ils sont encore en phase d'expérimentation. Ils testent différentes essences locales afin de trouver celles qui s'adapteront le mieux au climat et au sol Burkinabé. Ils sont sur la bonne voie : un essai de plantation d'arbres fertilisants a été mis en place il y a 3 ans dans une parcelle de céréales. Aujourd'hui les arbres ont poussé et les productions et rendements de céréales ont été améliorés : le sol s'est donc bien enrichi. Reste maintenant à passer à quelques chose de plus conséquent ! Sur le terrain . Les agriculteurs devront investir dans du matériel et changer leur façon de travailler .. et s'il est vrai que l'agroforesterie demande plus de travail qu'une agriculture traditionnelle, idée difficile à faire passer si elle est amenée comme ça, ils mettent en avant que cette nouvelle façon de travailler engendre à moyen terme plus d'argent et une autonomie plus grande pour l'agriculteur : il pourra faire ses semences grâce à une pépinière, aura du bois de chauffage ou de cuisson en quantité et pourra manger sa production avec l'abandon de la monoculture, économisera sur l'achat des engrais, pourra vendre une production plus conséquente et de meilleure qualité. |
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| La ferme de Latian avec Patrick PEYRON | |||||||||
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Perdue en pleine brousse, à une centaine de kilomètres de la capitale en direction du sud, la ferme école de Latian. Ce fut la seule « vraie » ferme que nous avons pu voir au Burkina avec un vrai cheptel, du matériel et une production digne de ce nom ... Nous avons eu la chance de passer 2 jours sur le site en compagnie de son fondateur, Patrick Peyron, ingénieur agronome d'une quarantaine d'années, qui après avoir pas mal bourlingué et travaillé à l'étranger, s'est installé au Burkina il y a une dizaine d'années. FonctionnementCette ferme est destinée à la formation de nouveaux « agriculteurs ». Elle accueille une vingtaine d'apprentis (souvent en couple) qui, à la différence de ce qui se pratique dans le reste pays (voir article sur le travail au Burkina), sont rémunérés, permettant ainsi aux apprentis de subvenir à leur besoin et à ceux de leur famille. C'est Patrick qui dirige la ferme école, avec l'aide précieuse de 2 salariés dont Loukmane son bras droit qui est avec lui depuis le début de l'aventure, commencée il y a maintenant 5 ans. La formation s'étale sur 1 an ½ avec au bout la possibilité de se voir attribuer une concession de quelques centaines de m² dans le voisinage de la ferme, avec en plus quelques outils, quelques volailles et une ou deux vaches, ce qui est pour un jeune agriculteur un vrai privilège pour démarrer. Parti de rienSi nous revenons 5 ans en arrière, à l'endroit où aujourd'hui on peut observer une grande activité, il n'y avait rien. C'était juste un coin perdu de brousse en friche et difficilement accessible. Si Patrick a choisi ce terrain, c'est parce qu'il bénéficiait d'un oued assez proche espérant ainsi trouver de l'eau peu profonde en différents endroit . Il s'y installe avec toute sa famille et l'intention d'y construire une ferme autonome à la manière traditionnelle. Après un long et harassant travail de défrichage (sans brûlis), il construit les premiers bâtiments avec des matériaux locaux. 5 ans plus tard après de nombreux efforts et des litres de sueur perdus, le résultat est impressionnant. Après avoir accueilli ses premier étudiants il y a 3 ans, la ferme est vraiment conséquente, un véritable cheptel de vaches, de chèvres, de poules, et des cultures aussi diverses que variées, un jardin, des pépinières, des puits, de la spiruline . Le travail a réellement porté ses fruits, et c'est avant tout ce que Patrick veut apprendre et communiquer à ses élèves. Après avoir lui-même réalisé sa ferme, il veut transmettre à d'autres la conviction qu'avec du travail assidu, cette terre pourtant si pauvre peut produire. De multiples problèmes. La volonté de Patrick est également d'enseigner la gestion de l'exploitation, gestion de l'argent, des stocks, du travail, du calendrier et c'est sur ces aspects là que les difficultés se font sentir. Un des problèmes se situe au niveau de la « rémunération », car elle est souvent dépensée en quelques jours, en bières, en jeux d'argent ou envoyée à la famille lointaine. Et certains n'hésiterons pas ensuite à venir réclamer à Patrick un prêt d'argent. L'autre gros problème est l'assiduité au travail, les Burkinabés ont du mal à comprendre la nécessité de travailler tous les jours pour le bien de leur exploitation, les journées sont épuisantes et le repos est rare car pour que le système fonctionne, il faut une présence quasi permanente à la ferme, 7 jours sur 7 pendant les périodes fastes. Il s'est ainsi heurté à un véritable problème culturel difficile à appréhender. Les jeunes gens ne veulent pas se « tuer » au travail et il est difficile de leur faire comprendre la nécessité d'un effort constant et assidu. Mais comment forcer les gens à travailler s'ils n'en n'ont pas vraiment envie, et en a-t on vraiment le droit ? Pouvons nous leur reprocher de ne pas avoir ce goût ou cette « maladie » du travail s'ils ne se plaignent pas de leur misère ? Car oui ils sont pauvres, oui ils ne mangent pas toujours à leur faim mais il est très rare de les entendre se plaindre de leur sort, ils l'acceptent (ou plutôt le subissent) . Ainsi va la vie !! . comme ils disent si bien et toujours avec le sourire. Ils vivent au jour le jour et la vision d'une récompense à long terme ne les touche pas, ils attendent le lendemain, préférant profiter des moments présents qui leur sont offerts et on peut les comprendre car l'avenir qui se présente à eux, même avec beaucoup de travail, n'est pas forcement rose. Alors que les amis sont toujours là, prêts à plaisanter et à profiter. On peut donc un peu mieux expliquer (sans peut être trop la comprendre en tant qu'Occidentaux) , la mini révolte des apprentis qui a eu lieu à la ferme ces derniers mois . les apprentis revendiquant des conditions de travail trop rudes : trop de travail, du travail tous les jours . se considérant même comme exploités, et allant jusqu'à se mettre en grève et à porter plainte auprès du préfet. Le coup porté au moral de Patrick fut rude et sévère, et il fut obligé de tout remettre en question..Nous espérons que depuis, les esprits ce sont calmés et que le travail a repris . Un autre problème d'ordre « culturel » est le cas de la vente des yaourts au marché qui se fait « traditionnellement » ou « culturellement » par les enfants . En demandant à ses apprentis d'aller vendre eux-mêmes les yaourts fabriqués et produits avec le lait des zébus de la ferme, Patrick s'est confronté tout d'abord à des refus. Puis, après différentes discussions, les apprentis n'ont eu d'autre choix que d'aller vendre au marché leur yaourts . mais beaucoup les « rachetaient » avec l'argent de la rémunération ou revenaient avec prétextant qu'ils n'avaient pas réussi à les vendre. Des cultures diversifiées et de bons résultats Malgré ces déboires, la ferme école n'en reste pas moins une réussite, et le travail accompli en impose vraiment, on ne peut que rester admiratif devant tout ce que la ferme produit. Les anciens élèves s'en sortent pour la plupart plutôt bien, et l'exploitation est un beau modèle à suivre. Voici une liste non-exhaustive de toutes les activités de la ferme : Les culturesHaricots, arachides, patates douces, ignames, aubergines, chou, oignons, papaye, bananiers, mil, sorgho, petit mil, riz, maïs, anacardier (en prévision), oseille (même famille que le bissap mais rose clair), fruits et légumes pour améliorer le quotidien, pépinière ... |
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Elevage
Chèvres, moutons, poules, pintades, zébus, quelques ânes pour les travaux
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Produits de la ferme et autres... * yaourts à partir du lait de zébus, sachets conservés dans les canaris à l'ombre. Jusqu'à 72h pour les écouler. Présure = plante naturelle. ... * miel - ruches ... * sirop de bissap à partir de la fleur d'hibiscus séchée ... * savon à partir du beurre de karité ... * spiruline : une installation artisanale : 2 bassins d'élevage d'algues alimentées et brassées par des moteurs électriques alimentés par des panneaux solaires. ... * pain ... * fosses fumières - fosses à compost (tous les 15 jours arrosées + retournées) |
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Et des idées pleins la tête comme ... * la fabrication de fromage qui pourrait marcher mais il faudrait trop de lait donc le coût de revient serait beaucoup élevé et le produit fini beaucoup trop cher pour les locaux. Il faudrait peut être alors penser à se tourner vers la vente sur commande aux touristes. ... * tissage avec le coton produit pour faire valoir un savoir traditionnel qui tend à se perdre ... * distribution d'un mélange de spiruline + bouillie de sorgho pour lutter contre la malnutrition des enfants du village. Des boulettes distribuées gratuitement |
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